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Janvier 2005
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2005, SGRI 4 - Aide exceptionnelle en faveur des populations sinistrées en Asie du Sud par le tsunami du 26 décembre 2004. - Montant : 1.000.000 euros.

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 2005


M. LE MAIRE DE PARIS. - Chers collègues, avant de passer au sujet pour lequel nous sommes réunis aujourd?hui, c?est-à-dire le Plan local d?urbanisme, je vais vous dire quelques mots très rapides sur ce qui nous a mobilisés en ce début d?année, à savoir notre réponse à la catastrophe et à la tragédie humanitaire de l?Asie du Sud. D?abord, bien que l?on se soit réunis, mais très brièvement, pour marquer simplement notre respect, notre émotion et notre solidarité, je veux saluer en votre nom l?extraordinaire mobilisation des Parisiens eux-mêmes.

Les Parisiens, à l?unisson d?ailleurs de l?opinion publique mondiale, ont ressenti cette tragédie d?une manière à la fois triste mais aussi active. Ils se sont mobilisés : dans les mairies d?arrondissement qui ont pu être ouvertes, il y a quand même eu plus de 370.000 euros de collectés venant des Parisiens eux-mêmes et qui, bien sûr, ont été orientés vers les associations qui les recueillaient elles-mêmes sur place.

Par ailleurs, comme il a été communiqué à tous les présidents de groupe, la Ville de Paris s?est mobilisée fortement d?abord pour essayer d?épauler les populations en difficulté en leur donnant de l?eau potable. Je veux saluer le travail de toute l?équipe de ce qui s?appelait avant la S.A.G.E.P., qui s?appelle maintenant Eaux de Paris, autour d?Anne LE STRAT et avec le concours de l?adjointe, Myriam CONSTANTIN, qui s?occupe de l?eau. C?est vraiment ce qu?il fallait faire de plus efficace, de plus rapide et qui produit actuellement des effets positifs et qui sera poursuivi à travers la mise à disposition de ces populations de l?eau.

Par ailleurs, comme vous le savez, sur la suggestion de la maire d?Athènes, Mme Dora BAKOYANNIS, j?avais réuni le 15 janvier ici les maires des capitales européennes ou leur représentant ainsi que beaucoup de représentants de l?Association mondiale des pouvoirs locaux, et beaucoup d?associations de maires de pays : c?était le cas des maires du Canada, des maires du Portugal. Nous avons tenté avec le représentant de Koffi ANNAN de trouver les réponses efficaces, rapides et coordonnées. La première chose que nous avons décidé de faire, c?est au siège de S.G.L.U., à Barcelone, de recenser tous les besoins de manière à apporter des réponses coordonnées à ce que sont les besoins des communes de ces pays. Deuxièmement, nous avons décidé de mettre au point une banque de données qui permettrait de recenser, et qui d?ailleurs a déjà des effets, les moyens de chaque ville pour répondre très rapidement lorsqu?il y a des catastrophes.

Par ailleurs, nous avons décidé que ces villes, ces pouvoirs locaux du monde établiraient un partenariat avec l?O.N.U. et l?U.N.I.C.E.F. pour donner la priorité, dans le cadre de la reconstruction de ces zones, à l?enfance. De ce point de vue, nous avons déjà prévu, s?agissant de l?école, de la formation, un certain nombre d?initiatives. Je voudrais vous dire que nous prenons plus de temps que je ne le pensais, sur la question des parrainages. Plusieurs collègues du monde ont proposé que chacun des conseillers municipaux parraine un enfant. Mais nous avons décidé de le faire avec l?U.N.I.C.E.F., qui nous incite actuellement, face à la demande considérable et à un certain désordre, à prendre un peu notre temps. C?est pourquoi contrairement à ce que j?avais souhaité, je ne vous ai pas écrit encore à chacune et chacun d?entre vous, ainsi qu?aux conseillers d?ar-rondissement, parce que le mode d?emploi que j?attends de l?U.N.I.C.E.F. n?est pas tout à fait prêt. Cette décision nous suggère de prendre encore quelques semaines pour bien le faire et ne pas se lancer dans des parrainages qui risquent d?aboutir à d?autres résultats que ceux que nous nous sommes fixés. Mais cela reste une idée forte de tous ces élus du monde entier de faire en sorte que chaque conseiller municipal parraine un enfant. Une opération d?une telle ampleur doit être conduite avec beaucoup de sérieux et de garantie et l?U.N.I.C.E.F. nous incite, pour le moment, à continuer à l?élaborer en liaison avec elle.

Je voudrais aussi saluer le travail de la Société nationale de la Tour Eiffel qui a su vraiment, non seulement encourager la solidarité, mais y apporter sa propre contribution de 100.000 euros.

Enfin, après discussion avec tous les présidents de groupe, je vous propose que nous votions aujourd?hui une aide exceptionnelle d?un million d?euros du Conseil de Paris. Cette aide, conformément aux discussions qui ont eu lieu entre Pierre SCHAPIRA, Christophe CARESCHE et les présidents de groupe, serait affectée à la Fondation de France, à la Croix Rouge française, à l?U.N.I.C.E.F., au Secours populaire, au Secours catholique, à la Protection civile de Paris, à Aid Internationale et à Handicap International. Je préciserai tout à l?heure qu?il y a un petit amendement, puisque nous nous sommes trompés de nom pour la S.A.G.E.P. et Eaux de Paris, mais je vais mettre au vote cette délibération dans un instant.

Je voudrais aussi dire que je tiens absolument que Pierre SCHAPIRA et Christophe CARESCHE veillent à tenir en permanence tous les groupes informés de cette action de solidarité. Il faut donc qu?il y ait un suivi permanent et ce suivi doit être, chers adjoints, conduit avec l?ensemble des présidents de groupe de la majorité et de l?opposition municipale.

Je vais maintenant mettre au vote la délibération et d?abord l?amendement qui consiste simplement à appeler la structure par son nom, c?est-à-dire l?appeler Eaux de Paris et non S.A.G.E.P.

Je mets donc aux voix, à main levée, le projet d?amendement n° 1 déposé par l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet d?amendement n° 1 est adopté.

Je mets maintenant aux voix, à main levée, le projet de délibération SGRI 4 ainsi amendé.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2005, SGRI 4).