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Octobre 2001
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80 - QOC 2001-335 Question de M. Christophe NAJDOVSKI et des membres du groupe "Les Verts" à M. le Maire de Paris relative au conflit entre maîtres-nageurs et professeurs de la Ville de Paris et ses répercussions sur les cours de natation dispensés aux élèves des écoles élémentaires

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2001


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - La question suivante de M. Christophe NAJDOVSKI à M. le Maire de Paris est relative au conflit entre maîtres-nageurs et professeurs de la Ville de Paris et ses répercussions sur les cours de natation dispensés aux élèves des écoles élémentaires.
La parole est à M. NAJDOVSKI.
M. Christophe NAJDOVSKI. - Ma question est relative au conflit opposant les maîtres-nageurs appelés éducateurs sportifs des activités nautiques à la Ville de Paris et ses répercussions sur les cours de natation qui sont dispensés aux élèves des écoles élémentaires.
Vous savez que, depuis la fin du mois d'octobre 2000, un conflit oppose les E.S.A.N. à la Ville de Paris.
Des grèves perlées ou tournantes font que les cours de natation ne sont plus dispensés depuis cette date et, aujourd'hui, ce sont 100.000 écoliers qui sont privés de natation à Paris.
Dans un certain nombre d'écoles - je suis un élu du 12e et je pense que d'autres élus ont été interpellés dans leur arrondissement par les Fédérations de parents d'élèves - les élèves entament leur deuxième année sans cours de piscine.
Le groupe "Les Verts" a appris récemment par la presse qu'un inspecteur a récemment été nommé par la municipalité pour faire le point sur l'enseignement de la natation scolaire à Paris. Il devra rendre un rapport avant le 20 décembre.
Nous saluons cette initiative, mais nous nous interrogeons sur les solutions qui peuvent être trouvées à court terme pour faire en sorte que les élèves aient des cours de natation dès ces prochaines semaines.
Il s'agit là d'un problème complexe, vous l'avez déjà évoqué, Monsieur le Maire, hier soir. Toutefois, nous souhaitons vous demander ce que vous entendez faire pour mettre fin à ce conflit et permettre ainsi aux écoliers parisiens de retrouver le chemin des bassins de natation.
Je vous remercie.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur CHERKI, vous avez la parole.
M. Pascal CHERKI, adjoint. - Je vous promets en deux minutes, j'ai eu l'occasion hier suite à une question de M. DAGUENET de m'exprimer là-dessus, vous étiez là, Monsieur NAJDOVSKI, je vous ferai l'économie d'une réponse longue.
Avec Eric FERRAND, nous sommes très attentifs à ce que ce conflit puisse trouver une issue, je n'ose pas dire rapide, mais qui permette d'en terminer avec ce conflit qui dure depuis deux ans, que nous avons récupéré depuis mars dernier.
L'inspecteur principal de la jeunesse et des sports, M. Rémi VIENNOT, est chargé d'une mission de médiation et doit rencontrer les principales parties : les éducateurs, les professionnels de la Ville de Paris, les fédérations de parents d'élèves, les Directions des Affaires scolaires et de la Jeunesse et des Sports, ainsi qu'Eric FERRAND et moi-même afin qu'il puisse rechercher des solutions de médiation.
J'ai la conviction, sans rentrer dans les détails, que ces solutions passent par le fait que dans l'intérêt des enfants, professeurs de la Ville de Paris, éducateurs sportifs des activités nautiques, puissent chacun dans leurs propres prérogatives respectives, avec un statut qu'ils reconnaissent pleinement leurs capacités à être des enseignants des activités nautiques, et puissent concourir à l'exercice de l'enseignement.
Quelles sont les mesures transitoires pour assurer je dirai les enseignements de natation ? Il n'y en a pas.
Les textes imposent la présence des éducateurs sportifs aux activités nautiques autour du bassin pour les fonctions de surveillance.
A partir du moment où ceux-ci ont déclenché une grève et sont en grève, il n'y a aucun moyen de les y contraindre.
C'est la raison pour laquelle je m'étais rendu à leur AG pour leur demander de suspendre leur mouvement. Ils ont estimé, compte tenu du comportement passé de la Ville, qu'il convenait de maintenir la pression, c'est leur choix.
Je les ai invités à bien méditer sur cette attitude en sachant qu'il y avait une opinion qui était plutôt attentive mais qui devait se lasser et se retourner contre eux.
M. Christophe NAJDOVSKI. - Deux mots pour dire que si la précédente mandature n'avait pas su trouver une issue positive à ce conflit, il est de notre devoir à nous de le faire et de faire en sorte que les enfants puissent se voir dispenser les cours de natation qui sont, je le rappelle, obligatoires.
M. Pascal CHERKI, adjoint. - Soyez assuré, Monsieur NAJDOVSKI, qu'avec Eric FERRAND, c'est notre préoccupation principale d'arriver à faire en sorte que les enfants puissent trouver le plus rapidement possible le chemin de la natation scolaire.
C'est un conflit compliqué. Il dure depuis longtemps et notre souci c'est de le régler définitivement. Nous avons prévu des mesures transitoires. Si nous avons donné un délai jusqu'au 20 décembre au médiateur pour vider au fond le contentieux, c'est qu'il y a une raison.