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Octobre 2001
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108 - QOC 2001-311 Question de M. Georges SARRE et des membres du groupe du Mouvement des Citoyens à M. le Préfet de police relative à la dégradation de la sécurité rue Piat (20e)

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2001


Libellé de la question :
"M. Georges SARRE et les membres du groupe du Mouvement des citoyens attirent l'attention de M. le Préfet de police sur la situation qui continue à se dégrader au regard de la sécurité, rue Piat (20e).
Dans l'ensemble de l'O.P.A.C. de Paris situé 38 à 46, rue Piat, les halls d'immeubles sont toujours occupés par des groupes d'individus (dont certains habitent le quartier) qui dégradent les parties communes.
Incivilités, insultes, trafics de drogues, continuent d'être le lot quotidien subi par les locataires, et ce, malgré la présence de quelques fonctionnaires de police.
De même, l'esplanade surplombant le jardin de Belleville devient, tous les soirs, un lieu de rassemblement, obligeant les riverains à éviter ce secteur de peur d'être importunés.
Cette situation, depuis quelques mois, commence à toucher d'autres groupes d'immeubles avoisinants, notamment au 47, rue Piat, celui géré par la R.I.V.P.
Aussi, M. Georges SARRE et les membres du groupe du Mouvement des citoyens demandent-ils à M. le Préfet de police quelles mesures il entend prendre pour mettre fin à cette situation, afin que les résidents de ces ensembles immobiliers puissent vivre dans de bonnes conditions de sécurité."
Réponse (M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE) :
"Je rappellerai, au préalable, que le secteur Piat/Faucheur/Envierges comporte un nombre important de logements sociaux qui abritent une population nombreuse et cosmopolite.
Cette configuration, associée aux difficultés sociales de certaines familles, fait de ce quartier un point sensible de l'arrondissement et le terrain privilégié d'actes de petite et moyenne délinquance de voie publique et de différents trafics.
A ce titre, cette partie du 20e arrondissement bénéficie de mesures de sécurisation particulièrement actives.
Tout d'abord, de 15 à 23 heures, une équipe composée de six îlotiers réalisent des patrouilles et des contrôles, tant sur la voie publique que dans les parties communes des immeubles du secteur.
De plus, chaque soir, de 17 heures à 4 heures du matin, les effectifs locaux de la direction de la police urbaine de proximité, assistés d'éléments de renforts, réalisent des opérations de sécurisation sur les différents sites sensibles du 20e arrondissement, dont le périmètre Piat/Faucheur/Envierges.
A ces modes d'action, succède, dès 23 heures, l'intervention des policiers de la brigade anti-criminalité de nuit qui portent une attention toute particulière à la surveillance de ce quartier lors de leurs passages.
Cette mobilisation policière a permis d'enregistrer des résultats encourageants.
C'est ainsi que quatorze affaires en matière de trafics de produits stupéfiants ont été traitées et résolues, au cours des cinq derniers mois, par les policiers locaux.
Fin août, des enquêteurs du service d'accueil, de recherches et d'investigations judiciaires du 20e arrondissement (S.A.R.I.J.) ont notamment interpellé, rue des Envierges, un individu en possession de 18,8 kilogrammes de résine de cannabis et de plusieurs armes de 1ère et 4e catégories.
Les services de la Direction de la police judiciaire sont également très mobilisés dans ce secteur.
Courant septembre, après un long travail d'enquête, les policiers de la 2e division de Police judiciaire ont démantelé un réseau de trafic de produits stupéfiants au sein de la cité Envierges/Faucheur. A l'issue de leur garde à vue, trois personnes ont été déférées devant le Parquet de Paris.
203 grammes d'héroïne, 2 grammes de cocaïne et plus de 100.000 F ont également été saisis à l'occasion de cette opération.
Enfin, je crois devoir rappeler le partenariat constructif que développe la préfecture de police avec les bailleurs sociaux, et qui se traduit notamment par des rencontres régulières.
Cette démarche vise à améliorer la sécurité des habitants des immeubles gérés par ces organismes et à mieux coordonner les interventions de chacun.
Depuis le début de l'année 2001, 16 séances de travail réunissant le commissariat central d'arrondissement et les bailleurs sociaux ont ainsi été organisées.
La déclinaison territoriale du contrat parisien de sécurité devrait permettre d'appréhender davantage les problèmes de sécurité locaux, tels ceux rencontrés dans ce quartier, et d'étendre ces contacts.
Ces différentes formes d'action, qui seront bien entendu poursuivies, témoignent d'une volonté constante de mes services de répondre aux fortes et légitimes attentes des habitants de cette partie du 20e arrondissement."