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Novembre 2010
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Conseil Municipal
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2010, Vœu déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif à la distribution de journaux gratuits dans les locaux de la Mairie de Paris.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2010


 

Mme Véronique DUBARRY, adjointe, présidente. - Nous passons maintenant à l?examen du v?u référencé n° 133 dans le fascicule, déposé par le groupe U.M.P.P.A., relatif à la distribution de journaux gratuits dans les locaux de la Mairie de Paris.

La parole est à M. LEGARET.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Madame le Maire, il s?agit encore de kiosquiers et également du rappel de dispositions réglementaires puisqu?une charte avait été mise au point, discutée d?ailleurs lors des travaux de la commission professionnelle des kiosquiers dans laquelle j?ai l?honneur de siéger.

C?est la charte parisienne de distribution de journaux et magazines gratuits, qui avait été signée entre la Ville de Paris, le délégataire de gestion des kiosques, le syndicat national des diffuseurs de presse, le syndicat national de la librairie et de la presse et les distributeurs de presse gratuite eux-mêmes. Cette charte a été signée en décembre 2007.

L?article 5 de cette charte rappelle que la distribution des gratuits ne doit pas être effectuée à proximité immédiate des kiosques à journaux.

Or, nous constatons, et nous y revenons souvent lors des séances de la commission professionnelle des kiosquiers, que les kiosquiers s?en plaignent à juste titre.

Vous savez que la profession de kiosquiers est dans une situation difficile, c?est un métier très difficile. Ce sont des gens courageux, qui se lèvent très tôt et qui portent des quantités énormes de journaux.

Les ventes de presse diminuent parce que beaucoup de Parisiens, de Français prennent connaissance de la presse par d?autres procédés que la presse écrite.

C?est la politique de la Ville de Paris, je peux en témoigner parce que je suis membre depuis longtemps de cette commission professionnelle des kiosquiers, que de défendre les kiosques existants, d?essayer de les maintenir partout où on peut le faire.

Cette profession et l?existence de ces kiosques étant souvent menacées, je voudrais rappeler cette obligation qui ne me paraît pas convenablement respectée.

Par ailleurs, je constate, lorsque je viens à l?Hôtel de Ville de Paris, que l?on distribue, en bas, dans l?accueil et dans les annexes de l?Hôtel de Ville de Paris, des journaux gratuits, et on trouve sur des présentoirs, très largement distribués, les trois gratuits.

Je ne crois pas qu?il entre dans la vocation de la Mairie de Paris que d?être distributeur de journaux, fussent-ils gratuits. Je voudrais rappeler que lorsqu?on entre par l?entrée de la rue Lobau, on est dans le périmètre immédiat du kiosque qui a été installé il n?y a pas si longtemps, qu?on a mis d?ailleurs longtemps à mettre en service parce qu?il y avait des problèmes de branchements, et je trouve qu?il y a là une situation qui n?est pas acceptable.

En tout cas, les kiosquiers, qui le constatent eux-mêmes lorsqu?ils viennent à nos réunions des commissions professionnelles, le vivent mal, s?en plaignent, et je pense qu?il faudrait mettre un terme à ces distributions.

C?est le sens de mon v?u, qui est plutôt un rappel d?une question qui avait déjà évoquée lors de la commission professionnelle, et je souhaite qu?il en soit tenu compte.

Véronique DUBARRY, adjointe, présidente. - Merci, Monsieur LEGARET.

M. GAUDILLÈRE va vous répondre.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint. - Je crois que nous sommes tous, ici, quels que soient les groupes politiques, très attachés à ce que signifie la profession de kiosquier, dont M. LEGARET a rappelé très justement que c?était une profession difficile et infiniment utile aux Parisiens, comme aux habitants des autres villes, bien entendu, ne serait-ce que parce qu?elle est intimement liée à la sauvegarde de la liberté, de l?existence de la presse et donc de la liberté de la presse écrite.

Vous savez d?ailleurs que la municipalité, depuis 2001, a pris toute une série de mesures qui ont augmenté le nombre de kiosques ouverts à Paris, ce qui prouve bien qu?elles étaient efficaces pour améliorer la situation des kiosquiers.

Pour en venir maintenant aux éditeurs de presse gratuite, vous savez qu?ils ont signé avec la Ville, à l?exception du groupe Bolloré, une charte de bonne conduite en 2007, qui prévoit effectivement qu?il ne doit pas y avoir de distribution de journaux gratuits à proximité immédiate des kiosques à journaux et que si aucune solution amiable n?est trouvée sur tel ou tel point, une commission dite de conciliation est saisie ; elle est présidée par notre collègue Jacques BRAVO.

Je suis sûr que Jacques BRAVO a récemment écrit aux différents éditeurs de presse gratuits pour leur rappeler les obligations auxquelles ils avaient souscrit en 2007.

Je sais aussi que les services de la Ville ont demandé aux éditeurs de presse gratuite tout récemment qu?ils transmettent la liste de leurs points de distribution afin d?anticiper les frictions entre les kiosquiers et eux, notamment lors de la création de nouveaux kiosques. Bref, c?est un sujet dont les services de la Ville et les élus qui en sont responsables sont très conscients et s?ils s?en préoccupent avec beaucoup d?attention.

Maintenant, le problème très particulier que soulève M. LEGARET est celui de la distribution de certains organes de presse gratuits à l?intérieur de l?Hôtel de Ville et d?annexes de l?Hôtel de Ville. Je dois dire, qu?après une réflexion collective, c?est un sujet sur lequel je n?ai pas vraiment de lumières personnelles, après réflexion collective, il ne nous est pas apparu que cette distribution gênait profondément le seul kiosque qui est à côté de l?Hôtel de Ville puisqu?il n?y en a pas d?autre.

Non, celui-là n?existe plus?

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Rue de Rivoli.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint. - Non, mais? Ah ! Oui, rue de Rivoli, mais pas? vous savez, il y en avait un devant la place, enfin devant la sortie de l?Hôtel de Ville, celui-ci a été supprimé.

Cela ne nous est pas apparu comme une gêne. Cela dit, je pense que si les kiosquiers concernés, celui de la rue de Rivoli et celui de la rue Lobau, souhaitent saisir la commission de conciliation, il leur est tout à fait possible de le faire, et l?affaire peut être réexaminée.

En attendant, et si vous ne souhaitez pas retirer votre v?u, je donnerai plutôt un avis défavorable au v?u. Mais je répète que les kiosquiers gardent la liberté, et je pense que vous le leur direz, de saisir la commission de conciliation.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Je leur dirai, mais je maintiens quand même le v?u.

Mme Véronique DUBARRY, adjointe, présidente. - Merci, Monsieur GAUDILLÈRE.

M. LEGARET maintient son v?u.

Je le mets donc aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe U.M.P.P.A., assortie d?un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est repoussée.

Je vous remercie.