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Fevrier 2009
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2009, Vœu déposé par le groupe "Les Verts" relatif au réseau d'eau non potable. Vœu déposé par l'Exécutif relatif à la demande d'une expertise sur les modalités de réhabilitation du réseau d'eau et d'un débat public préalable au scénario d'évolution qui sera retenu.

Débat/ Conseil municipal/ Février 2009


 

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Nous allons examiner les voeux n° 19 et n° 19 bis qui ont trait au réseau d'eau non potable.

Le voeu n° 19 a été déposé par le groupe "Les Verts" et le voeu n° 19 bis par l'Exécutif.

La parole est à M. Yves CONTASSOT pour une minute.

M. Yves CONTASSOT. - Nous avons voté la remunicipalisation de l'eau potable et nous nous en sommes félicités. J'espère, à la lecture de certains journaux de ce matin, que rien ne sera fait pour retarder cette mise en oeuvre.

En ce qui concerne l'eau non potable, j'avais dit lors de la précédente séance que le rapport qui avait été remis sur l'eau non potable était faux - je pèse mes mots - sur de nombreux points.

Pourtant, cela a été considéré comme base pour une nouvelle étude visant à justifier la suppression du réseau d'eau non potable. Lors de sa réponse au précédent voeu, Anne LE STRAT avait accepté, et je m'en étais félicité, qu'il y ait un suivi de ce dossier associant les différents groupes politiques. Cela étant, j'ai été obligé de constater que la DPE n'en a pas tenu compte en lançant son appel d'offres.

Le sens de ce voeu est de reprendre l'étude de ce dossier dans l'ordre. Il semble, à la lecture du voeu de l'exécutif, qu'il y a un accord sur cette méthode et sur ce principe. Je souhaite donc en avoir confirmation de la bouche d?Anne LE STRAT.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Pour vous répondre, la parole est à Mme Anne LE STRAT.

Mme Anne LE STRAT, adjointe. - Votre présentation en séance, cher collègue, est un peu plus soft que le voeu que vous avez déposé. Je comprends que cela soit un sujet d'importance. J'ai quand même eu le sentiment que cela tournait un peu à l'obsession. Lors du dernier grand débat sur la réforme de l'eau en novembre dernier, vous en aviez déjà fait votre sujet essentiel, à mon grand étonnement, en axant votre intervention sur l'eau non potable.

Il est vrai que ce voeu rentrera dans l'histoire par sa longueur, par les propos désobligeants, je suis désolée de vous le dire, que j'ai en effet assez mal pris pour les services d'abord, parce que vous ne pouvez pas attaquer aussi durement le travail des services. Vous pouvez ne pas être d'accord avec certaines positions ou certaines politiques défendues par la Ville depuis maintenant de nombreuses années sur l?eau non potable, mais vous ne pouvez pas être aussi désobligeant en vers les services. Vous ne pouvez pas non plus attaquer la Ville sur son manque de transparence, en tout cas, je le prends personnellement.

Je l?ai déjà déclaré et je le répète en séance : il y a évidemment une nécessité de concertation avec l'ensemble des groupes politiques. C'est d'ailleurs à mon initiative que d'autres adjoints, dont Denis BAUPIN et Fabienne GIBOUDEAUX, pourront être également impliqués sur ce dossier d'importance et présents lors de la prochaine réunion avec le Secrétariat général pour définir ce que devraient être les études et ce que devrait être la politique de la Ville en matière d'eau non potable.

Je n'ai pas suffisamment de temps pour répondre, et ce n'est pas l'objet, sur les différents arguments que vous défendez, qui en grande partie sont inexacts. Ce v?u est en effet assez interminable, comme vous le dites, et il fait des procès en suspicion, non seulement sur les services, mais aussi sur les producteurs d?eau potable, j'en déduis d'ailleurs implicitement sur "Eau de Paris". Vous parlez d'un manque de transparence alors que je me suis engagée à organiser un débat en Conseil de Paris d'ici la fin de l'année sur ce sujet, et je n'exclue pas une consultation publique pour définir ce que doit être la position de la Ville en matière d'eau non potable.

Le voeu de l'Exécutif qui vous est proposé porte justement sur de nouvelles études commandées par la Ville, notamment sur les nouveaux usages. Il n'a d'ailleurs jamais été exclu de travailler sur les nouveaux usages et il est totalement faux de dire que le bilan environnemental demandé, le bilan écologique, a été passé en catimini ; c'est la procédure normale adaptée par les services, et cela n'a rien à voir avec l'étude "SAFEGE", c'est justement pour avoir un complément d'analyse sur un point qui n'avait pas été analysée par l'étude "SAFEGE".

Je demande que ce voeu de l'Exécutif soit voté, mais je demande surtout qu'il y ait sur ce sujet un vrai travail avec l'ensemble des groupes, parce que, je suis désolée de vous le dire, quand on organise des réunions avec l'ensemble des groupes politiques sur les sujets de l'eau, malheureusement, ce ne sont pas "Les Verts" qui brillent le plus par leur présence. Je suis navrée de le dire.

M. Yves CONTASSOT. - Je n'en ai manqué qu'une !

Mme Anne LE STRAT. - Non ! Je souhaite qu'il y ait un engagement commun à ce que nous travaillions tous ensemble, avec les études déjà réalisées, avec les prochaines études commandées, et qu'il n'y ait pas de procès d'intention à l'encontre de la Ville, des services et sur son engagement à répondre aux enjeux posés par le service d'eau non potable.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Avant que nous ne passions au vote, je suis saisi d'une demande d'explication de vote du groupe U.M.P.P.A., et c'est à M. BERTHAULT qu'il revient de la prononcer.

M. Jean-Didier BERTHAULT. - Désolé de déranger dans ce débat entre un vert, une ancienne verte, un ancien adjoint, une adjointe actuelle.

J'avais prévu de faire cette explication de vote sur le voeu de M. CONTASSOT, et puisque l'Exécutif propose un autre voeu, je voudrais rappeler la position du groupe U.M.P.P.A., notamment dire à M. CONTASSOT que lorsqu'il était lui-même membre de l'Exécutif municipal, je pense qu?il n?aurait pas toléré de tels propos de la part de l?opposition sur son domaine de compétence. Je trouve effectivement que ses propos sont un peu caricaturaux.

En revanche, le groupe U.M.P.P.A., comme vous le savez et comme j'avais eu l'occasion de le rappeler lors du débat sur la remunicipalisation de la distribution de l?eau, est favorable au maintien d'un réseau d'eau non potable à Paris.

Je crois que, dans le v?u de l'Exécutif aussi - nous le voterons -, il serait bien d'aborder aussi un aspect chiffré, puisque c'est le principal élément qui pose encore problème, dans la mesure où l'on sait qu'aujourd'hui le coût de fermer ce réseau d'eau non potable ou de le réhabiliter totalement est à peu près identique.

Enfin, un dernier mot pour dire qu?on peut se faire plaisir en souhaitant que, d'ici l'automne 2009, il y ait une large concertation et un débat public. Simplement, sur des sujets aussi techniques, je crois qu'il faudrait commencer par un travail sérieux entre les représentants des groupes et les services techniques, avant d'engager un débat en direction de la population ou des associations, sur la base de perspectives budgétaires et techniques fiables.

Merci.

M. Bernard GAUDILLERE, adjoint, président. - Merci.

Le groupe "Les Verts" souhaite faire une explication de vote.

Je donne donc la parole à M. CONTASSOT.

M. Yves CONTASSOT. - Effectivement, Monsieur BERTHAULT, je n'aurais jamais toléré qu'on demande à des services de réécrire des documents pour des raisons politiques, je suis d'accord avec vous.

Je suis d?accord avec vous et chacun comprendra à quoi je peux faire allusion !

Par ailleurs, quand, sur le site de la Mairie de Paris, parce que certains maîtrisent mal les outils informatiques, on voit les versions successives apparaître, on voit ce qui a été supprimé...

Je vous invite à aller voir, c'est public. C?est public, ce n'est pas ma faute si certains maîtrisent mal les outils informatiques !

Ce n?est pas ma faute !

Quand on corrige des rapports, on fait en sorte de les corriger à toutes les pages et pas de laisser certaines pages faire apparaître des chiffres d'origine qui sont ensuite détournés.

Ce n?est pas ma faute ! Ce n?est pas moi qui ai corrigé.

Il y a le nom de ceux qui ont corrigé !

M. Jean-Didier BERTHAULT. - C'est grave ce que vous dites !

M. Yves CONTASSOT. - Ecoutez ! Je tiens à votre disposition ces documents, que vous avez reçus, Monsieur BERTHAULT, comme tout un chacun !

Et ce n'est pas Anne LE STRAT qui est en cause !

Qu'elle le prenne pour elle me désole !

Quand on parle d'obsession, qui a l'obsession de vouloir supprimer le réseau d'eau non potable ? Ce n'est pas nous.

M. Jean-Didier BERTHAULT. - Vous dites qu'il y a défaut sur le site Internet...

M. Yves CONTASSOT. - Je dis que des modifications sont intervenues...

Non, je n'ai pas parlé de faux !

J?ai dit qu'il y a des modifications qui font apparaître les versions successives et les suppressions qui ont été faites. Et qui sont politiques !

M. Jean-Didier BERTHAULT. - Falsification ?

M. Yves CONTASSOT. - Absolument pas ! Ce n'est pas une falsification, cela, c'est une évolution d'un dossier, Monsieur BERTHAULT !

Simplement, je me félicite, et je le dis, qu'on reprenne aujourd'hui les choses dans l'ordre. J'ai demandé plusieurs fois dans les réunions initiées par Anne LE STRAT sur la question de l'eau potable que la question de l'eau non potable soit traitée sérieusement. J'ai exprimé, à cette occasion, les préventions que j'avais sur les rapports, sur les hypothèses qui ont été émises, y compris parce que pendant sept ans, les chiffres qu'on m'a donnés ne sont pas les mêmes et que, d'un seul coup, effectivement, les chiffres ont été multipliés par 2,5 sur les taux de fuite. J'ai dit que tout cela, je souhaitais qu'on en débatte.

Hélas, il a fallu un v?u pour qu'on arrive à en débattre ! Je m?en félicite.

Sur cette base, puisque nous reprenons les choses dans l?ordre, notre groupe accepte évidemment le v?u de l'Exécutif et retire le v?u que nous avons déposé.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Je vous suggère, mes chers collègues, maintenant que des arguments ont été échangés sur tous les bancs de l?hémicycle, ou peu s?en faut, que nous revenions à un peu de sérénité et que nous puissions voter, à moins bien entendu que l'Exécutif décide de retirer son v?u, ce que je crois pas.

Je relève que le groupe "Les Verts", Monsieur le Président GAREL, retire son v?u.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le v?u est adopté. (2009, V. 9).