Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Avril 2008
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Général
> Type de document (Débat / Délibération)  

2008, Vœu déposé par les groupes socialiste, radical de gauche et apparentés et communiste relatif aux annonces de Dotation horaire globale dans les collèges parisiens.

Débat/ Conseil général/ Avril 2008


 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons à l?examen de la proposition de v?u référencée n° 2 G dans le fascicule, déposée par les groupes socialiste, radical de gauche et apparentés et communiste, relative aux annonces de dotation horaire globale dans les collèges et lycées parisiens.

Il y a deux intervenants, Mme Michèle BLUMENTHAL et M. le Président Ian BROSSAT. C?est M. Pascal CHERKI qui répondra.

Madame BLUMENTHAL, vous avez la parole.

Mme Michèle BLUMENTHAL. - L?été dernier, le Gouvernement a annoncé qu?un fonctionnaire sur deux ne serait pas remplacé. Dans l?Education nationale, cela représente 11.200 emplois. Ces annonces sont devenues concrètes avec l?annonce de la D.A.G, dotation horaire globale.

Pour Paris, 2.000 heures de dotation en moins, 206 emplois de l?Education nationale en moins, 107 postes supprimés et remplacés par des heures supplémentaires et les collèges les plus touchés sont ceux de l?Est parisien. La Grange-aux-Belles, 38 heures en moins ; Marie-Curie, 50 heures ; Paul-Valéry, 225 heures ; Voltaire, et je peux en citer toute une série d?autres.

Cette diminution de la D.A.G. entraîne une fermeture de classe et une suppression d?options.

Depuis plusieurs semaines, les parents, les enseignants, les élèves se mobilisent pour obtenir des infléchissements de la politique du Rectorat, de la part du Rectorat.

Aussi, nous proposons que le Conseil de Paris émette le v?u que M. le Président, Maire de Paris, demande au Rectorat et au Ministère de l?Education nationale que les postes supprimés soient rétablis.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame BLUMENTHAL.

Je donne la parole à M. BROSSAT.

M. Ian BROSSAT. - Je confirme ce que vient de dire ma collègue. Au fond, à travers ce v?u, nous posons une question simple : l?ensemble des enfants de notre ville, quel que soit le milieu d?où ils proviennent, ont-ils droit à une éducation de qualité ?

C?est le sens de cette interpellation et c?est la raison pour laquelle nous avons déposé cette proposition de v?u en commun.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci pour votre concision, Monsieur BROSSAT, et votre vigueur.

Je donne la parole à M. CHERKI.

M. Pascal CHERKI. - Ce v?u matérialise le débat que nous avons eu lors des questions d?actualité et je me réjouis qu?il ait été déposé. Je pense que c?est un signe attendu par la communauté scolaire. Il m?a été donné de recevoir une délégation de lycéens représentant plusieurs établissements mobilisés et quand je leur ai annoncé que le Conseil de Paris, par l?entremise de sa majorité municipale, déposerait un v?u pour s?opposer aux suppressions de postes, ils en étaient très contents. Ils se sentaient appuyés.

J?en ai aussi parlé aux principaux des établissements, en leur disant que nous allions déposer un v?u et que nous l?adresserions, une fois voté, à l?ensemble des établissements parisiens. Il est bon que la collectivité parisienne manifeste son soutien de la manière la plus ferme et la moins dénuée d?ambiguïté qui soit, aux côtés de ceux et celles qui se mobilisent légitimement pour défendre le droit à un enseignement de qualité.

Je donne un avis extrêmement favorable à ce v?u.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Monsieur CHERKI.

Je suis saisi d?une demande d?explication de vote du Président LAMOUR. Vous avez la parole.

M. Jean-François LAMOUR. - Je laisse la parole à M. Pierre-Yves BOURNAZEL, Monsieur le Président.

M. Pierre-Yves BOURNAZEL. - Le v?u qui vient d?être présenté par quelques représentants de la majorité municipale est en fait un v?u politicien. Vous voulez jouer avec les peurs et certaines frustrations. Vous voulez instrumentaliser la grève des lycéens.

Mais la vérité est toute autre que celle que vous énoncez. La vérité, c?est que la loi de finances de 2008 prévoit le non-renouvellement pour Paris de 96 personnes physiques.

La vérité est toute autre, mes chers collègues, car l?évolution des emplois dans l?Education nationale tient compte de la démographie scolaire.

Savez-vous, mes chers collègues, que l?O.C.D.E. nous classe également comme le pays qui, en réalité, dépense le plus par élève du secondaire. L?O.C.D.E. nous classe comme le pays qui a le taux de chômage le plus élevé des 18/25 ans.

Vous voyez bien que ce ne sont pas les moyens budgétaires supplémentaires qui vont réduire la crise de l?Education nationale.

C?est pourquoi nous ne nous laisserons pas instrumentaliser et nous voterons contre votre v?u.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci.

M. CHERKI souhaite réagir à cette explication de vote.

M. Pascal CHERKI. - Je remercie M. BOURNAZEL de la clarté de ses propos. On voit bien quelles sont les différences. Je vous invite, Monsieur BOURNAZEL, à adresser le texte de votre intervention à tous les principaux de collège. Je peux la diffuser amplement auprès de tous les membres des Conseils d?administration, des collèges, parents d?élèves, enseignants, et je pense qu?ils apprécieront votre intervention.

(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste, radical de gauche et apparentés, communiste, du Mouvement républicain et citoyen et ?Les Verts?).

M. Christian SAUTTER, président. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par les groupes socialiste, radical de gauche et apparentés et communiste, assortie d?un avis favorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée. (2008, V. 1 G).