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Novembre 2003
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Conseil Municipal
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35 - 2003, JS 17 - Subvention au Variété Club de France (3e). - Montant : 12.196 euros

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2003


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons maintenant à l'examen du projet de délibération JS 37 relatif à l'attribution d'une subvention au Variété Club de France.
Monsieur ESPINOSA, vous avez la parole.
M. José ESPINOSA. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, avec les quatre projets de délibération qui concernent les grands clubs parisiens qui nous sont proposés aujourd'hui, nous devons nous positionner sur les aides de la Ville au sport de haut niveau. Permettez-moi de souligner les efforts réalisés pour que Paris dispose d'équipes aptes dans de nombreuses disciplines à jouer le rôle de locomotive pour les jeunes Parisiens passionnés de sport, car il est vrai qu'en ce domaine, les clubs professionnels jouent un rôle d'entraînement que l'on ne saurait ignorer.
Pour nous, l'existence du sport de haut niveau ne peut que se combiner avec l'existence d'un large secteur sportif amateur qui demeure la base sur laquelle s'édifie le monde du sport.
A propos des conventions présentées aujourd'hui, qui lient la Ville aux clubs de haut niveau, nous partageons l'idée de M. CHERKI d'améliorer encore la gestion de ces conventions. Cette exigence concerne l'affectation des moyens par objectif de la convention, la consommation des crédits, le suivi des décisions et le bilan des actions.
Il y a là des améliorations à apporter qui devront se traduire à l'occasion de la saison 2003/2004 et, bien sûr, au-delà.
Pour revenir au contenu des conventions, permettez-moi de formuler quelques suggestions.
Au sujet de la formation, une petite remarque. Cette question devrait faire l'objet d'un bilan quantitatif et qualitatif. En effet, à la sortie des centres de formation, peu de jeunes atteignent le haut niveau. Se pose donc la question du devenir professionnel de l'ensemble des autres jeunes. Que font-ils ? Comment sont-ils employés ? Un suivi devrait être systématiquement mis en place. Ne faut-il pas également envisager un soutien effectif des clubs de haut niveau à la formation de techniciens qui encadrent les clubs parisiens ? Ne pourrait-on pas expérimenter une telle idée ?
Pareillement, les actions en faveur du tissu sportif parisien devraient gagner en lisibilité, notamment en direction des clubs d'arrondissement qui ne s'y retrouvent pas ou pas assez.
Les relations avec le milieu scolaire semblent s'améliorer lentement. Les résultats sont inégaux, mais il apparaît que les relations avec les établissements situés dans les quartiers "politique de la ville" sont soit inexistantes, soit trop faibles. Pourtant, le sport est un facteur d'intégration important.
En matière de développement du sport féminin, on est encore loin des avancées attendues. Seul le volley semble faire exception. Quant au rugby, les chiffres parlent d'eux-mêmes.
Le groupe communiste suggère que les avancées dans ces différents domaines apparaissent dans les bilans pour assurer un meilleur suivi et prendre les initiatives souhaitables pour concrétiser notre volonté partagée de faire bouger le sport de haut niveau dans la Capitale, en lui faisant jouer un rôle plus social, et donc plus dynamique.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur CHERKI, vous avez la parole pour répondre.
M. Pascal CHERKI, adjoint, au nom de la 7e Commission. - M. ESPINOSA a parfaitement bien résumé l'état des discussions que nous avons eu lors des comités de suivi que nous avons mis en place avec les clubs de sport de haut niveau, professionnel, de sport collectif dans le cadre des conventions que nous avons passées. Ce que résume José ESPINOSA est un peu l'état des discussions, et je dirais même les lacunes que les clubs pointaient en avant.
Pour aller très rapidement, sur la présentation comptable, il y a des progrès à faire, on va les faire. Je tiens à rappeler que nous évoluons dans le cadre de la loi Buffet. Nous sommes tenus par la séparation qui a été mise en ?uvre entre les actions dites d'intérêt général et les marchés de prestations de service. Toujours dans le cadre du respect de cette loi, nous pouvons faire les présentations qui améliorent la visibilité, la compréhension et le traçage des subventions ou des actions de prestations de service que la Ville contracte avec les clubs.
En ce qui concerne la formation, je suis tout à fait réceptif à ce que vous dites, Monsieur ESPINOSA, et à ce que dit le groupe communiste, sur le fait qu'il faille assurer un meilleur suivi de la formation et ne pas se limiter simplement à la relation "formation intégration" dans les clubs pro. Il y a un débat qui commence à avoir lieu dans le sport professionnel, qui ne concerne que le football pour l'instant, mais c'est une mission qu'il ne faut pas abandonner. Il me semble que les clubs parisiens sont assez sensibles à cela puisqu'il y a des cas de sportifs qui, sans intégrer le groupe professionnel, peuvent travailler dans les structures du club.
En ce qui concerne la question des techniciens, il faut être prudent parce que la formation des cadres techniques obéit à une réglementation nationale, que ce soit les cadres techniques régionaux, départementaux, les directions techniques nationales, et les fédérations sont très jalouses de leurs prérogatives en la matière et ne voient pas forcément d'un bon ?il que les clubs professionnels empiètent sur les prérogatives sportives fédérales. C'est le lien entre les entraîneurs de clubs et les clubs de haut niveau qu'il faut améliorer, plus que les cadres en tant que tels.
J'ai une nuance avec ce que vous avez dit : en ce qui concerne le lien avec les clubs d'arrondissement, cela marche bien pour le foot parce que c'est un dispositif ancien. Le hand et le basket ont demandé à l'expérimenter, avec des résultats inégaux pour l'instant. Sur le basket, je pense qu'on y arrivera facilement, même si cela prend du temps. Le hand, on aura des difficultés qui ne tiennent pas aux clubs de hand parce que quand la section de l'AS-PTT de hand a failli être abandonnée par la Poste, le Paris Hand l'a réintégré. Mais je pense qu'on aura des difficultés parce que nous avons un Comité départemental de Handball qui est en dessous de tout.
Dernier élément, sur la question du sport féminin, là aussi c'est une action nouvelle. Je pense qu'en recevant l'équipe de foot féminine à l'Hôtel-de-Ville, la Mairie a montré le cap qu'elle entendait avoir. Vous avez rappelé le travail que faisait le Paris-Volley.
Sur le rugby, c'est plus dur parce que le rugby féminin est émergent. Cela ne tient pas au Stade français. Par contre, à chaque fois qu'il y aura des projets, nous n'aurons pas de difficulté avec les clubs pour peu que nous leur fixions des objectifs clairs pour qu'ils les atteignent.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération JS 17.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, JS 17).