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Octobre 2003
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Conseil Municipal
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25 - IV - Question d'actualité du groupe du Mouvement républicain et citoyen à M. le Maire de Paris relative à l'avenir de l'hôpital Rotchshild

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2003


M. LE MAIRE DE PARIS. - Je passe à la question d'actualité du groupe M.R.C. C'est Mme CAPELLE qui a la parole.
Mme Liliane CAPELLE. - Merci, Monsieur le Maire.
Depuis 1996, date à laquelle le rapport Pèlerin définissant les nouvelles missions de l'hôpital Rotchshild a été accepté, tous les acteurs de la transformation de cet hôpital en un pôle de rééducation et de gériatrie, ont travaillé sur un point d'équilibre permettant de satisfaire aux besoins de la population, en particulier prise en charge des personnes âgées, mais aussi s'intégrant dans l'ensemble des missions de l'A.P.-H.P., service de maternité, de rééducation, des brûlés.
Un consensus a été trouvé dans la douleur, je le rappelle, et inséré dans le plan 2001/2004 des hôpitaux de Paris et validé par le Conseil d'administration. Un groupe de pilotage a été constitué et les nombreuses consultations, réunions, auditions de personnalités ont permis de définir un programme et un calendrier.
Un marché de définition a été ouvert et les cabinets d'architecture retenus sont dans les dernières phases de leurs propositions. La nouvelle direction générale, par le biais du G.H.U.EST, semble vouloir remettre en cause tout ce travail et ces orientations. Le motif avancé est d'écourter la durée des travaux. Mais je rappelle qu'une des exigences du cahier des charges était justement que l'hôpital puisse continuer, pendant la durée des travaux, à fonctionner normalement et, en particulier, la maternité et le service des brûlés de chirurgie plastique qui, je vous le rappelle, n'ont, pour l'instant, aucun autre lieu pour les accueillir : Trousseau n'est pas prêt, Saint-Louis non plus.
Dans la conjoncture actuelle, au moment où la directrice générale, appliquant la lettre de cadrage du Gouvernement, annonce 240 millions d'euros d'économie, on peut s'interroger sur l'exacte intention de cette décision prise sans concertation alors que les G.H.U. nous avaient été présentés comme instance d'information et de coordination.
Aussi bien que moi, vous savez qu'une fermeture, présentée comme provisoire, risque bien de nous mettre devant le fait accompli d'une fermeture définitive, car c'est toute l'organisation des soins qui est remise en cause avec inéluctablement le départ des personnels et des médecins. Je ne fais que retracer là l'inquiétude particulièrement vive, non seulement des élus mais de toute la population de tout un secteur de l'Est parisien.
Je vous remercie.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci, Madame CAPELLE.
M. Alain LHOSTIS a la parole.
M. Alain LHOSTIS, adjoint. - Vous avez rappelé la genèse de cette affaire et j'étais à l'époque déjà membre du Conseil d'administration de l'Assistance publique et j'avais contribué, avec d'autres, à trouver une solution. J'ai immédiatement, face aux bruits qui ont couru à la fin de la semaine dernière, confirmé que le plan stratégique avait repris en février 2002 les engagements qui avaient été adoptés en 1996. J'ai donc également rappelé que le bon déroulement de la reconversion, conformément aux différentes étapes du calendrier prévu, conditionne, par ailleurs, la réussite d'importantes opérations sur d'autres établissements de l'Assistance publique.
Je me suis personnellement impliqué pour que ces conditions relatives, en particulier, à l'ouverture d'une nouvelle maternité à l'hôpital Armand Trousseau, et au centre des brûlés de l'hôpital Saint-Louis, dont le calendrier dépend étroitement du respect des étapes prévues pour la reconversion sur Rotchshild, puissent se réaliser dans des délais raisonnables. J'ai donc interrogé la directrice générale suite à la question que vous avez posée, et les éléments de réponse qui m'ont été fournis sont les suivants : "le projet concernant l'hôpital Rotchshild n'a pas pour objet de fermer cet établissement. La reconversion de Rotchshild, prévue par le plan stratégique début 2004, sera, comme l'a récemment réaffirmé Alain LHOSTIS, mise en oeuvre par l'A.P.-H.P. Les études en cours visent, d'une part, à accélérer la réalisation de cet objectif, d'autre part - je ne sais pas exactement ce que cela signifie, mais je vous le livre comme il m'a été dit - à envisager, dans un souci de réponse à un besoin de santé publique, les possibilités d'augmenter sur le site le nombre de places de soins de suite et de réadaptation qui font actuellement cruellement défaut à Paris".
Je serais attentif avec votre aide aux suites qui seront données à ce dossier. Notre inquiétude reste en partie, même si les assurances que je viens de vous transmettre peuvent apaiser, peut-être, vos craintes.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci.
Madame CAPELLE ?
Mme Liliane CAPELLE. - Mes craintes peuvent être apaisées sur le but, mais simplement vous savez bien que quand on veut fermer un établissement on fait partir le personnel. Comment fait-on partir le personnel ? En faisant couler l'établissement. Or, s'il y a une fermeture provisoire, ne serait-ce que de six mois ou un an, les personnels partiront et après on nous dira : nous avons toujours le projet, mais la réouverture n'est pas possible parce qu'il n'y a pas de personnel. C'est ce que nous vivons ailleurs dans un centre psychiatrique et c'est la crainte. Je voudrais que Mme la directrice générale nous dise précisément comment elle envisage d'accélérer les travaux, mais sans qu'il y ait la moindre fermeture durant les travaux de l'hôpital Rotchshild.
M. Alain LHOSTIS, adjoint. - Il serait impensable de fermer la maternité de Rotchshild sans alternative dans Paris. On manque déjà de place.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Je vous ai laissé intervenir, Monsieur LHOSTIS, mais théoriquement on continue à travailler sur ce dossier. Il n'y a pas de divergence d'appréciation entre vous.
M. Alain LHOSTIS, adjoint. - Je veux simplement préciser que les enjeux sont énormes.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Si on veut avoir un débat plus long là-dessus associant tout le monde, il faut l'avoir autrement que sur une question d'actualité incluant tout le monde.
Merci tous les deux.