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Novembre 2003
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Conseil Municipal
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41 - 2003, JS 627 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché passé en vue de l'encadrement d'ateliers bleus sportifs d'échecs durant le 1er semestre 2004

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2003


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération JS 627 concernant une autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché passé en vue de l'encadrement d'ateliers bleus sportifs d'échecs durant le premier semestre 2004.
Madame BAUD, vous avez la parole.
Mme Dominique BAUD. - Monsieur le Maire, chers collègues, ce projet de délibération me conduit à m'interroger sur la définition des ateliers bleus sportifs s'agissant d'une animation de jeu d'échecs. La Ville de Paris dans cette affaire associe-t-elle le sport cérébral que demandent les échecs, aux efforts traditionnellement physiques fournis par les sportifs ?
Cela m'amène aussi à vous demander des précisions quant au fonctionnement des centres sportifs scolaires existant dans de nombreuses écoles et animés, semble-t-il, par des animateurs de la Ville de Paris et leur positionnement par rapport aux ateliers bleus sportifs. Il semblerait que ces centres soient gratuits pour les enfants, ces derniers devant seulement s'acquitter du coût de la licence, soit environ 10 à 15 euros à l'année.
Ces centres existent souvent parallèlement à des associations sportives et culturelles gérées par des parents d'élèves afin de proposer aux enfants divers atelier au moment de la pause du déjeuner ou le soir à la place de l'étude.
Je vous remercie de bien vouloir me confirmer certains éléments quant à leur fonctionnement et me répondre sur d'autres points. Est-ce bien la Ville qui paye les animateurs de ces centres et ont-ils droit à des heures supplémentaires notamment liées à des sorties à l'extérieur, pour cause de compétition ? Ces centres doivent-ils être attachés à une association ? Qui est censé payer le matériel sportif ? Ces centres sont-ils bien gratuits pour les enfants ? Et à qui les parents doivent-ils régler le montant de la licence ?
Je vous remercie.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
M. CHERKI a la parole pour répondre.
M. Pascal CHERKI, adjoint, au nom de la 7e Commission. - En ce qui concerne les échecs, répertoire du C.I.O. page 81, Fédération internationale reconnue, Fédération internationale des échecs. Le mouvement sportif lui-même reconnaît les échecs comme une discipline sportive. Je n'étais pas candidat à récupérer les échecs dans le giron de mes modestes crédits, mais c'est la décision qui a été prise.
En ce qui concerne les ateliers bleus, leur vocation est d'aménager le rythme de la vie de l'enfance scolarisée. Il y a environ 1.500 ateliers bleus sportifs mis en place dans près de 300 écoles primaires publiques ou privées. Les activités se déroulent après la classe de 16 heures à 18 heures.
Je reviens à votre question, Madame la Conseillère. Je comprends que vous vous soyez interrogée. Les ateliers bleus sportifs ont pour mission de sensibiliser les enfants à la pratique régulière du sport. Le choix qui a été fait à la Ville de Paris est, tant que se faire se peut, d'offrir l'opportunité de découvrir des activités rarement enseignées en milieu scolaire. Donc de les faire en complément puisque, dans le cadre du sport scolaire, ils font d'autres sports. Par exemple le roller, la danse, les échecs, l'escrime, le mini tennis, le vélo, le tennis de table et maintenant le flat football qui est une nouvelle activité qui se développe.
Ils sont le plus souvent organisés au sein même des établissements scolaires ou dans les équipements sportifs les plus proche, gymnase, stade ou piscine. La Mairie de Paris confie l'animation de chaque atelier à une association rétribuée à cet effet qui se charge - et j'en viens à votre question - d'acheter ou de renouveler tout le matériel nécessaire, par exemple quand il y a du judo, des tatamis ou des kimonos, etc.
Actuellement, 44 associations scolaires et 92 associations sportives interviennent dans le cadre de cette opération. Tout ceci est fait, je tiens à le dire, en accord avec mon collègue Eric FERRAND, puisque je suis prestataire de service d'un dispositif intellectuellement conçu par mon collègue Eric FERRAND en grande partie. Et bien conçu d'ailleurs.
Les jeunes sportifs se consacrent ainsi à leur discipline favorite. Cela a lieu les lundi, mardi, jeudi et vendredi. La participation financière demandée pour les ateliers bleus sportifs est de 34,38 euros par trimestre pour un atelier. Bien évidemment, les familles disposant de ressources modestes bénéficient de réduction allant jusqu'à la gratuité en fonction du quotient familial. Je sais que mon collègue, Eric FERRAND, a entamé une réflexion qui va aboutir de manière à ce que nous simplifions les tarifs proposés, que nous les rapprochions des barèmes C.A.F.
Je terminerai avec les centres scolaires sportifs pour vous dire que ce n'est pas une activité concurrente mais une activité complémentaire. Au niveau de la Ville de Paris, je trouve que nous n'avons pas assez d'actions régies ; nous en avons développé avec les écoles municipales des sports, mais nous avons des actions régies qui correspondent à des logiques complémentaires. Les ateliers bleus fonctionnent en semaine après la classe pour les gamins des écoles primaires publiques ou privées ; les centres scolaires sportifs sont destinés aux écoles élémentaires le mercredi après-midi. Ils sont organisés par 700 animateurs spécialisés dans leur discipline, c'est-à-dire ayant un brevet de leur discipline. C'est gratuit, c'est fait en lien avec l'Union sportive de l'enseignement primaire qui est à l'enseignement élémentaire ce qu'est l'ULSS au sport du second degré. Et, pour des raisons de sécurité, ils doivent avoir souscrit une licence qui comporte l'assurance dans le cas de la pratique de ce sport.
Bien évidemment, ces animateurs sont rétribués par la Ville de Paris.
Je me tiens à votre disposition, Madame BAUD, pour vous donner par écrit, si vous avez la gentillesse - et je pense que vous le ferez - de m'écrire, les réponses les plus détaillées possibles sur les questions techniques que vous avez posées sur les salaires, etc.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération JS 627.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, JS 627).