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Octobre 2001
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79 - QOC 2001-334 Question de Mme Nicole AZZARO et des membres du groupe "Les Verts" à M. le Maire de Paris à propos des économies d'énergie dans les bâtiments et équipements de la Ville de Paris

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2001


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - La question suivante de Mme Nicole AZZARO à M. le Maire de Paris est à propos des économies d'énergie dans les bâtiments et équipements de la Ville de Paris.
Je donne la parole à Mme Nicole AZZARO.
Mme Nicole AZZARO. - Merci, Monsieur le Maire. Je vais vous parler des économies d'énergie que pourrait faire l'Hôtel-de-Ville. C'est aussi une manière de faire en sorte que Paris marque son adhésion à la signature du protocole de Kyoto car les décisions tardent à se mettre en oeuvre.
Il serait intéressant de reprendre à notre compte les campagnes lancées par Greenpeace ou celles proposées par l'A.D.E.M.E. qui, bien sûr, s'adressent aux particuliers, mais qui peuvent aussi concerner les collectivités. Ici force est de constater que tout regorge de lumières : les salles de commission, les couloirs, les bureaux. Ces ampoules produisent bien plus de chaleur que de lumière, elles sont également très grandes consommatrices d'énergie. La solution économique qui permet de faire des économies financières et de protéger notre environnement est l'emploi des ampoules basse consommation.
Bien sûr, ces ampoules sont plus chères à l'achat, mais elles durent beaucoup plus longtemps, jusque dix fois et consomment 4 à 5 fois moins.
Les services techniques sont souvent intéressés par le fait que la maintenance est moins sollicitée.
La Mairie de Paris doit être moteur dans ce domaine. La première phase doit concerner l'Hôtel-de-Ville et être étendue à l'ensemble des équipements de la Ville.
Les élus du groupe "LesVerts" demandent à M. le Maire de Paris de préciser le nombre de pièces équipées d'ampoules basse consommation, de présenter un calendrier de campagne afin de remplacer les ampoules classiques par les ampoules basse consommation et de présenter les économies réalisées. Enfin, de s'engager à rajouter, dans les nouveaux marchés concernés, des clauses spécifiques sur ce sujet.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Pour répondre, je donne la parole à M. CAFFET.
M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint. - Je peux répondre à Mme AZZARO que je n'ai pas encore, à l'heure qu'il est, de réponse précise à la première question qui a été posée, à savoir le nombre de bureaux - il faut préciser si c'est à l'intérieur de l'Hôtel-de-Ville ou dans les équipements municipaux - équipés d'ampoules basse tension.
Je suis à la recherche de renseignements. Dès que j'en aurai obtenu, je ne manquerai pas de les communiquer à Mme AZZARO.
Sur les deux autres questions, je peux répondre que la Ville mène déjà une démarche qui vise à économiser l'énergie et notamment l'énergie électrique.
Ainsi à l'occasion d'opérations de renouvellement de matériels ou de réhabilitations, et lorsque cela est techniquement possible, l'emploi de lampe à décharge est privilégiée, j'entends les tubes fluorescents ou les lampes fluo-compactes.
Il convient toutefois de préciser que ce type de lampe n'est pas adaptable sur tous les luminaires, ce qui est le cas des lustres monumentaux de l'Hôtel-de-Ville et que, par ailleurs, son emploi n'est justifié que pour des durées de fonctionnement importantes.
Cela étant, dans une approche plus globale des problèmes énergétiques qui sont posés par cette question, les services de la Ville vont engager très rapidement une action dite de maîtrise de demande en énergie.
Un nouveau cycle d'actions : la M.D.E. (maîtrise de demande en électricité), sera mis en place, dont la première application va être ciblée sur les bâtiments de l'Hôtel-de-Ville.
En quoi consiste cette démarche dite de maîtrise de la demande en électricité ? Elle consiste à établir un diagnostic très fin des consommations électriques d'un bâtiment afin de définir et surtout hiérarchiser les actions visant à économiser l'électricité. C'est une méthode qui permet de choisir en toute connaissance de cause le meilleur équilibre entre l'objectif environnemental en matière d'économie d'énergie et la gestion financière de cet objectif puisqu'il faut trouver l'équilibre entre la consommation d'énergie et le coût de ces équipements qui, comme l'a rappelé Mme AZZARO, sont plus chers que les lampes normales.
En parallèle, il est prévu également d'engager une action de sensibilisation auprès des gestionnaires des équipements municipaux afin de rappeler à chacun des réflexes simples qui peuvent contribuer de façon importante à la maîtrise énergétique.
Enfin, en ce qui concerne la troisième question qui porte sur l'intégration de clauses spécifiques dans les marchés, je peux vous dire que les obligations en matière d'économie d'énergie dans les principaux domaines concernant notamment le chauffage et l'éclairage sont d'ores et déjà incluses dans les dossiers d'appel d'offres au travers d'un ensemble de préconisations techniques permettant d'atteindre la meilleure efficacité énergétique possible.
Ce chantier est devant nous, il commence et je pense que la démarche de maîtrise de demande en électricité portera rapidement ses fruits, du moins je l'espère.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Madame AZZARO, vous avez la parole.
Mme Nicole AZZARO. - Juste pour préciser que j'ai bien dit que si Paris devait être moteur, la première phase devait concerner l'Hôtel-de-Ville. Donc la liste des pièces demandées concerne bien l'Hôtel-de-Ville et non pas l'ensemble de Paris.