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Octobre 2001
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Conseil Municipal
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144 - QOC 2001-314 Question de M. Jean-Didier BERTHAULT et des membres du groupe "Rassemblement pour la République et apparentés" à M. le Maire de Paris relative à la dégradation des passages souterrains boulevard Berthier (17e)

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2001


Libellé de la question :
"Les riverains du boulevard Berthier (17e) constatent, jour après jour, la dégradation des différents passages piétons souterrains situés entre la porte d'Asnières et la rue de Courcelles, en raison de la présence croissante de prostituées dans ce quartier, sujet à propos duquel de multiples interventions ont été faites auprès de M. le Préfet de police.
Ces passages souterrains sont, la nuit, des lieux de racolage, et les habitants qui les empruntent quotidiennement déplorent l'état de saleté des lieux et la présence de préservatifs.
M. Jean-Didier BERTHAULT et les membres du groupe "Rassemblement pour la République et apparentés" demandent à M. le Maire de Paris, comme c'est le cas dans les jardins publics, la fermeture de ces passages souterrains la nuit par la pose de grilles. Cette mesure permettrait d'éviter que ces lieux servent aux activités nocturnes de racolage évoquées et diminuerait ainsi les causes de dégradation de la propreté. Elle permettrait également d'assurer une meilleure sécurité du quartier."
Réponse (M. Denis BAUPIN, adjoint) :
"Le passage souterrain pour piétons Paul-Adam, au niveau de la place Paul-Léautaud, est un ouvrage qui date de 1976. Trois trémies d'accès existaient initialement : une de part et d'autre du boulevard Berthier, aux angles Berthier/rue Eugène-Flachat et Berthier/rue de Senlis et une à l'angle Berthier/avenue Paul-Adam. Cette dernière a été supprimée dans le cadre des travaux de la rocade bus nord-ouest réalisés cette année.
Les traversées piétons sont autorisées en surface sur le boulevard Berthier, en entrée et en sortie de la place Paul-Léautaud, par l'intermédiaire de passages protégés par un marquage au sol avec présence de deux obstacles (bornes hautes) dans l'axe central de la chaussée.
Le passage souterrain pour piétons Abbé-Rousselot a été ouvert en 1968. Il autorise la traversée souterraine du boulevard Berthier, au niveau de la rue de l'Abbé-Rousselot, à un endroit situé en sortie immédiate du passage souterrain pour véhicules de la porte d'Asnières, ce qui rend difficile et même dangereuse la mise en place d'un passage protégé de surface régulé par une signalisation lumineuse tricolore. Il a été équipé d'un éclairage anti-vandalisme en 1995 afin d'améliorer la sécurité du parcours.
Si l'entretien de ces ouvrages souterrains, où se concentre la délinquance, est effectivement source de difficultés, leur suppression ne doit être envisagée qu'une fois offerte une alternative satisfaisante en surface aux piétons.
Or, la situation est très inégale entre les deux passages souterrains pour piétons.
A mi-chemin de ces 2 passages souterrains, des passages protégés équipés d'îlots axiaux permettant le refuge des piétons offrent une sécurité optimale pour les traversées et sont situés sur les mêmes trottoirs que les accès au 2 passages souterrains.
Si un aménagement de ce type peut d'ores et déjà être prévu au titre d'un prochain programme au niveau de la place Paul-Léautaud, afin d'envisager la suppression du passage souterrain Paul-Adam, en revanche, aucune solution technique satisfaisante n'apparaît pouvoir remplacer le passage souterrain pour piétons Abbé-Rousselot.
Par ailleurs, la fermeture la nuit de ces passages par des grilles ne se pose pas dans les mêmes termes que dans les jardins publics, des agents de surveillance spécialisés étant affectés sur place ou à proximité de ceux-ci, ce qui n'est pas le cas des passages souterrains.
Les seuls passages souterrains fermés la nuit sont ceux où existe un guichet de vente R.A.T.P. lorsque le passage souterrain sert également d'accès à une station ou qui bénéficie d'une présence permanente rendant aisées les ouvertures et fermetures de l'ouvrage.
De manière générale, une décision de fermeture ne doit être prise qu'en concertation avec les services de la Préfecture de police."