Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

2007, DVD 142 - Programme 2007 d’aménagements cyclables, d’aires de stationnement et de jalonnement.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2007


 

Mme Mireille FLAM, adjointe, présidente. - Nous passons à l?examen du projet de délibération DVD 142 relatif au programme 2007 d?aménagements cyclables, d?aires de stationnement et de jalonnement.

La parole est à Melle Charlotte NENNER.

Melle Charlotte NENNER. - Merci, Madame la Maire.

Les efforts engagés depuis 2001 pour développer l?usage du vélo sont considérables : 200 kilomètres de nouveaux aménagements cyclables ont été créés. Certaines pistes cyclables issues de la précédente mandature ont été améliorées et mieux protégées. Des milliers de zones de stationnement pour vélos ont vu le jour. Les couloirs de bus ont été pour la plupart ouverts aux cyclistes et aménagés pour faciliter cette cohabitation.

Les quartiers où la circulation est limitée à 30 kilomètres à l?heure se sont multipliés réduisant ainsi le différentiel de vitesse entre les véhicules motorisés et les vélos, ce qui améliore grandement la circulation routière pour les cyclistes ainsi que pour les autres usagers de la rue. Deux grands itinéraires cyclables se sont développés grâce à de multiples aménagements, parfois modestes, mais nécessaires pour permettre une véritable continuité cyclable. Ici, un carrefour à feu modifié, là une piste aménagée sur quelques dizaines de mètres. Les contresens cyclables ont été expérimentés sur certaines rues et leur évaluation est positive.

Malgré ce bilan impressionnant, beaucoup reste à faire. De nombreux aménagements de pistes cyclables ou de couloirs de bus élargis aux vélos ont été reportés à la prochaine mandature ou même à la Saint-Glinglin. De nombreux itinéraires cyclables inscrits au Schéma directeur cyclable sont encore incomplets. Les grandes places sont encore assez périlleuses pour les cyclistes. Les contresens cyclables sont aujourd?hui en nombre anecdotique en raison des prescriptions bien trop restrictives de la Préfecture de police, qui semble encore penser que les contresens cyclables sont dangereux. Nous ne répéterons jamais assez qu?il est plus sûr pour un cycliste de croiser une voiture que de circuler dans le même sens.

Ce projet de délibération lance un programme de développement des contresens cyclables. Vingt-cinq kilomètres seront réalisés cet été et nous nous en félicitons. Néanmoins, soumis aux contraintes trop importantes de la Préfecture de police et amputé par certains maires d?arrondissement, ce programme de contresens cyclables est encore très loin de la généralisation des contresens cyclables dans toutes les zones 30. De même, il ne répond pas non plus aux besoins de liaisons cyclables. Je pense en particulier à la rue du Faubourg du Temple, à la rue du Faubourg Poissonnière, à la rue du Château d?Eau, projets que je connais particulièrement bien.

Plusieurs responsabilités sont engagées dans ces manques. Avis négatif de l?Etat sur certains aménagements, en particulier de la Préfecture de police et des Architectes des bâtiments de France. Refus de tout aménagement par certains maires de droite, frilosité de certains maires de gauche qui sont pour des pistes cyclables, certes, mais pas pour maintenant, pour plus tard. Opposition de certains commerçants et habitants lorsque les projets de pistes cyclables touchent au stationnement. Difficultés dans les négociations avec certaines villes de banlieue pour les itinéraires cyclables franchissant le territoire de Paris.

Les embûches sont multiples et on trouve toujours beaucoup de bonnes raisons pour ne pas faire une piste cyclable. Je peux vous assurer que les efforts entrepris par les élus favorables au vélo et par les services sont considérables.

Avec l?arrivée des Vélib?, ce sont 20.000 vélos en libre-service qui vont entrer en service cette année. En extrapolant l?expérience lyonnaise, ce système pourrait créer 400.000 nouveaux déplacements à vélo par jour dans la ville. Cela va changer en profondeur le paysage des déplacements parisiens. Ces nombreux cyclistes vont contribuer à ralentir la circulation automobile, pour le plus grand bénéfice de la vie urbaine, de la sécurité et de la tranquillité.

Mais les nouveaux usagers du vélo pourraient être tentés de circuler sur les trottoirs en l?absence d?aménagement cyclable sur certaines rues ou sur certaines grandes avenues, qui sont encore des autoroutes urbaines, comme l?avenue des Champs-Elysées ou l?avenue de la Grande-Armée, par exemple.

Ces dizaines de milliers de nouveaux usagers du vélo donneront plus de légitimité encore aux luttes de celles et ceux qui agissent pour le développement des aménagements cyclables. Ils rendront plus pertinente encore la proposition de modifier le Code de la route pour arriver à un véritable Code de la rue, prenant en compte la spécificité du cycliste.

Cette nouvelle étape dans le développement de l?usage du vélo en ville devra permettre de faire reculer les réflexes antivélo primaires mais aussi le scepticisme de celles et ceux qui sont favorables au vélo en théorie, mais pas quand cela fait grincer quelques dents.

Enfin, le vélo sera pris au sérieux comme une des multiples réponses pour lutter contre l?effet de serre et contre les maladies liées à la pollution mais également pour améliorer le cadre de vie de tous. Le coup d?arrêt donné aux aménagements de voirie en cette année 2007 ne devra pas se prolonger car l?essor du vélo doit obligatoirement s?accompagner d?une adaptation de la ville au vélo.

Nous voterons les maigres avancées de ce programme 2007 de pistes cyclables, tout en restant exigeants, constructifs mais optimistes, sur un Schéma d?aménagement cyclable cohérent qui réponde véritablement aux besoins de tous les cyclistes, qu?ils soient en Vélib? ou pas.

(Applaudissements sur les bancs des groupes ?Les Verts?, socialiste et radical de gauche, communiste et du Mouvement républicain et citoyen).

Mme Mireille FLAM, adjointe, présidente. - La parole est à Mme Geneviève BELLENGER.

Mme Geneviève BELLENGER. - Je n?aurai pas le même pessimisme que ma collègue parce que je crois que nous avançons et que nous avons affaire à une révolution culturelle, pour ne pas dire une ?vélorution? en marche depuis 2001 et que les choses doivent se faire aussi avec le temps. Je considère que nous avançons quand même bien.

Le vélo, mode de déplacement non polluant par excellence, est effectivement bien adapté à Paris vu sa densité, sa traversée ne représentant que 9,5 kilomètres du Nord au Sud et 12 kilomètres d?Est en Ouest, d?autant que la moyenne des déplacements intra muros est inférieure à 3 kilomètres. En outre, le vélo constitue un chaînon intermodal essentiel dans le bouquet de l?offre de déplacements durables en milieu urbain.

Pour résumer, la question du vélo à Paris est une chose sérieuse comme l?a indiqué le Président de la F.N.A.U.T., il y a quelques années, dans ?Le Monde?. La Ville de Paris le considère en tant que tel. Si l?on en doutait encore, le présent projet de délibération en constitue une nouvelle preuve :

34 kilomètres de contresens continu, jalonnement de pistes intercommunales qui enfin, je l?espère, dans un délai proche pourront accompagner efficacement l?arrivée de Vélib?, car Vélib? provoquera une véritable mutation dans les usages et les déplacements, mettant le vélo à portée de main, fort des 371 kilomètres d?aménagements cyclables déjà ouverts à Paris.

Nous mesurons l?importance stratégique de ce projet de délibération : création de liaisons cyclables intercommunales avec Gentilly, Bagnolet, Clichy, la Garennes et Levallois-Perret ; création de 34 kilomètres de contresens cyclables sans séparateur continus dans les voies classées à 30 kilomètres heure comme l?a indiqué ma collègue, avec une attention particulière aux carrefours. Conformément au v?u voté par le Conseil de Paris en 2004 et à l?attente de l?ensemble des associations de cyclistes, Paris engage ainsi une disposition fondamentale du partage de la rue inscrite dans le Code de la rue et portée par le projet de Plan de Déplacement parisien.

Enfin, il y a le jalonnement des onze axes réalisés à ce jour dans le cadre du schéma directeur vélo et leurs liaisons complémentaires, éléments indispensables pour promouvoir l?usage du vélo, aider à la reconnaissance de ce réseau et à sa visibilité. Comme nous avons tous à l?esprit la carte du métro, c?est à mon avis l?objectif que devra atteindre ce jalonnement à terme, en permettant une desserte des principaux pôles urbains (universités, hôpitaux, gares, équipements culturels et administratifs, etc.).

Compte tenu de l?arrivée de Vélib?, dès le 15 juillet prochain pour la première étape, un seul v?u : que l?ensemble de ces outils, notamment les contresens et le jalonnement, essentiels à l?usage du vélo à Paris, voire dans l?agglomération, accompagnnt réellement et effectivement l?arrivée de Vélib? grâce à des délais de réalisation les plus rapprochés possible de son inauguration et grâce à la bonne volonté de tous les maires d?arrondissement puisque, là, nous sommes devant une problématique réellement d?intérêt général.

Merci.

Mme Mireille FLAM, adjointe, présidente. - Madame DOUVIN, vous avez la parole.

Mme Laurence DOUVIN. - Je souhaite soulever deux questions.

La première portera sur les contresens cyclables, pas dans la même tonalité que la première oratrice. Nous savons que 34 kilomètres de contresens sont prévus pour 2007. Je voudrais émettre des réserves pour la mise en place de ces contresens sans séparateur, des réserves en matière de sécurité.

Je pense notamment, non pas à l?opposition que l?on fait toujours entre vélos et voitures, mais à la protection des piétons dans les rues qu?ils sont habitués à traverser en regardant la circulation des automobiles, des camions et des deux-roues motorisés qui viennent dans un sens. Ils risquent de voir arriver des vélos dans un autre sens, sens où ils ne les attendront pas.

Je sais que des expériences ont été conduites sur cinq sites. Elles ne me paraissent pas concluantes, dans la mesure où elles ont été réalisées avec un nombre de cyclistes restreint, ce qui ne sera plus le cas à partir de la mise en place de Vélib?, avec une station tous les trois cents mètres et 20.000 vélos à la fin de l?année.

Je souhaiterais par ailleurs savoir dans quel type de voies seront installés ces contresens et en avoir la liste exacte.

Ma seconde question est relative au stationnement. Le montant des sommes engagées est de 750.000 euros pour 1.000 places. Comment les besoins vont-ils évoluer avec la mise à disposition de vélos en libre-service ? Nous ne le savons pas.

Au même moment, le nombre de places pour les deux-roues motorisés est, lui, en cruel manque puisqu?on parle de 100.000 places de déficit.

Je me demande si, l?espace de la voirie n?étant pas extensible, il n?y aurait pas lieu alors de faire un arbitrage différent correspondant mieux aux besoins. Je voudrais avoir votre sentiment à ce sujet.

Je vous en remercie.

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P. et du Nouveau Centre et Indépendants).

Mme Mireille FLAM, adjointe, présidente. - M. BAUPIN a la parole pour répondre.

M. Denis BAUPIN, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Je voudrais remercier nos collègues pour leurs interventions sur cette politique cyclable et plus spécifiquement les interventions de Mme NENNER et de Mme BELLENGER qui me paraissaient plus porteuses d?avenir que celle de Mme DOUVIN à qui je répondrai dans quelques instants.

J?ai beaucoup ri en entendant Mme de PANAFIEU nous déclarer que Paris était en retard concernant la politique cyclable.

Si on veut regarder l?héritage de la Capitale et la façon dont depuis six ans nous essayons de rattraper le retard de Paris en matière de pistes cyclables, si on prend en compte les obstructions de chantiers auxquelles se sont livrés des élus de son propre groupe politique, maintenant parlementaires, comme M. GOUJON qui bloquait le chantier de la piste cyclable du boulevard de Grenelle?

(Protestations sur les bancs des groupes U.M.P. et du Nouveau Centre et Indépendants).

Je sais que vous préfériez que cela passe dans le 7e arrondissement plutôt que dans le 15e arrondissement et, de ce point de vue, vous êtes assez cohérent avec nombre d?autres élus qui sont toujours pour les pistes cyclables, à condition que ce soit plus tard et que ce soit ailleurs.

M. Philippe GOUJON. - Ce n?est pas vrai !

M. Denis BAUPIN, adjoint, rapporteur. - Vous illustrez de façon claire les résistances idéologiques qui sont celles de nombreux élus vis-à-vis du développement du vélo. Et Mme de PANAFIEU a eu raison de citer, parmi ses exemples de villes en avance par rapport à Paris, uniquement des villes de gauche dans lesquelles il y a une volonté de faire avancer les politiques cyclables, avec les élus écologistes qui sont aux responsabilités.

Malgré tout, je voudrais dire à Mme NENNER que, malgré de nombreuses résistances, le nombre de cyclistes et de déplacements à vélo a augmenté de 50 % depuis le début de cette mandature. On est sur une tendance très positive.

Elle a eu raison de dire que de nombreux projets étaient freinés dans de nombreux arrondissements ; que des projets étaient retardés et que la concertation était particulièrement difficile avec certains élus.

Mais je veux l?assurer que je vais continuer à me battre pied à pied pour faire en sorte que ces projets avancent.

Il est vrai qu?à partir du 15 juillet prochain, on va recevoir une aide considérable. Jusque-là, chaque fois que nous nous battions pour obtenir des aménagements cyclables, nous avions toujours de bonnes âmes pour nous répondre : ?A quoi cela sert-il puisqu?il n?y a pas de cyclistes ?? !

Ceux-là même qui se plaignaient qu?il n?y ait pas de cyclistes faisaient tout pour les décourager.

Maintenant, avec Vélib?, nous aurons un renforcement très important du nombre de déplacement à vélo et la visibilité même des cyclistes rendra inopérant ce type d?arguments et nous aidera beaucoup pour faire en sorte qu?un nouvel équilibre se mette en place dans les rues de Paris.

Vous avez dit, à juste titre, redouter que certains cyclistes occupent les trottoirs. C?est vrai : leur place n?est pas sur les trottoirs, mais sur les aménagements cyclables. C?est bien parce qu?il n?y a pas eu, pendant des décennies dans cette ville, d?arbitrage favorable aux cyclistes et aux circulations douces qu?aujourd?hui on peut se retrouver, dans certaines situations, avec des conflits entre piétons et cyclistes : parce qu?ils veulent utiliser le même espace, parce que le reste est occupé par les plus lourds, les plus dangereux, les plus rapides.

Mme BELLENGER a beaucoup insisté dans le même sens et je la remercie aussi de son intervention.

Madame DOUVIN, vous émettez des réserves sur les contresens cyclables. De ce point de vue, vous êtes cohérente avec différentes interventions que vous avez faites jusque-là.

Cela dit, je voudrais vraiment vous rassurer : les contresens cyclables sont prévus au Code de la Route. Code de la route qui a été édicté depuis bien longtemps. Le Gouvernement que vous soutenez depuis des années est responsable du Code de la Route. Si les contresens cyclables étaient si dangereux, pourquoi ces gouvernements successifs ne les ont-ils pas interdits ? Le C.E.R.T.U., organisme qui dépend du Ministère des Transports, a émis des normes en ce qui concerne ces contresens cyclables.

Eh bien, avec la Préfecture de police, nous nous sommes mis d?accord sur des normes encore plus restrictives par rapport à ces contresens cyclables, pour assurer la sécurité.

J?aurais tendance à penser, comme Mme NENNER, qu?au fur et à mesure que se développent les vélos, nous pourrons peut-être aller plus loin concernant la mise en place de ces contresens. Mais, d?ores et déjà, malgré ces contraintes, nous avançons.

Je voudrais vous présenter l?exemple d?une ville qui, de ce point de vue, devrait toucher votre c?ur : c?est celle de l?ex-ministre du Développement durable, qui a dû démissionner voilà quelques jours mais qui, dans la ville de Bordeaux, lance une grande campagne de publicité pour accompagner la mise en place de contresens cyclables dans de très nombreuses rues de l?hypercentre. La campagne de publicité s?appelle ?le double sens a du sens?.

M. JUPPÉ, puisqu?il s?agit de lui, qui était autrefois élu de cette Capitale - certes, quand il l?était, il n?a pas fait grand-chose pour le vélo, je vous le concède volontiers -, est-il devenu totalement fou ou y a-t-il une cohérence entre les responsabilités qu?il exerce ?

(Protestations sur les bancs des groupes U.M.P. et du Nouveau Centre et Indépendants).

Il y a eu un silence de mort, lorsque je vous ai parlé de Bordeaux et tout à coup, vous vous énervez, vous vous excitez ! Peut-être y a-t-il un rapport avec le fait que ce maire de Bordeaux est présenté par l?ensemble de votre majorité parlementaire comme ?le nouvel Al Gore français? qui aurait tout compris à l?environnement et le fait qu?il soit favorable aux politiques cyclables ?

(Vives protestations sur les bancs des groupes U.M.P. et du Nouveau Centre et Indépendants).

Pol Pot ! Monsieur LEBEL, vous êtes toujours dans les nuances.

Si je suis Pol Pot, comment vous allez qualifier M. JUPPÉ ? Non mais, dites-moi, qu?est-ce que vous avez au-dessus de Pol Pot ?

(Protestations sur les bancs des groupes U.M.P. et du Nouveau Centre et Indépendants).

Je note donc que vous êtes passé vite à l?invective quand on vous parle des exemples de villes qui mettent en ?uvre des politiques offensives en matière d?environnement.

(Protestations sur les bancs des groupes U.M.P. et du Nouveau Centre et Indépendants).

Oui, mais vous savez, ces grognements ne me dérangent pas parce que je pense qu?au contraire, ils sont le vrai visage de l?U.M.P. par rapport aux questions d?environnement.

(Protestations sur les bancs des groupes U.M.P. et du Nouveau Centre et Indépendants).

Je pense qu?il est important qu?au moment où on nous fait des effets d?annonce sur la question du développement durable, que l?on entende ces vociférations sur les bancs de l?U.M.P. au Conseil de Paris. Cela montre toute la différence entre le discours et la réalité des actes.

Alors, un dernier élément en ce qui concerne l?intervention de Mme DOUVIN qui nous propose de privilégier les deux-roues motorisés par rapport aux cyclistes en matière de stationnement.

Je voudrais lui dire que nous ne comptons pas revoir la façon dont nous équilibrons les choses, c?est-à-dire que nous réalisons chaque année 1.000 places de stationnement pour les deux-roues motorisés, 1.000 places pour les cyclistes. Nous ne souhaitons pas favoriser les deux-roues motorisés comme vous nous y invitez.

De fait, cela me paraît d?ailleurs assez contradictoire avec les propos que vous avez tenus précédemment sur les questions de sécurité. Vous vous inquiétez de l?accidentologie en ce qui concerne les contresens cyclables. J?espère que vous vous inquiétez encore plus de l?accidentologie des deux-roues motorisés parce que celle-là est encore bien plus grave.

Et donc favoriser les deux-roues motorisés par rapport aux cyclistes me paraîtrait assez incohérent.

Voilà pourquoi je vous invite à voter cette délibération et je comprendrais très logiquement que l?U.M.P. qui s?oppose aux politiques cyclables, contrairement à ce que Mme de PANAFIEU a pu déclarer tout à l?heure, vote contre cette délibération. Ce serait cohérent et logique.

Mme Mireille FLAM, adjointe, présidente. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 142.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2007, DVD 142).