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Novembre 2010
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2010, Vœu déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif à la révision du projet d’aménagement des voies sur berges dans le 7e.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2010


 

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Nous passons maintenant à l?examen du v?u référencé n° 111 dans le fascicule, déposé par le groupe U.M.P.P.A., relatif au projet d?aménagement des voies sur berges dans le 7e.

C?est Mme Emmanuelle DAUVERGNE qui le présente en une minute. Mme Anne HIDALGO lui répondra.

Mme Emmanuelle DAUVERGNE. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, lorsque vous avez lancé votre projet de fermeture des voies sur berges à la circulation le 14 avril dernier, vous n?aviez pas voulu consulter au préalable les maires d?arrondissement concernés. Vous vouliez ménager votre effet de surprise.

Il n?a pas fallu un an pour constater que ce projet ne suscite pas l?enthousiasme, bien au contraire.

Les Parisiens, et plus généralement les habitants du Grand Paris, n?ont pas besoin d?un nouveau ?Paris Plage?. Soyons clairs ! Ce projet de fermeture des voies sur berges dans le 7e suscite surtout les craintes de nos concitoyens pour leur santé, leurs conditions de vie et de déplacements, et leur emploi.

J?ai pu mesurer l?ampleur de cette contestation à plusieurs reprises, d?une part, lors de la réunion publique que Rachida DATI a organisée le 31 mai dernier, lors de la réunion publique que vous avez organisée le 3 novembre et surtout au vu des résultats de la consultation citoyenne qui s?est déroulée à la mairie du 7e et sur Internet, dont les résultats sont sans appel, avec plus de 90 % d?opposition à la fermeture des voies sur berges à la circulation.

Ces résultats, qui ne constituent pas un sondage, sont cependant fiables et vérifiables puisque la consultation n?était pas anonyme.

C?est pourquoi, Monsieur le Maire, mes chers collègues, je vous invite à voter ce v?u dont les termes sont mesurés et qui demande de revoir le projet pour éviter d?aggraver les pollutions et les conditions de circulation.

Je vous remercie.

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P.P.A. et Centre et Indépendants).

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

Madame HIDALGO, vous avez la parole.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe. - Merci, Monsieur le Maire.

Visiblement, on ne retire pas la même impression des consultations et des rencontres organisées avec les Parisiens. Moi, j?y vois plutôt un enthousiasme.

D?ailleurs, vous dites que des réunions, notamment en mairie du 7e, auraient été difficiles. Franchement, la réunion que nous avons tenue avec Pierre MANSAT, avec Christophe GIRARD et d?autres collègues dans le 7e arrondissement début novembre n?a pas du tout donné cette tonalité. Je vous assure que c?était plutôt une réunion intéressante, sérieuse et pas du tout avec une hostilité avérée.

D?ailleurs, Mme DATI se demandait aussi comment d?ores et déjà accompagner un peu mieux notre projet. En tous les cas, c?est ce qu?elle me disait pendant la réunion.

Toujours est-il que nous avançons sur ce projet. Nous sommes à un niveau de participation assez important des réunions publiques. D?ici la fin du mois, les 20 réunions publiques auront été tenues dans les 20 arrondissements. Nous allons organiser le 23 novembre prochain une réunion avec les associations parisiennes, parce qu?il nous paraissait important de les solliciter sur ce sujet. Et puis, le 30 novembre, il y aura aussi une réunion métropolitaine, c?est-à-dire avec l?ensemble de nos voisins, qui sera organisée également en présence du Maire de Paris.

Vous dites que l?enquête, la consultation que vous avez faite, enfin, que la Maire du 7e a faite a réuni de très nombreuses critiques. Moi, je peux vous dire qu?à ce jour, nous avons plus de 12.000 visites sur le site Internet et plus de 2.000 sur un module 3D qui permet aux personnes de voir ce que nous voulons faire.

Je salue aussi, par exemple, l?initiative d?un certain nombre de maires d?arrondissement, notamment la Maire du 4e arrondissement, qui a constitué un comité des quais pour réfléchir au devenir des voies sur berges. Et je salue aussi une initiative, je pourrais parler de toutes les initiatives, celle de la Maire du 12e arrondissement qui, elle, a vraiment mobilisé les conseils de quartier en amont de la réunion publique que nous avons tenue. Il y a eu une réunion extrêmement intéressante, très très féconde et vraiment, je vous assure, que sortant de ces réunions, je ne vois ni scepticisme, ni doute, mais plutôt une envie de reconquête de cet espace nouveau.

J?ajouterai aussi la mobilisation des centres de loisirs qui a été organisée avec Colombe BROSSEL pendant les vacances de Toussaint. Nous avons eu 24 centres de loisirs de la Capitale plus des centres de loisirs de Clichy-sous-Bois que nous avions invités. Les enfants ont travaillé, ils ont fait un certain nombre de propositions avec des maquettes qui seront exposées prochainement, sur ce que pourrait être le mobilier urbain de ces futures voies sur berges reconquises.

Voilà ! Le moins que je puisse dire est qu?il y a plutôt un engouement et un intérêt très vif pour cette proposition d?aménagement des voies sur berges. Nous travaillons avec toutes les autorités : la Préfecture de police, le Préfet de Région, le Port de Paris et Voies Navigables de France. Je crois que nous allons aboutir vraiment à des propositions qui nous permettront de revenir devant le Conseil de Paris, comme je l?avais indiqué précédemment, en janvier en tirant le bilan de cette concertation, pour pouvoir présenter le projet-programme que nous aurons sur les voies sur berges. Et ensuite, bien sûr, il y aura une nouvelle phase d?enquête, notamment d?enquête publique sur laquelle chacun sera à nouveau amené à donner son avis.

Merci.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci beaucoup. Nous passons au vote sur ce v?u n° 111, avec un avis défavorable.

M. Yves POZZO di BORGO. - Une explication de vote !

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Oui, j?ai bien noté. Explication de vote d?Yves POZZO di BORGO ?

M. Yves POZZO di BORGO. - Madame HIDALGO, Madame l?adjointe, il y a dans ce v?u une chose importante : c?est quand même le 7e arrondissement qui est le plus impacté par cette affaire d?aménagement des berges de la Seine. Il est donc normal que les habitants s?interrogent.

Deuxièmement, moi, j?aime bien tous vos commentaires du style : ?J?étais dans une réunion, il semblait que les gens étaient pour, étaient heureux, etc.? Il y a quand même eu un vote de 5.000 personnes qui ont bien indiqué à 80 / 90 pourcent, vous qui vous targuez toujours de concertation, qui ont bien indiqué qu?il y avait une interrogation sur le système.

Deuxième chose, Madame HIDALGO, je ne sais pas si je participe au même Conseil de Paris que vous, mais tout à l?heure j?ai posé une question d?actualité au Maire : sur l?affaire de ?Paris Métropole?, dans laquelle je rappelais qu?un comité dans ?Paris Métropole? était chargé d?étudier l?impact de l?aménagement des berges de la Seine sur l?ensemble, et j?ai même posé la question, et M. MANSAT m?a répondu là-dessus, le Maire aussi m?a répondu, en disant qu?en ce qui concerne l?aménagement des berges de la Seine, il fallait peut-être attendre aussi la concertation au sein de ?Paris Métropole? pour aboutir éventuellement à des délibérations qui ne soient pas exactement celles qu?on a votées il y a quelque temps.

Cela me surprend que, dans votre réponse, Madame l?adjointe, vous êtes quand même l?adjointe de M. DELANOË, vous apportez, à 3 heures de l?après-midi, une réponse en oubliant complètement la réponse que nous a faite le Maire.

Je sais qu?il y a un problème de concertation entre le premier adjoint et le Maire, mais je vous le dis, dans ces cas-là, ce n?est quand même pas à nous de faire cette concertation. J?aurais aimé dans ce genre de chose qu?il y ait cette concertation.

Je ne dis pas que nous sommes contre le projet. Je dis simplement qu?il est nécessaire d?abord de réfléchir un peu à tout cela et de tenir compte d?un peu tous les paramètres au lieu d?un système : ?oui, c?est bien, on a vu les gens, ils sont contents? ! Non, ce n?est pas cela, c?est un problème important qui a des conséquences sur toute l?Ile-de-France.

C?est la raison pour laquelle nous voterons ce v?u.

(Applaudissements sur les bancs des groupes Centre et Indépendants et U.M.P.P.A.).

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

La parole est à Mme HIDALGO.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe. - Oui, tout de même !

D?habitude, Monsieur POZZO di BORGO, on me reproche ma proximité avec le Maire. Certains disent que je suis trop proche et, là, vous dites que? Bon, bref ! Il faudra m?expliquer sur quoi vous vous fondez !

C?est plutôt amusant mais ce n?est pas là-dessus que je voulais intervenir.

D?abord, ce n?est pas très sérieux, Monsieur POZZO di BORGO, de nous expliquer que ?Paris Métropole? n?aurait pas été consultée. Vous avez eu la réponse tout à l?heure, et la réponse de Pierre MANSAT et du Maire de Paris est exactement celle que je fais également, c?est-à-dire que non seulement il y a eu consultation déjà en amont, mais il y aura en plus une réunion spécifique de ?Paris Métropole? consacrée à la question des voies sur berges.

Deuxièmement, vous pouvez nous dire ?les habitants du 7e?, bien sûr, les habitants du 7e, comme tous les autres habitants de Paris, qu?ils habitent au bord de la Seine ou qu?ils habitent plus loin, ont leur mot à dire sur un site inscrit au Patrimoine mondial de l?Humanité.

Nous avons même voulu aller plus loin. Lorsque nous avons invité les enfants de Clichy-sous-Bois à participer, notamment aux centres de loisirs pendant les petites vacances, c?était aussi pour dire à ces enfants : cet espace-là vous appartient aussi, vous avez le droit de réfléchir à ce qu?il sera et à comment vous allez pouvoir l?utiliser.

On peut continuer à, comment dire, commenter la consultation faite par Mme DATI.

Je vous le dis, Monsieur POZZO di BORGO, ce projet soulève beaucoup d?enthousiasme, beaucoup d?adhésion, beaucoup d?envie et je crois que vous faites une erreur historique, comme vous aviez fait l?erreur, la Droite parisienne, de ne pas soutenir le tramway?

M. Yves POZZO di BORGO. - Ce n?est pas vrai, on l?avait soutenu.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe. - J?ai dit la Droite parisienne.

M. Yves POZZO di BORGO. - Vous ne pouvez pas dire cela. Nous avons soutenu le tramway, vous ne pouvez pas dire de bêtises pareilles.

(Mouvements divers).

Mme Anne HIDALGO, première adjointe. - Vous faites partie de la Droite parisienne et la Droite parisienne, notamment l?U.M.P., avait considéré que c?était une erreur de l?histoire.

Ne faites pas la même erreur que vos collègues de la Droite parisienne qui, à l?époque, avaient considéré que c?était une erreur de l?histoire.

Regardez comment évoluent les villes du monde, vous qui voyagez aussi, vous qui avez à c?ur de faire de notre Ville une ville attractive, une ville monde, internationale et ouverte sur les innovations.

Regardez devant et arrêtez d?être le porte-parole du ?lobby? de l?automobile, avec lequel nous discutons également.

(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste, radical de gauche et apparentés, Communiste et élus du Parti de Gauche et ?Les Verts?).

J?émets un avis défavorable à votre v?u.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Le débat est manifestement lancé.

Monsieur le Président LAMOUR, pour une explication de vote ?

M. Jean-François LAMOUR. - Merci, Monsieur le Président, pour rétablir une vérité parce que Mme HIDALGO a l?art de raconter tout un tas de mensonges en permanence?

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - On peut exprimer des désaccords, on va éviter de parler de mensonges.

M. Jean-François LAMOUR. - Mme HIDALGO dit que l?U.M.P. était contre le tramway. Souvenez-vous que l?idée du tramway était celle de Jean TIBÉRI.

(Mouvements divers).

Allez-y, défoulez-vous, cela fait du bien à cette heure-là.

M. TIBÉRI avait proposé? Calmez-vous, Monsieur LHOSTIS, je vous assure que cela va passer.

M. TIBÉRI avait proposé effectivement de l?installer sur la petite ceinture. C?était un choix différent mais on n?était pas contre le tramway. Contre le tramway sur les Maréchaux, c?est vrai, qui aboutissait à créer ainsi une sorte de fortification supplémentaire. On se posait des questions sur les reports de circulation et, à la lumière de la récente étude d?un cabinet américain qui démontre, que sur le périphérique on ne peut plus circuler?

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - On parlait des voies sur berges. On n?est pas tout à fait dans le sujet.

M. Jean-François LAMOUR. - Ce n?est pas grave, on a été mis en cause de façon très nette par Mme HIDALGO.

Monsieur DAGNAUD, nous avons un peu de temps, nous essayons de retrouver un peu de calme sur un sujet important.

Effectivement, on s?aperçoit qu?à Paris, en particulier sur le périphérique, on ne circule plus. Peut-être que l?une des conséquences de l?installation du tramway sur les Maréchaux est le report d?une partie de la circulation sur le périphérique. Peut-être faut-il se poser la question, tout simplement et calmement.

Tout ce que nous craignons, c?est effectivement que la fermeture des voies sur berges, en particulier rive gauche, entraîne le même report de circulation, et que cela vienne impacter la vie quotidienne des habitants du 7e arrondissement, Madame HIDALGO, et c?est certainement pour cela que ces habitants se sont prononcées massivement contre ce projet dans cette partie de Paris.

Quand vous dites, Madame HIDALGO, que la réunion s?est bien passée dans le 7e arrondissement, ou alors vous n?avez pas tout entendu...

Mme Anne HIDALGO, première adjointe. - Vous n?y étiez pas.

M. Jean-François LAMOUR. - Nous en avons eu un compte rendu très précis de la part d?un certain nombre de participants. Ils n?avaient pas, semble-t-il, la même appréciation que vous.

D?ailleurs, Emmanuelle DAUVERGNE n?a pas dit autre chose. C?est un sujet important qui ne concerne pas simplement Paris mais aussi les départements limitrophes.

Le Maire de Paris nous disait tout à l?heure qu?il avait consulté les départements limitrophes, alors qu?il les a vus 30 secondes dans un couloir. Je n?appelle pas cela consulter les départements limitrophes.

Vous le verrez, au niveau de ?Paris Métropole?, nous le verrons nous aussi avec nos collègues des groupes d?opposition, majoritaires dans les départements limitrophes.

Cette affaire de la fermeture des voies sur berges est loin d?être réglée, en particulier en matière de report de circulation.

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P.P.A. et Centre et Indépendants).

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Puisque nous en sommes aux explications du vote, vous avez deux minutes, Monsieur CAFFET, pour celle du groupe socialiste.

M. Jean-Pierre CAFFET. - J?aimerais revenir en une minute sur les propos de M. LAMOUR.

M. LAMOUR a raison sur un point, M. TIBÉRI avait lancé l?idée d?un tramway, c?est exact. Le problème, c?est que M. TIBÉRI a été ?impuissanté? très vite dans la mandature pendant laquelle il a été Maire.

Le souvenir que j?ai, extrêmement précis, c?est que la Droite parisienne a toujours voté contre les délibérations relatives au tramway.

La question n?était pas le débat entre la Droite qui parlait de la petite ceinture et nous des Maréchaux. Je me souviens même que le chef de file de la Droite, dans cet hémicycle, a qualifié le tramway de mode de transport totalement anachronique.

Vous ne pouvez pas dire, Monsieur LAMOUR, que ce qui nous a opposés sous l?ancienne mandature, au sujet du tramway, c?est simplement la question de savoir où il devait passer.

Monsieur LAMOUR, je ne vous ferai pas l?injure de vous rappeler les discussions que nous avons eues en commun, lorsqu?il s?est agi de préparer la candidature de Paris aux Jeux olympiques. La Municipalité était très partante sur la poursuite de ce tramway pour le mettre dans le dossier et souvenez-vous, Monsieur LAMOUR, qu?en tant que Ministre, vous nous avez expliqué que l?État ne mettrait pas un euro dans la prolongation de ce tramway, donc dans le dossier des Jeux olympiques, pour une raison très simple, à savoir que l?U.M.P. Paris y était défavorable.

(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste, radical de gauche et apparentés, Communiste et élus du Parti de Gauche et ?Les Verts?).

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci de ces rappels historiques de part et d?autre.

Monsieur Sylvain GAREL ?

M. Sylvain GAREL. - Merci à M. Jean-Pierre CAFFET d?avoir effectivement rétabli la vérité sur la position de la Droite qui a été constante dans la précédente mandature pour s?opposer au tramway.

C?est toujours pareil avec l?U.M.P. et, parfois, le Nouveau Centre, pas toujours, je le reconnais, mais parfois?

M. Yves POZZO di BORGO. - On a toujours été pour le tramway !

M. Sylvain GAREL. - J?ai dit ?parfois?, Monsieur POZZO di BORGO, je ne dis pas toujours.

Vous êtes toujours pour les modes de transport alternatifs, vous êtes toujours pour les droits du piéton, les droits du cycliste, etc., mais dès qu?on touche à la voiture et dès qu?on touche à la prédominance de la voiture, vous trouvez toujours des bons arguments pour vous opposer aux projets qui sont avancés.

Le problème n?est pas un report de circulation, Monsieur LAMOUR, vous le savez très bien, la circulation automobile à Paris a baissé de 25 % depuis 2000, il y a un quart de voitures en moins qui circulent dans Paris. Effectivement, ce n?est pas assez, il va falloir aller plus loin et ce sont les mesures que nous avons prises en faveur du tramway, des couloirs de bus, en faveur des pistes cyclables et, demain, des voies sur berges qui font que la place de l?automobile recule à Paris.

Vous êtes contre ce recul, nous sommes pour ; c?est une divergence entre nous.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Anne HIDALGO, pour terminer ?

Mme Anne HIDALGO, première adjointe. - J?émets un avis, bien sûr, défavorable.

Je voudrais rappeler, parce que les associations ont été très présentes, je pense aux associations de vélo, qui nous ont aussi beaucoup aidés? Je voudrais, puisque j?ai rendu hommage à un certain nombre de maires d?arrondissement, dire qu?elles aussi nous ont beaucoup aidés, et rétablir un petit point : l?U.M.P. était contre, sauf un élu, je voudrais le citer, M. GALY-DEJEAN ; c?est le seul à être venu en décembre 2006, à l?inauguration du tramway, au moment même où Mme de PANAFIEU organisait avec toute la Droite parisienne une réunion à la Porte Maillot sur ce sujet.

Voilà, pour être parfaitement juste avec l?ensemble des élus, effectivement, le Nouveau Centre avait voté en faveur du tramway?

L?U.D.F. à l?époque, mais, pardon, vous changez tellement souvent de nom qu?on a du mal à suivre...

(Protestations sur les bancs du groupe Centre et Indépendants).

Vous étiez effectivement là ainsi que M. GALY-DEJEAN.

Voilà !

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci aux uns et aux autres pour ces rappels historiques tout à fait utiles.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe U.M.P.P.A., assortie d?un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est repoussée.

Chers collègues, je me tourne vers l?adjointe rapporteure, avez-vous encore un peu de courage ou arrêtons-nous là ?

(Mouvements divers).

Mme Anne HIDALGO, première adjointe. - Je crois qu?ils veulent arrêter.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Je propose que l?on suspende là et que l?on reprenne - je suis désolée, Géraldine - demain matin à 9 heures pour la suite de l?examen de la 8e Commission ; tout le monde sera en forme.

Merci à tous et bonne soirée.