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Octobre 2001
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Conseil Municipal
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14 - VI - Question d'actualité de M. Jacques DAGUENET et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris relative au rattrapage des retards en matière de recrutement de personnels

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2001


M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous passons à la question de M. DAGUENET relative au rattrapage des retards en matière de recrutement de personnels.
La parole est à M. Jacques DAGUENET.
M. Jacques DAGUENET. - Mes chers collègues, vous vous souvenez peut-être qu'au mois de juillet, à l'occasion de l'intervention faite sur la mise en place de la R.T.T., j'avais souligné combien le bilan laissé par la droite était désastreux. Avant l'application de la R.T.T., dans beaucoup de secteurs, il manque un nombre important d'agents et la situation est particulièrement aiguë dans des secteurs tels que la propreté, la petite enfance et tout ce qui touche à l'animation et au social.
Et je disais alors que pour les années à venir, la création d'emplois sera un des enjeux majeurs de la mandature. Il y a là, effectivement, un véritable défi à relever pour notre majorité municipale si l'on veut déployer un service public de qualité respectueux des attentes des Parisiens et des Parisiennes et qui s'appuie sur un personnel communal et départemental motivé qui se sente responsable et partie prenante de la qualité de ce service public.
Bien évidemment, le calendrier difficile et la nécessité de commencer à combler le retard rencontrent au même moment la mise en place de la R.T.T. et la création d'équipements nouveaux, deux volontés exigeantes, elles aussi, en création d'emplois.
Nous ne sommes donc pas aveugles sur l'ampleur du défi à relever, d'autant qu'il nous faut absolument inscrire ces nécessités dans la réflexion d'ensemble de modernisation et de développement du service public, et ce, pour permettre de toujours mieux répondre aux attentes des usagers.
Dans ce cadre, le budget 2002 devrait être pour nous l'occasion d'un geste significatif en matière de création d'emplois hors R.T.T. et hors fonctionnement des équipements nouveaux. Nous le demandons car il en va de la réussite de la plupart des grands chantiers de cette mandature et nous pensons également qu'il est nécessaire d'engager une réflexion parallèle sur la question de l'attractivité des emplois offerts par la Ville.
En effet, dans quelques secteurs extrêmement sensibles pour la population parisienne, que ce soit la petite enfance, l'animation périscolaire ou le secteur social, il semble que la volonté de la Ville rencontre de véritables difficultés. L'offre serait, dans ces domaines, bien plus importante que la demande.
M. LE MAIRE DE PARIS. - ... C'est deux minutes trente...
M. Jacques DAGUENET. - ... Et la Ville, pour nous, doit regarder de près ce qu'elle offre, à savoir sa politique salariale et déroulement de carrière, la formation notamment. Pour nous, il y a véritablement un chantier à engager.
Enfin, je pense qu'il ne serait pas inutile que nous débattions de toutes ces questions en Conseil de Paris, sur la base d'une communication du Maire sur le politique de la ville en matière de ressources humaines.
Merci, Monsieur le Maire.
M. LE MAIRE DE PARIS. - La parole est à M. François DAGNAUD.
M. François DAGNAUD, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.
Le constat dressé par notre collègue Jacques DAGUENET est fondé et notre objectif est bien d'engager une politique de remise à niveau dans un certain nombre de secteurs, notamment les secteurs sociaux ou ayant trait à la propreté, qui correspondent à de vraies attentes de nos concitoyens.
Je vous rappelle à cet effet que dès l'année passée, le budget primitif et le modificatif 2001 ont permis de créer un certain nombre d'emplois correspondant à ces priorités, qu'il s'agisse de la petite enfance avec plus de 200 emplois créés, de la sécurité avec 700 emplois créés, des écoles avec une centaine d'emplois créés ou de la propreté avec un premier volant de création d'emplois à hauteur de 78.
Vous l'aurez compris, ce mouvement de remise à niveau s'inscrit dans une vision de mandature. Le budget 2002 permettra de poursuivre le mouvement engagé l'an passé, hors A.R.T.T.
Les créations d'emplois viseront en effet à mettre en ?uvre les priorités de la mandature, sur les services en relation avec les publics et les services de proximité. C'est pourquoi, les créations d'emplois strictement administratifs ne figurent pas, à ce stade de la réflexion, parmi les priorités.
De même, la mise en place de l'A.R.T.T. prévoit, dès 2002, un volant significatif de créations d'emplois avec un premier palier à hauteur d'au moins mille emplois créés.
Pour autant, si les créations d'emplois constituent, de toute évidence, une réponse aux difficultés évoquées, elles ne constituent pas pour autant la seule réponse.
Nous souhaitons nous appuyer sur le protocole des 35 heures pour engager une vaste mobilisation des compétences. Nous faisons le pari de l'amélioration du service public par une modernisation des outils, notamment l'informatisation, la réorganisation des procédures afin d'engager et d'obtenir des gains de performance.
Vous appelez l'attention du Conseil sur les difficultés que rencontre notre collectivité dans sa politique de recrutement. Je vous remercie de me permettre d'évoquer devant notre Conseil les éléments d'ores et déjà engagés et ceux prévus pour répondre à une difficulté qui est réelle et que vous avez très justement pointée. Nous avons déjà engagé une politique de promotion de la collectivité auprès des écoles qui forment des agents auxquels nous faisons appel, une politique de pré-recrutement qui permet à des candidats de présenter le concours avant même d'avoir terminé leur scolarité, une politique de contrat de formation qui permet à des élèves d'être rémunérés par la Ville dès avant l'intégration des effectifs.
Dans le cadre du protocole d'accord 35 heures nous avons ouvert d'autres pistes, notamment celle qui permettrait de faciliter l'accès au logement dans Paris.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Il faut conclure, Monsieur DAGNAUD.
M. François DAGNAUD, adjoint. - Nous avons également engagé une politique de formation qualifiante, avec là aussi dès le budget 2002 un effort en matière de formation tout à fait significatif. D'autres mesures sont en cours d'étude.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup.