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Octobre 2001
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127 - QOC 2001-412 Question de Mme Claire de CLERMONT-TONNERRE et des membres du groupe "Démocratie libérale et indépendants" à M. le Maire de Paris relative à l'installation de jardinières sur les banquettes de séparation des couloirs de bus

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2001


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons à la question de Mme Claire de CLERMONT-TONNERRE à M. le Maire de Paris relative à l'installation de jardinières sur les banquettes de séparation des couloirs de bus.
La parole est à Mme de CLERMONT-TONNERRE.
Mme Claire de CLERMONT-TONNERRE. - Merci, Monsieur le Maire.
Il y a quelques semaines, vous avez fait installer des bacs de grande dimension sur les fameuses banquettes de béton réalisées rue de Rivoli. Une cinquantaine de jardinières plantées de bambous, malheureusement déjà déplumés, ont fait leur apparition sur ces deux kilomètres de voies selon un rythme et un aspect esthétique qui mériteraient débat, en particulier aux abords du Louvre. Au regard de cette initiative, je souhaiterais, Monsieur le Maire, que vous nous indiquiez s'il est exact que le coût total de ces aménagements dits décoratifs est bien de 350.000 F.
Je souhaiterais également savoir quelle a été la nature des études conduites avant de décider de ce principe coûteux de jardinières et de leur plantation avec des hibano bambusa tranquillens ? Ces bambous assoiffés et desséchés, qui pourtant, sont sensés être dotés d'un feuillage vert et persistant, bénéficient-ils vraiment depuis leur implantation d'un entretien suffisant ?
Pensez-vous, Monsieur le Maire, que le positionnement de ces végétaux soit bien adapté pour résister au passage des bus, des camions, des voitures et des motos qui empruntent cet axe important de circulation ? D'ailleurs, si vous prenez le bus, comme moi, vous constaterez que l'on entend même le frottement des feuilles sur le flanc des bus.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Cela, c'est le plus !
Mme Claire de CLERMONT-TONNERRE. - Enfin, pour clore ma question, je souhaiterais, Monsieur le Maire, que vous nous précisiez si vous envisagez de poursuivre ce type de décorations sur la totalité des 41 kilomètres de banquettes devant être réalisés en 2001 et quel en sera le coût total pour notre collectivité ?
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je donne la parole à M. CONTASSOT.
M. Yves CONTASSOT, adjoint. - Je peux vous préciser que le coût unitaire est effectivement de 2.700 F, le coût total de 343.000 F, toutes taxes comprises et incluant la pose et le coût d'achat.
L'achat de ces jardinières a été effectué dans le cadre d'un marché existant depuis plusieurs années. Cependant, le coût élevé ne m'a pas plus échappé qu'à vous-même et je souhaite qu'à l'avenir, une politique d'achat moins onéreuse soit mise en ?uvre et les marchés seront modifiés.
Ces plantations ont été retenues en raison des différentes contraintes apparues au cours de l'étude de faisabilité de cette implantation. Ces végétaux, d'un point de vue réglementaire, ne pouvaient pas dépasser 1,5 mètre, devaient être rigides pour ne pas s'affaisser sur la chaussée et disponibles en pépinières pour être transposés rapidement avant le 29 septembre 2001. Leur ordonnancement et leur emplacement ont été réglés avec l'accord très précis de la Préfecture de police.
L'entretien des hibano bambusa tranquillens s'effectue de nuit, soit dans le couloir de bus, soit à partir des voies de circulation, selon les possibilités d'intervention et avec un protocole réglé avec la Préfecture de police. A cette fin, un camion d'arrosage et un camion contenant les plantations de remplacement éventuel sont mis en service ainsi qu'un véhicule de signalisation en cas de nécessité. Par ailleurs, le dessèchement du feuillage constaté sur certains des végétaux est, d'une part, le résultat de la transposition du végétal dans son nouveau milieu, mais il résulte également d'un dysfonctionnement interne du service de l'exploitation de la Direction des Parcs, Jardins et Espaces verts qui n'a pas donné suffisamment tôt les consignes d'arrosage nécessaires après la transplantation. Cependant, au printemps prochain, ces végétaux devraient présenter de nouvelles pousses.
Ces végétaux sont par ailleurs réputés pour leur résistance à la pollution. Je vous invite à aller voir à Shanghai, ville pourtant très polluée, et ils peuvent s'adapter aux nuisances générées par la circulation automobile. Leur état phytosanitaire fait l'objet d'une surveillance par les services.
Ces jardinières ont été mises en place à titre expérimental, comme il avait été annoncé. D'autres hypothèses sont d'ores et déjà à l'étude avec, pour objectif, une végétalisation continue de la banquette centrale pour les nouveaux couloirs d'autobus.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Mme de CLERMONT-TONNERRE a la parole.
Mme Claire de CLERMONT-TONNERRE. - Monsieur le Maire, si toutefois l'état de santé des bambous ne s'améliorait pas, je vous livre deux idées : la première, que je formulerai avec humour, serait d'installer dans ces bacs à l'occasion des traditionnelles décorations de fin d'année des sapins de Noël à la place des bambous déplumés ; la seconde, plus sérieuse, serait de retirer ces 50 bacs de la voirie et de les mettre à la disposition des écoles élémentaires qui développent dans le cadre de leur "projet d'école" des activités pédagogiques liées au jardinage et ceci, en priorité pour les écoles qui ne disposent pas d'espace vert dans l'enceinte de leur établissement.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur CONTASSOT, vous avez la parole.
M. Yves CONTASSOT, adjoint. - En ce qui concerne les écoles, nous avons heureusement un projet, avec Eric FERRAND, bien plus ambitieux que simplement leur donner une jardinière, en matière de jardin potager notamment. Je rappelle qu'il y en aurait 49 pour l'ensemble des écoles parisiennes.