Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Octobre 2001
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

190 - QOC 2001 365 Question de Mme Marie-Chantal BACH, MM. Laurent DOMINATI et Jack-Yves BOHBOT à M. le Préfet de police concernant les mesures à prendre pour mettre fin à l'activité de pickpockets à laquelle se livre un groupe de jeunes filles sur la ligne 1 due métro

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2001


Libellé de la question :
"Depuis plusieurs mois, un groupe de jeunes filles se livre à des activités de pickpocket sur la ligne 1 du métro "La Défense - Château de Vincennes".
Les victimes sont bien souvent des passagers âgés ou des touristes.
Malgré la mise en place du plan "Vigipirate renforcé", cette forme de délinquance ne s'est pas interrompue.
Quelles mesures M. le Préfet de police envisage-t-il de prendre pour mettre fin à ces agissements ?"
Réponse (M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE) :
"Plusieurs lignes de métro desservant plus particulièrement les sites touristiques de la Capitale sont effectivement le lieu de prédilection de mineurs pickpockets, originaires le plus souvent des pays d'Europe de l'Est.
Les effectifs du service de protection et de surveillance des réseaux ferrés parisiens, qui compte près de 500 fonctionnaires, dont une soixantaine de policiers en civil, ont pour mission prioritaire de lutter contre les vols à la tire commis dans l'enceinte du métropolitain.
C'est ainsi que durant la période estivale, particulièrement propice à la commission de ce type de délits, des surveillances quotidiennes sont effectuées par des gardiens de la Paix en tenue, sur les quais des stations des lignes 1 et 4, durant des créneaux horaires prédéfinis.
Cette présence dissuasive, particulièrement appréciée des usagers et des agents de la R.A.T.P., est, d'une manière générale, accentuée dès que la physionomie d'une ligne évolue.
Cette action se double d'interpellations des mineurs délinquants, réalisées par les policiers de ce service spécialisé, en collaboration avec les agents de surveillance de la R.A.T.P.
Depuis le début de l'année, 343 mineurs ont ainsi été interpellés et placés en garde à vue.
Toutefois, force est de constater que les mesures d'assistance éducative, qui peuvent être ordonnées par le juge à l'égard de ces mineurs, à l'issue de leur placement en garde à vue, s'avèrent peu efficientes.
Conscients des limites du cadre juridique en vigueur dans lequel s'inscrit leur action, les services de police procèdent parallèlement à des enquêtes judiciaires très minutieuses, nécessitant quelques fois plusieurs mois de surveillances, afin de démasquer les adultes qui utilisent ces enfants et les incitent à voler.
C'est ainsi que le 11 octobre dernier, après trois mois d'enquête, ont été interpellés, sur la commune de Roissy, trois adultes yougoslaves qui, chaque jour, déposaient des jeunes filles mineures dans les gares parisiennes et venaient les rechercher le soir, après qu'elles aient accompli, dans la journée, divers actes malveillants.
Au cours de cette opération, les véhicules de ces individus et l'équivalent de la somme de 15.000 F, répartie en dix devises étrangères, ont été saisis.
Je puis vous donner l'assurance que les services de police chargés de la surveillance du métropolitain demeureront particulièrement vigilants et mobilisés face à ce type d'agissements."