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Octobre 2003
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Conseil Municipal
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119 - QOC 2003-793 Question de M. Eric AZIÈRE et des membres du groupe Union pour la démocratie française à M. le Maire de Paris concernant le mode d'organisation de l'opération "En ville sans ma voiture"

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2003


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur AZIÈRE, vous avez la parole pour une question à M. BAUPIN.
M. Eric AZIÈRE. - Le lundi 22 septembre, il y a tout juste un mois, la Ville de Paris a connu une nouvelle édition d'une journée sans voiture "ma ville sans voiture", qui fut en fait une longue journée d'embouteillages. En limitant l'espace de circulation pour les voitures, on a organisé et obtenu un goulet d'étranglement qui, loin d'améliorer la fluidité du trafic à Paris, a donné lieu à des encombrements exceptionnels. 50 % des Parisiens n'ayant pas de voiture, ce sont donc les salariés habitants de la banlieue parisienne qui ont été ce jour-là les plus pénalisés dans leurs transports professionnels, alors que les Parisiens, au travail un lundi pour la plupart, n'ont pas pu profiter comme on aurait pu l'espérer de cette initiative pourtant intéressante.
Ce ne fut peut-être pas un succès populaire, néanmoins il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Pourquoi cette journée n'est-elle pas choisie un jour férié, un jour de week-end, ce qui permettrait d'en supprimer les inconvénients et d'en augmenter les avantages pour le plus grand nombre ? Pourquoi, afin d'harmoniser les effets positifs de cette politique d'un jour, ne pas l'organiser dans le cadre d'une intercommunalité, avec les autres villes de la communauté parisienne, plutôt que se coordonner avec les grandes villes du monde entier, et associer ainsi de façon intelligente, concrète et simultanée l'année prochaine toute la banlieue parisienne à cette journée ?
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Monsieur BAUPIN, vous avez la parole.
M. Denis BAUPIN, adjoint. - La journée "en ville sans ma voiture" est une opération initiée par le Ministère de l'Ecologie depuis 1998 et qui a lieu tous les ans le 22 septembre et évidemment une fois sur sept cela tombe le lundi. Le but de cette journée, c'est à la fois de faire de la sensibilisation et en même temps de mener des opérations de simulation de ces journées sans voiture. C'est aujourd'hui une journée fixée à l'avance, mais on peut imaginer qu'avec la multiplication des pics de pollution, il faudra peut être à l'avenir mettre en place des journées sans voiture, cette fois-ci pour des raisons de santé publique et pas simplement pour faire de la sensibilisation. L'objectif d'une journée comme celle-là est aussi d'expérimenter.
Cette année, la grosse différence avec les années précédentes, ce n'est pas que cela tombait un lundi parce qu'elle avait déjà eu lieu en semaine, c'est surtout qu'il n'y a pas eu d'action ministérielle, à la différence des premières opérations "en ville sans ma voiture". Il n'y a eu quasiment aucune communication de la part du ministère et c'est bien cela le problème.
Au niveau d'une agglomération dense comme l'agglomération parisienne, il est très important que la majorité de la population soit informée d'une telle journée. La Ville de Paris a mis en place des dispositifs d'information plusieurs jours à l'avance en direction des automobilistes et des Parisiens. Mais sans doute beaucoup de nos concitoyens habitant en banlieue ont raté l'information.
Je précise quand même que la majorité des habitants de banlieue qui viennent travailler à Paris viennent en transports collectifs, contrairement à ce que votre question pourrait laisser penser.
Il est clair que si l'année prochaine et les années à venir le ministère de l'Ecologie ne reprend pas réellement cette opération et n'en fait pas une question nationale, nous aurons beaucoup de mal à faire que cette opération ait réellement le sens qu'elle devrait avoir. Cela dit, pour vous répondre sur la question du travail avec les communes riveraines, des opérations conjointes sont menées. Il y en a eu l'année dernière, il y en a eu cette année, par exemple avec la ville de Clichy.
Mais il est clair que pour qu'une journée comme celle-là ait réellement un sens, il faut que cette opération prenne plus d'envergure qu'elle n'en a eue cette année.
M. Eric AZIÈRE. - La Ville de Paris nous avait habitués à une meilleure communication à l'occasion de ses opérations comme "Paris-plage", "Nuit-blanche"... Je ne pense pas que la Ville de Paris ait besoin du soutien de la communication d'un ministère pour communiquer. L'argument me semble un peu confortable plus que sérieux.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.