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Octobre 2001
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Conseil Municipal
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206 - QOC 2001-381 Question de MM. Laurent DOMINATI et Jack-Yves BOHBOT à M. le Préfet de police à propos des mesures envisagées pour assurer la sécurité des pharmaciens

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2001


Libellé de la question :
"Le nombre d'agressions contre des officines est en augmentation constante dans le but de faire main basse sur des médicaments dont l'usage illicite auprès des drogués est bien connu des services de police.
MM. Laurent DOMINATI et Jack-Yves BOHBOT souhaiteraient connaître les mesures envisagées pour assurer la sécurité des pharmaciens."
Réponse (M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE) :
"La sécurité des officines, à l'encontre desquelles le nombre de vols connaît une baisse sensible sur l'ensemble de la capitale, constitue une priorité pour les services de police qui développent, dans ce domaine, plusieurs formes d'action tant sur le plan de la prévention et de la dissuasion que sur le plan de la répression.
S'agissant tout d'abord de la prévention, de nombreuses réunions de travail ont été organisées avec les représentants régionaux de l'ordre national des pharmaciens. Cette action est relayée, au niveau des pharmacies implantées dans chaque arrondissement, par la mission de prévention et de communication de chaque commissariat central d'arrondissement.
Au cours des huit premiers mois de l'année, 31 réunions plénières ont ainsi été organisées avec les pharmaciens, avec lesquels plus de 6.000 prises de contact ont, par ailleurs, été établies.
J'ajoute qu'en début d'année, les effectifs de la Direction de la Police urbaine de proximité ont procédé à un bilan des mesures de surveillance ou de gardiennage mises en place par les responsables d'officines. Cette action a permis de renforcer encore ce partenariat auprès de la quasi totalité des pharmaciens.
Parallèlement à cet échange d'informations, des actions policières très ciblées sont conduites. Il en est ainsi des plans de dissuasion qui consistent à prévenir la commission d'actes délictueux, notamment les vols à main armée, en exerçant une action sécurisante vis-à-vis d'une activité professionnelle comportant un risque d'agression. Ils se traduisent, concrètement, par une affectation de tous les fonctionnaires de police disponibles, sur les sites sensibles, pendant un certain laps de temps.
La mise en ?uvre de ces plans est décidée en fonction de l'évolution de la physionomie en termes de commission d'actes de délinquance.
En neuf mois, 19 plans de dissuasion spécifiques aux pharmacies ont été déclenchés dans les créneaux horaires à risque, préalablement définis au cours des rencontres avec les représentants des pharmaciens.
Ce dispositif particulier a porté sur plus de 2.500 visites d'officines.
J'évoquerai enfin le travail d'enquête mené, dès lors qu'il y a commission d'un délit grave, par les services spécialisés de la direction de la police judiciaire.
Ainsi, sur les 51 affaires dont ont eu à connaître ces services depuis le début de l'année, 20 ont déjà été résolues représentant un taux d'élucidation de près de 40 %.
Je mentionnerai également, dans le cadre de ces enquêtes, le travail de synthèse réalisé par un groupe spécialisé de l'état-major de la direction de la police judiciaire, chargé de rapprocher certains faits délictueux ou criminels susceptibles d'avoir été commis par une même personne ou par un même groupe de malfaiteurs.
L'établissement de ces synthèses a notamment permis d'interpeller deux auteurs de vols à main armée, commis à l'encontre d'officines de la Capitale, et de leur imputer, pour le premier, deux autres faits similaires, et pour le second, trois autres agressions.
Je puis vous donner l'assurance que les services de police engagés dans ces diverses actions poursuivront leur mission avec toute la ténacité et l'efficacité souhaitables dans ce domaine."