Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Janvier 1997
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

21 - 1996, VO 92 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec l'Association syndicale de l'îlot Gobelins nord une convention en vue de définir la participation financière de la Ville de Paris aux charges d'entretien des dalles piétonnes ouvertes à la circulation publique dans l'ensemble immobilier " Olympiades " situé dans le secteur " Italie " (13e).

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 1997



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération VO 92 : autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec l'Association syndicale de l'îlot Gobelins nord une convention en vue de définir la participation financière de la Ville de Paris aux charges d'entretien des dalles piétonnes ouvertes à la circulation publique dans l'ensemble immobilier " Olympiades " situé dans le secteur " Italie " (13e).
Je donne la parole à Mme MOREAU.
Mme Gisèle MOREAU. - La subvention accordée par la Ville, pour l'entretien de la dalle des " Olympiades " appelle plusieurs remarques.
Tout d'abord, elle ne corrige absolument pas l'inégalité devant l'impôt dont sont victimes les 11.000 habitants des " Olympiades " qui payent leurs impôts locaux comme tous les Parisiens, mais qui ne bénéficient pas des mêmes services.
La subvention accordée couvre bien moins de la moitié des dépenses occasionnées par l'entretien de la dalle. De surcroît, elle est très rarement revalorisée ce qui conduit à une réduction constante de sa part dans les dépenses couvertes.
De plus l'entretien est très mal fait. Un mécontentement légitime s'exprime face à l'état de saleté de cette dalle.
Par ailleurs, de nombreuses questions se posent concernant la vie de cet ensemble : les commerçants de proximité disparaissent. Or, je le rappelle, il y a plus de 11.000 habitants.
Se trouve posée également la question des locaux pour les jeunes, d'aires de jeux pour les enfants, de lieux de rencontres et d'animation.
Les projets, les études se sont multipliés, mais aucune réponse n'a été apportée aux besoins des résidents dont nous posons les problèmes depuis des décennies.
Rien n'a été fait depuis quinze ans sur ce quartier. La cession récente de parcelles délaissées ne peut constituer une réponse suffisante. C'est pourquoi je veux avancer les propositions suivantes :
- engager une réelle concertation avec les habitants et leurs associations ;
- dégager des crédits pour envisager des solutions d'ampleur aux problèmes posés concernant la vie de cet ensemble en matière d'animation, de commerce et de sécurité ;
- procéder à la municipalisation de la dalle, afin de cesser de pénaliser les résidants de cet ensemble ;
- et procéder aux travaux importants qui vont s'avérer nécessaires compte tenu du vieillissement de cet équipement.
Il serait tout à fait paradoxal que l'on continue et que l'on accentue même cette inégalité devant l'impôt. Cette dalle vieillit, des problèmes d'infiltration se posent et ils vont nécessiter des travaux d'ampleur.
Enfin pour 1997, je demanderai l'augmentation de la subvention qui est malheureusement restée inchangée depuis plusieurs années.
Les " Olympiades " ont besoin de changements, plus le temps passera et davantage nous serons confrontés à ces problèmes.
Il est plus que temps que la Municipalité s'en préoccupe sérieusement.
(Applaudissements sur les bancs du groupe communiste).
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je donne la parole à M. Bernard PLASAIT pour répondre à Mme MOREAU.
M. Bernard PLASAIT, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Mme MOREAU pose le problème de l'entretien sur cette dalle. C'est évidemment une question qui est posée depuis longtemps. Les gens qui sont venus se loger dans cet ensemble savaient, si je puis dire, à quelle sauce ils allaient être mangés compte tenu de cette conception de l'urbanisme.
Une convention a été signée avec la Ville de telle manière que la Ville participe effectivement à l'entretien de cet îlot.
Mme MOREAU se plaint que l'entretien soit mal fait. Je m'en étonne un peu. Les informations que j'ai montrent, au contraire, qu'un soin particulier est apporté à ce travail, mais je prends acte de ce qu'elle me dit, et bien entendu je vais m'en informer personnellement en allant voir sur place. Je donnerai des instructions pour que le travail soit parfaitement exécuté.
Quant à la concertation, je viens de répondre. Je crois que les élus du 13e arrondissement ont le souci permanent de cette concertation. S'il devait y avoir un problème particulier, il serait étudié dans la concertation et nous y apporterions la réponse la plus adaptée.
En ce qui concerne plus particulièrement le projet dont nous avons à débattre, il appelle de la part de Mme MOREAU la question de savoir pourquoi la participation n'est pas davantage revalorisée.
La réponse est toute simple, c'est que nous avons des contraintes budgétaires. Le budget de la Direction est en diminution, ce qui la conduit à des économies dans la gestion pour permettre, par ailleurs, des actions nouvelles, notamment dans le cadre de la politique des déplacements, que par ailleurs vous appelez de vos voeux, notamment pour lutter contre la pollution.
Lorsque je regarde le tableau des participations de la Ville à l'entretien de cet îlot, je m'aperçois qu'il y avait une augmentation entre 1992 et 1993 et la participation de la Ville, à ce moment-là, a augmenté sensiblement. De 1993 à 1995, les dépenses sont restées à peu près stables et la participation de la Ville n'a pas bougé. Quant à 1996, les prévisions sont en effet en augmentation.
Ce que je crois important, c'est que les efforts de gestion que fait la Ville doivent également être le fait de l'association qui gère cet îlot. Au demeurant, le fait qu'au moment même où le budget de la Direction est en diminution, nous maintenions la participation de la Ville à la même hauteur que les années précédentes, est un effort que je crois tout à fait significatif.
Il m'apparaît qu'il appartient au gestionnaire de faire lui aussi des efforts comparables notamment en renégociant des contrats. Voilà, Monsieur le Maire.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Merci, Monsieur PLASAIT.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération VO 92.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, le groupe socialiste et apparentés ayant voté contre et M. REVEAU s'étant abstenu. (1996, VO 92).