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Fevrier 2009
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2009, Vœu déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif à l'attribution d'une aide d'urgence de 800.000 euros aux départements sinistrés du Sud-Ouest de la France frappés par la tempête. Vœu déposé par l'Exécutif.

Débat/ Conseil municipal/ Février 2009


 

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Nous examinons les v?ux n° 40 du groupe U.M.P.P.A. et n° 40 bis de l'Exécutif concernant les départements du sud-ouest de la France frappés par la tempête.

La parole est à M. Jean-François LEGARET, pour une minute.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Monsieur le Maire, la tempête qui s'est déclenchée le 24 janvier dans les régions Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon est une tempête de très grande ampleur qui a provoqué la mort de huit personnes, a dévasté ces départements, a porté une atteinte irréparable à la sylviculture, qui est un secteur particulièrement touché dans ces départements alors que c'est un secteur qui est déjà affaibli par la crise économique, et notamment la crise dans le bâtiment.

C'est une tradition de la Ville de Paris, qui honore notre Capitale, que de manifester sa solidarité lorsque de tels événements se produisent. Nous proposons donc qu?une aide financière d'urgence de 800.000 euros soit débloquée pour ces départements.

Je vois qu'un voeu n° 40 bis de l'Exécutif a été déposé.

Il est plein de bonnes intentions mais il n'articule aucun soutien financier. Je dirai que ce n'est pas conforme à notre tradition et je souhaite que l'on prenne dès aujourd'hui un engagement financier à l'égard de ces départements sinistrés.

Je vous remercie.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Merci, Monsieur LEGARET.

Pour vous répondre, la parole est à Mme Anne HIDALGO.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe. - Je remercie M. LEGARET d'avoir rappelé la tradition de notre Ville, la tradition est importante, mais le pragmatisme aussi.

Il se trouve que le Maire de Paris, connaissant bien un certain nombre de présidents de conseils généraux touchés par cette terrible tempête, les a appelés dès le lendemain, a pris contacts avec eux, a proposé bien sûr le soutien financier et logistique de la Ville. Les collectivités, les présidents des Conseils généraux notamment, et un certain nombre d'autres collectivités ont indiqué au Maire de Paris qu'elles souhaitaient arrêter leurs propres dispositifs de soutien aux communes sinistrées sur la base d'une évaluation précise des besoins exprimés, ce qui nous paraît d'ailleurs tout à fait pragmatique et intelligent. Sur la base de cette estimation, elles solliciteront l'aide de la Ville de Paris.

Donc, le voeu que je présente en substitution, je l'espère, si le groupe U.M.P.P.A. accepte de retirer le sien, exprime la volonté de Paris de s'engager de façon solidaire à l'égard des collectivités et des habitants qui ont effectivement subi des dommages considérables, dès lors que les besoins précis auront été évalués, à la fois sur l'aide financière d'urgence qui sera votée par le Conseil de Paris lors de la prochaine séance, et aussi en matière de soutien logistique.

Je demande à M. LEGARET de bien vouloir accepter le voeu que nous proposons, qui correspond aux échanges que le Maire a eus avec les différents présidents des collectivités concernées.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Merci, Madame.

Compte tenu des explications de Mme HIDALGO, est-ce que le groupe U.M.P.P.A. retire son v?u ?

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Nous le maintenons pour deux raisons. La première est que si la sollicitude du Maire n'était pas feinte, il aurait dû normalement en faire état dès l'ouverture de la séance comme c'est la tradition d?ailleurs.

Deuxièmement, si je comprends bien, le désaccord entre l?Exécutif et notre groupe porte sur un seul point, qui consisterait à considérer que nous avons raison trop tôt, ce qui nous arrive souvent. Nous sommes fiers d'avoir raison trop tôt et nous maintenons pour cette raison notre voeu.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe. - D'abord, le Maire présentera à l'ouverture de la prochaine séance la proposition de la Ville de Paris.

J'invite M. LEGARET, qui est quand même soucieux d'une bonne gestion des deniers publics, à appeler peut-être le président du Conseil général des Landes, et il entendra de lui-même l'accord qu'il a conclu avec le Maire de Paris, à savoir : évaluons d'abord et merci à la Ville de Paris d'être soucieuse, comme toujours, de la solidarité à la fois sur le territoire national et à l'extérieur du territoire national mais de façon très pragmatique.

Je vois que M. LEGARET s'intéresse beaucoup au Sud-ouest, nous aussi, mais nous le faisons pragmatiquement et raisonnablement, et en tenant compte de ce que nous disent nos collègues en responsabilité dans ces collectivités.

Je propose de voter contre le v?u de l?U.M.P.P.A.

M. Jean-François LAMOUR. - Arrêtez de ramer.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Merci, Madame.

Je mets aux voix, à main levée, le voeu déposé par le groupe U.M.P.P.A.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le voeu est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le voeu de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le voeu est adopté. (2009, V. 24).