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40 - QOC 95-208 Question de M. Pierre CASTAGNOU et des membres du groupe socialiste à M. le Maire de Paris et à M. le Préfet de police au sujet de la dangerosité du carrefour formé par les rues d'Alésia, de la Tombe-Issoire et Sarrette (14e).

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 1995



Libellé de la question :
"Le carrefour situé à l'angle des rues d'Alésia, de la Tombe-Issoire et Sarrette (14e) est très dangereux pour les piétons, notamment les enfants se rendant aux écoles situées 12-14, rue d'Alésia et 77, rue de la Tombe-Issoire.
Les riverains ont à plusieurs reprises alerté les autorités compétentes. Des réunions se sont tenues sur le terrain avec des représentants de la mairie du 14e arrondissement et de la Préfecture de police sans qu'aucune solution satisfaisante n'ait, à ce jour, été mise en oeuvre.
L'un des dangers provient de la vitesse excessive de nombreuses voitures, comme le démontre l'accident survenu le 19 septembre dernier au matin entre deux véhicules, l'un, ayant été projeté sur le passage-piétons, détruisant la barrière de protection au niveau de l'école située à l'angle des rues d'Alésia et de la Tombe-Issoire.
C'est pourquoi M. Pierre CASTAGNOU et les membres du groupe socialiste demandent à M. le Maire de Paris d'aménager ce carrefour et les rues qui y convergent en "zone 30".
Ils lui demandent également de leur indiquer avec précision les suites qu'il compte réserver aux douze propositions faites, le 27 juin dernier, par le Directeur de la Circulation, des transports et du commerce de la Préfecture de police à la Direction de la Voirie de la Mairie de Paris et quelles formes va prendre la concertation promise aux riverains."
Réponse (M. Bernard PLASAIT, adjoint) :
"Les services municipaux sont conscients des problèmes de sécurité posés par le carrefour Alésia- Sarrette- Tombe-Issoire.
Récemment la visibilité des signaux destinés aux véhicules a été renforcée au droit du 81, rue de la Tombe-Issoire, ainsi que sur la ligne de feux de sortie de carrefour sur la rue d'Alésia, au droit de l'établissement scolaire.
Diverses mesures, dont l'inversion du sens de la rue Sarrette, ont été suggérées pour améliorer la sécurité de ce carrefour et sont actuellement à l'étude par les services de police et ceux de la Direction de la Voirie.
Toutefois, l'analyse détaillée de la statistique des accidents corporels survenus sur la période 1992-1994 fait apparaître que le comportement des acteurs de l'accident est souvent à l'origine de ceux-ci. Dans deux cas sur trois, les piétons impliqués dans l'accident traversaient la chaussée alors que les feux étaient au vert pour les automobilistes. Dans 50 % des accidents entre véhicules, il y a franchissement de feux rouges par l'un au moins des conducteurs, donc infraction au Code de la route. C'est bien le cas de l'accident survenu le 19 septembre 1995.
Les caractéristiques de la rue d'Alésia ne permettent pas d'envisager l'aménagement en "zone 30" du carrefour Alésia- Sarrette- Tombe-Issoire. Il s'agit d'une rocade très fréquentée, intermédiaire entre les boulevards des Maréchaux et ceux des Fermiers généraux, qui supporte un important trafic de transit avec de nombreux poids lourds et trois lignes d'autobus, alors que la création d'une "zone 30" est réservée aux voies de desserte purement locale."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"M. Pierre CASTAGNOU et les membres du groupe socialiste soulignent le danger pour les piétons- notamment les écoliers - du carrefour formé par les rues d'Alésia, de la Tombe-Issoire et Sarrette dans le 14e arrondissement. Ils demandent, en particulier, de leur indiquer avec précision les suites qui seront réservées aux douze propositions faites, par le Directeur de la Circulation, des Transports et du Commerce de la Préfecture de police, au Directeur de la Voirie de la Mairie de Paris le 27 juin dernier.
Il convient de préciser, au préalable, que le courrier auquel se réfère l'intervenant est un document de travail établi à l'issue d'une réunion organisée sur place le 1er juin 1995. Beaucoup de problèmes ayant été évoqués, comme c'est généralement le cas dans ce genre de réunions ouvertes, il s'agissait d'en dresser la liste et d'engager sans délai une réflexion conjointe sur les différents points à traiter par les techniciens des services de la Mairie et de la Préfecture de police.
Il n'est pas possible de reprendre, dans cette enceinte, la totalité des problèmes évoqués ni d'entrer dans le détail des études, en cours ou achevées, sur le sujet.
Je limiterai ma réponse à trois réflexions.
La première a trait à l'évolution, apparemment défavorable, du nombre d'accidents sur ce site. Trois accidents corporels (dont un impliquant un piéton) s'étaient produits au cours de l'année 1992, alors que quatorze accidents corporels (impliquant quatre piétons adultes) ont été recensés entre le 1er janvier 1993 et le 31 décembre 1994, postérieurement à l'aménagement du carrefour.
Il faut cependant se garder de toute conclusion hâtive car, au vu de ces chiffres, l'objectif prioritaire de protection des écoliers, a été atteint. Il est donc nécessaire d'analyser finement l'origine des accidents avant d'entreprendre toute modification.
Je relèverai, en second lieu, la grande variété des suggestions recueillies sur le terrain. Les unes intéressent directement l'amélioration de la circulation de l'ensemble des usagers du carrefour, d'autres se situent dans une réflexion plus large (étude de quartier tranquille), d'autres encore concernent des aménagements ponctuels de stationnement ou de feux tricolores à la périphérie du carrefour en cause. Il importe donc de bien sérier les questions afin d'apporter des réponses cohérentes.
Ma troisième observation vise les actions de prévention routière. Il n'est jamais trop tôt pour sensibiliser les piétons et, sans attendre leur implication dans des accidents ou l'achèvement des études en cours, des actions à destination des enfants fréquentant les établissements scolaires du secteur peuvent être entreprises.
Il est difficile d'aller plus loin aujourd'hui sur le sujet évoqué par l'intervenant et je m'engage à lui apporter une réponse écrite, complète et précise, sur les aspects relevant de mes attributions, dès que l'analyse de la situation et le résultat des études engagées permettra d'apporter une solution opérationnelle au problème ainsi posé."