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Janvier 1997
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Conseil Municipal
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46 - QOC 97-30 Question de Mme Gisèle MOREAU, MM. Michel TUROMAN, Michel VION, Henri MALBERG et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris sur l'avenir des bâtiments situés 91, quai de la Gare (13e).

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 1997



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous examinons la question 97-30 de Mme Gisèle MOREAU, MM. TUROMAN, VION et MALBERG sur l'avenir des bâtiments situés 91, quai de la Gare (13e).
En voici le texte :
" Un incendie a détruit, au petit matin du 1er janvier 1997, une grande partie des bâtiments " Mitjaville " situés 91, quai de la Gare (13e). Le feu a ravagé les ateliers ou logements d'une trentaine de personnes, parmi lesquelles des enfants. Il s'est propagé d'autant plus rapidement que, sans entretien depuis plus de 10 ans, ces bâtiments n'étaient pas conformes aux normes de sécurité. Certains des artistes, qui étaient installés depuis des années dans ces anciens entrepôts, propriété de la S.N.C.F., ont tout perdu : leurs oeuvres, leurs effets personnels.
La coordination des associations et occupants a demandé à la S.N.C.F. d'installer sur place des bâtiments provisoires et de procéder à la remise en état et en conformité des bâtiments sinistrés. Elle s'oppose, en outre, à toute démolition d'autres locaux.
Mme Gisèle MOREAU, MM. Michel TUROMAN, Michel VION, Henri MALBERG et les membres du groupe communiste demandent à M. le Maire de Paris quelles mesures il entend prendre :
1°) pour qu'un secours financier soit apporté aux personnes aujourd'hui privées de toit ou d'outil de travail ;
2°) pour contribuer, en liaison avec la S.N.C.F., à rechercher pour elles les moyens d'un relogement d'urgence sur place ;
3°) pour participer, en concertation avec les associations et les occupants, à leur maintien à plus long terme dans ce quartier où ils sont intégrés, sachant que le bâtiment des " Frigos " est occupé et ne peut donc les accueillir. "
Mme MACÉ de LÉPINAY a la parole.
Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY, adjoint. - Les bâtiments " Mitjaville " situés 91, quai Panhard-et-Levassor dans 13e arrondissement appartiennent à la S.N.C.F. Ils sont constitués d'un ensemble de locaux disparates. L'incendie du 1er janvier 1997 a détruit une grande partie de ces bâtiments.
S'agissant des occupants concernés par ce sinistre :
- une mère de famille et ses quatre enfants qui ne disposaient d'aucun contrat de location ont été rapidement relogés dans le bâtiment de la société d'H.L.M. de la S.N.C.F. " La Sablière " situé 5, rue de Tolbiac à proximité immédiate des bâtiments " Mitjaville " ;
- La S.N.C.F. et la S.E.M.A.P.A. ont recherché en urgence un local pour reloger un sculpteur qui occupait un local de 50 mètres carrés qui a brûlé. Une installation provisoire lui a été proposée dans la Z.A.C. " Château-des-Rentiers " ;
- les autres artistes qui occupaient les bâtiments détruits par l'incendie sans disposer de contrat de location avec la S.N.C.F. n'ont pas formulé de demande de relogement auprès de la S.N.C.F. qui s'est pourtant déclarée prête à examiner avec eux une possibilité de réimplantation.
Enfin, deux locaux, un atelier de sérigraphie et un atelier de sculpture, n'ont pas été touchés par l'incendie. Leurs occupants peuvent être maintenus dans les lieux.
La Ville veillera à ce que les conséquences de cet incendie soient les moins difficiles possible pour les personnes concernées.
Dans le cadre de l'aménagement de " Paris-Rive gauche ", la S.N.C.F. procédera au relogement des occupants des ateliers " Mitjaville " dans le bâtiment du " Frigo " au fur et à mesure que des surfaces se libéreront dans celui-ci. Par ailleurs, il est prévu de proposer aux autres occupants qui ne pourraient pas être relogés dans le bâtiment du " Frigo " un relogement dans des ateliers d'artistes à réaliser dans l'opération " Paris-Rive gauche ".
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Merci, Madame.
Madame MOREAU, vous avez la parole.
Mme Gisèle MOREAU. - Je note qu'un nombre limité de relogements a été effectué puisque pour la femme et ses 4 enfants c'est un relogement, mais qui est provisoire étant donné que cet immeuble doit être démoli.
Pour le sculpteur, il s'agit, je suppose, de M. GATOUILLAT qui avait un bail de sept ans, qui était là depuis sept ans d'ailleurs ; c'est une installation provisoire dans la Z.A.C. " Château-des-Rentiers ".
Je suis assez surprise qu'il n'y ait pas de demande de relogement de la part des autres personnes qui étaient hébergées dans ces bâtiments et, par ailleurs, la question portait aussi sur l'avenir du 91, quai de la Gare, dont on nous dit qu'il serait maintenu, ou bien que les artistes seraient relogés, mais jusqu'à présent, cela n'a été concrétisé par rien de tangible. Donc, l'inquiétude demeure sur l'avenir de ces bâtiments et sur le relogement des artistes qui y sont.