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Octobre 2001
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28 - 2001, DLTI 67 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres pour la fourniture de vêtements de travail destinés aux agents locaux de médiation sociale de la Direction de Prévention et de la Protection

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2001


Mme Clémentine AUTAIN, adjointe, présidente. - Nous passons au projet de délibértion DLTI 67 concernant un marché sur appel d'offres pour la fourniture de vêtements de travail destinés aux agents locaux de médiation sociale de la Direction de Prévention et de la Protection.
Je donne la parole à M. GOUJON.
M. Philippe GOUJON. - Merci, Madame le Maire.
Je suis un peu étonné qu'on n'ait pas évoqué ce projet de délibération en 5e Commission puisqu'il s'agit quand même de doter des personnels de sécurité, entre guillemets, de vêtements de travail. Les A.L.M.S. avaient un uniforme quand ils servaient sur la voie publique, notamment pour assurer la surveillance des points d'écoles puisque c'est une politique que nous avons initiée, il y a deux ans, en coproduction, comme on dit aujourd'hui, avec la Préfecture de police. Je regrette donc que cet uniforme, si j'ai bien compris, soit supprimé.
Vous avez sans doute peur de mettre des personnels en uniforme sur la voie publique. Vous les dotez donc d'une parka rouge (je ne m'étendrai pas sur le caractère esthétique ou non de cette parka, ce n'est pas le sujet) avec une inscription "Ville de Paris médiateur" ou "médiation". Donc, les Parisiens vont tout de suite comprendre de quoi il s'agit...
Les automobilistes parisiens n'identifieront pas forcément ces personnels comme des agents chargés de la surveillance des points d'écoles et d'assurer la circulation, d'autant plus que ces personnels seront amenés à remplir également d'autres missions de nature sociale un peu floue et indéfinie, mais enfin ils auront d'autres missions.
On connaît pourtant déjà les difficultés qu'ont les gardiens de la paix eux-mêmes à assurer leurs missions sur la voie publique alors qu'ils sont en uniforme et dotés d'une arme. Je me demande quelle autorité auront aujourd'hui sur la voie publique, pour faire la circulation et surveiller les points d'école - ce qui est une mission particulièrement délicate - des personnels affublés d'un blouson rouge.
Je voudrais également dire que le Préfet de police lui-même d'ailleurs, si j'ai bien compris, va modifier l'uniforme des A.S.P., anciennes "pervenches", considérant qu'il faut revaloriser cet uniforme pour renforcer son caractère autoritaire. C'est donc ce qui va être fait pour la Préfecture de police et là, on fait exactement le contraire à la Ville. Comprenne qui pourra !
Je voudrais interroger le représentant du Préfet de police sur cette suppression de l'uniforme des A.L.M.S. en surveillance des points d'école, s'il peut me donner son avis de technicien sur ce point.
Dernière question. Je voudrais savoir s'il est vrai que seuls quelques dizaines de ces emplois-jeunes ont été recrutés, au lieu des cinq cent prévus, et dont on va acheter les uniformes dans ce projet de délibération puisqu'on prévoit dans le cadre d'un appel d'offres au minimum 250, au maximum 1.000, mais on prévoit des vêtements pour 500 emplois-jeunes alors que, d'après certaines informations, seuls quelques dizaines auraient été recrutés, empêchant ainsi la Préfecture de police de redéployer, comme elle le souhaite et de façon ample, ses effectifs sur la voie publique.
Je voudrais donc également poser au représentant du Préfet de police la question de savoir combien la Préfecture de police a pu redéployer de gardiens de la paix sur la voie publique en raison du recrutement de ces quelques dizaines d'emplois-jeunes par la Ville à la sortie des écoles.
Je vous remercie.
Mme Clémentine AUTAIN, adjointe, présidente. - Je vous remercie, Monsieur GOUJON. Je suis très attristée que les tenues, que nous avons mis beaucoup de temps, en concertation, à choisir, ne vous séduisent pas.
Je donne la parole à M. Christophe CARESCHE.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, au lieu et place de M. François DAGNAUD, adjoint, au nom de la 2e Commission. - Madame la Maire, je voudrais rapidement dire à M. GOUJON que nous avons passé beaucoup de temps à réfléchir sur ces tenues, en poursuivant un double objectif.
Le premier était d'identifier ces personnels, affectés non pas à des tâches de sécurité mais à des tâches de médiation. Ces personnels n'ont pas la qualification de police judiciaire qu'auront les A.S.P. et qui leur permettra d'intervenir effectivement. Ce n'est pas dans cet état d'esprit que nous avons déployé les emplois-jeunes.
Je voudrais vous rendre attentif à une chose, Monsieur GOUJON : l'uniforme précédent de la Ville de Paris identifiait tellement les emplois-jeunes à des agents de sécurité que cela, à mon sens, les exposait à un certain nombre de difficultés. Ne pas les identifier à des forces de sécurité est aussi une façon de les protéger.
Nous avons voulu en second lieu insister sur leur qualification de médiateurs. Avant d'être agents de sécurisation, ils sont agents de médiation et auront en tant que tels à faire un travail à la sortie des écoles.
Je vous rappelle enfin qu'ils ont, conformément à la réglementation européenne, un gilet de couleur orange lorsqu'ils sont sur la voie publique. Cela permet de les identifier, de les repérer aussi nettement, vous l'avez souligné vous-même, qu'avec la parka rouge.
Je voudrais ajouter un mot sur leur recrutement. Monsieur GOUJON, vous vous glorifiez de 150 : lorsque nous sommes arrivés, nous nous sommes aperçus qu'il n'y en avait pas 150, mais à peine une trentaine. Une partie de ceux que nous recrutons actuellement vient combler les postes que vous avez laissé vacants. C'est une difficulté supplémentaire pour nous.
Nous en sommes à peu près à 200 emplois-jeunes recrutés à ce jour. Nous avons toujours dit que ce dispositif mettrait du temps pour monter en puissance. Il a été décidé au mois de juillet dernier et malgré toutes les informations, ou la désinformation plutôt que j'ai pu lire en septembre, les résultats sont plutôt satisfaisants. Les choses se mettent en place au rythme prévu.
Je pense donc qu'à la fin de cette année, nous atteindrons les 500 emplois-jeunes. Ce n'est pas un objectif gagné d'avance. J'espère qu'il sera atteint : nous nous y employons.
(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste et radical de gauche, du Mouvement des citoyens, communiste et "Les Verts").
Mme Clémentine AUTAIN, adjointe, présidente. - Je vous remercie.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DLTI 67.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2001, DLTI 67).