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Octobre 2001
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164 - QOC 2001-422 Question de Mme Elisabeth de FRESQUET et des membres du groupe Union pour la Démocratie Française à M. le Maire de Paris sur la place du piéton dans le cadre du réaménagement de la voirie parisienne

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2001


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons à la question de Mme Elisabeth de FRESQUET à M. le Maire de Paris qui concerne la place du piéton dans le cadre du réaménagement de la voirie parisienne.
Madame de FRESQUET, vous avez la parole.
Mme Elisabeth de FRESQUET. - Dans le cadre de la réorganisation de la voirie parisienne, le piéton semble avoir été quelque peu oublié.
Les aménagements des couloirs de bus ne laissant pas de places aux livraisons, des espaces dits "Lincoln" empiétant sur les trottoirs sont aménagés. De façon générale, les trottoirs parisiens sont encombrés de mobilier urbain, de panneaux commerciaux, étalages et objets divers qui sont une gêne pour la circulation des piétons, les handicapés et particulièrement les mal voyants.
Enfin, les 120.000 deux-roues motorisés qui circulent actuellement dans la Capitale ne pouvant se satisfaire des 12.000 places de stationnement qui leur sont allouées, se garent inévitablement sur les trottoirs.
Au nom des membres du groupe Union pour la Démocratie française, je souhaiterais savoir quelles mesures M. le Maire de Paris et la municipalité envisagent-ils de prendre afin de facilité la tranquillité des piétons ?
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur GIRARD, vous avez la parole.
M. Christophe GIRARD, adjoint. - Vous constaterez, Monsieur le Président CARESCHE que je suis le dernier "Vert" présent dans cette Assemblée ; j'espère que vous appréciez, mais ce qui ne veut pas dire le "vert" de trop.
Avant de donner la réponse technique de M. BAUPIN, j'ai relu votre intervention que je trouve particulièrement intéressante et j'aimerais faire deux commentaires spontanés.
Le premier, c'est que grâce à la compétence de Jean-Pierre CAFFET, adjoint à l'urbanisme, une réflexion va être menée sur en effet cette laideur installée dans Paris depuis des années avec ce mobilier urbain, je veux parler des sanisettes et des panneaux Decaux.
Je vous donne raison sur l'encombrement des trottoirs par ces panneaux et sanisettes.
Ensuite en ce qui concerne les personnes mal voyantes, je crois que Pénélope KOMITES, en concertation avec les adjoints concernés, comme Denis BAUPIN mais également Jean-Pierre CAFFET a bien l'intention de mener une réflexion pour améliorer le déplacement de ces personnes.
Des emplacements de livraisons matérialisés sous forme de "lincolns" ont été réalisés dans le cadre de nouveaux aménagements des couloirs d'autobus élargis et protégés. Ces aménagements, utilisés depuis longtemps à Paris, ont été limités au strict minimum et positionnés là où ils présentaient la moindre gêne pour les piétons. La quasi-totalité des créations d'aires de livraisons nouvelles, ou d'extension de celles existantes, a été implantée dans les voies sécantes des axes où les couloirs d'autobus ont ainsi été protégés. Elles sont utilisées pendant les plages horaires autorisées pour les livraisons.
Monsieur le Représentant du Préfet de police, dans certaines rues de Paris et celles notamment qui sont proches d'ici, les livraisons sont souvent faites en dehors des horaires légaux sans qu'il y ait de sanctions malheureusement : par exemple, rue du Temple.
Rappelons par ailleurs que les mobiliers urbains installés sur la voie publique sont des mobiliers de défense, destinés à empêcher le stationnement illicite des véhicules et donc à favoriser le cheminement des piétons sur les trottoirs.
L'ensemble de nos projets en faveur des quartiers verts, des espaces civilisés et plus globalement en faveur des circulations douces seront l'occasion d'élargir l'espace consacré aux piétons et de faciliter leurs déplacements.
En ce qui concerne le stationnement des deux roues motorisés, 120.000 de ces véhicules circulent effectivement à Paris. Le nombre de places a été augmenté et actuellement 15.080 places sont aménagées pour le stationnement des deux roues.
Dans le cadre du budget 2002, un programme d'aménagement de places supplémentaires est inscrit. De plus, lors des réaménagements de la voirie, il est systématiquement prévu la création d'emplacements pour le stationnement des deux roues.
Enfin, il convient de préciser que les parcs de stationnement concédés de la Ville de Paris offrent des possibilités pour le stationnement des deux roues motorisés.
Il est vraisemblable que la capacité actuellement offerte au stationnement des deux roues sur voie publique est insuffisante. La Municipalité accentuera son effort dans ce domaine. Il reste que l'équipe municipale s'attachera, en liaison avec la Préfecture de police, à répondre favorablement à toute demande de création d'emplacements pour le stationnement des deux-roues qui lui sera présentée.
Les choix d'emplacement de ces points de stationnement font l'objet d'une concertation fine avec les associations d'usagers.
J'espère avoir répondu en partie à votre question et avoir représenté M. BAUPIN au mieux.
M. Christophe CARESCHE, adjoint président. - La parole est à Mme de FRESQUET.
Mme Elisabeth de FRESQUET. - Merci beaucoup.
Concernant le mobilier urbain, je crois que c'est une très bonne nouvelle de revoir ce qui est actuellement fait. En revanche, j'insiste sur le stationnement des deux-roues motorisées. Il y a vraiment un déficit très important.
Concernant toujours ces stationnements dans les parcs de la Ville, il faut reconnaître que les places sont tout à fait ridicules par rapport, là encore, au nombre de deux-roues.