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Fevrier 2009
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Conseil Municipal
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2009, Vœu déposé par le groupe communiste relatif au relogement des familles de la rue de la Banque.

Débat/ Conseil municipal/ Février 2009


 

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Nous examinons à présent le v?u référencé n° 43 dans le fascicule déposé par le groupe communiste, qui a trait au relogement des familles de la rue de la Banque.

La parole est à M. le Président BROSSAT.

M. Ian BROSSAT. - Merci, Monsieur le Maire.

Ce v?u porte en effet sur le relogement des familles de la rue de la Banque. Vous savez que, contrairement à ses engagements, l'Etat n'a pas relogé les familles de la rue de la Banque dans le 2e arrondissement. L'Etat ne l'a pas fait, alors même que la Ministre de Logement avait conclu un accord avec leurs représentants en décembre 2008, ce qui fait qu'un nouveau mouvement est apparu rue de la Banque.

Ce v?u vise à ce que le Maire de Paris interpelle la Ministre du Logement sur le décalage qu'il y a entre les engagements qui avaient été pris et la réalité du relogement des familles de la rue de la Banque qui tarde terriblement.

Je vous remercie.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Merci, Monsieur le Président.

Pour répondre, la parole est à M. Jean-Yves MANO.

M. Jean-Yves MANO, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.

Monsieur BROSSAT, je constate comme vous que l'Etat, qui s'est peut-être précipitamment engagé sur un chiffre extrêmement important de relogement, sur une ligne déterminée, sur le territoire parisien, est en difficulté.

Je le regrette et nous soutiendrons les familles vis-à-vis de l'Etat qui n'a pas respecté ses engagements.

Mais, en même temps, je pense qu?il y a là - et c'est la démonstration - des engagements peut-être irrationnels, que je considère qu'il n'est pas souhaitable de suivre, car effectivement, si les uns et les autres sont légitimes dans leur démarche de défendre des familles, il ne me semble pas de bonne procédure et de bon procédé d?accepter de recevoir un certain nombre de listes pour reloger des gens super-prioritaires quand on a 100.000 demandeurs.

Je crois que la Ville de Paris a engagé des débats sous une forme différente et, par la politique que nous menons, qui rend visibles nos priorités notamment de relogement de l'insalubrité, notamment de relogement des familles sorties des hôtels meublés par le "louez solidaire", démontre la capacité de la Ville de Paris à répondre aux attentes des organisations qui défendent les demandeurs, sans pour autant entrer dans le piège car, me semble-t-il, c'est un piège - de la liste prédéterminée.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Merci, Monsieur MANO.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u déposé par le groupe communiste assorti d'un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le v?u est adopté. (2009, V. 25).