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Janvier 1997
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Conseil Municipal
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56 - QOC 97-21 Question de M. Michel OTTAWAY et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris sur l'évaluation de la qualité de l'air.

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 1997



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - La question suivante de M. BLISKO à M. le Maire de Paris concerne l'évaluation de la qualité de l'air.
Elle est ainsi rédigée :
" Pour obtenir l'évaluation la plus précise de la qualité de l'air à Paris, ne serait-il pas nécessaire d'accroître le nombre des appareils capteurs d'air sur les grands axes et carrefours de la Capitale ?
Ne conviendrait-il pas d'opérer les mesures de l'évolution de la qualité de l'air au niveau où la pollution est la plus directement nocive pour les habitants circulant dans les rues ? De ce point de vue, est-il recommandé à l'organisme chargé de l'installation et du fonctionnement des capteurs d'air de les disposer au niveau le plus adéquat qui pourrait être celui des feux de signalisation ?
Pourrait-on informer périodiquement les membres du Conseil de Paris des recommandations de la Ville de Paris sur la localisation des capteurs d'air, du cahier des charges de l'organisme compétent et de la localisation précise de ces capteurs ? "
Je vous donne la réponse au lieu et place de M. Patrick TRÉMÈGE, adjoint.
La surveillance permanente de la qualité de l'air est gérée depuis 1979 par l'association AIRPARIF (dont la Ville de Paris est membre) en collaboration avec le Laboratoire d'hygiène de la Ville de Paris (L.H.V.P.) et le Laboratoire central de la Préfecture de police (L.C.P.P.). Dans le cadre de cette surveillance, les niveaux de pollution sont mesurés par 200 capteurs permanents installés en 70 stations environ réparties sur toute la Région Ile-de-France, dont le nombre est d'ores et déjà conséquent.
Les modalités de l'implantation des stations de mesure de la pollution atmosphérique sont de la seule compétence d'AIRPARIF, organisme indépendant chargé de la surveillance de la qualité de l'air.
Cette stratégie marque la volonté de porter une attention particulière à la santé publique grâce à trois réseaux de capteurs adaptés aux diverses expositions des citadins à la pollution :
- pollution de fond (exposition longue aux phénomènes globaux de pollution régionale). Implantation haute ;
- pollution de proximité (exposition courte aux polluants émis par le trafic automobile). Implantation au niveau des chaussées ;
- pollution des zones de forte fréquentation. Implantation en zones d'importante densité piétonnière.
Cette localisation des capteurs sur les sites les plus caractéristiques a permis d'importantes avancées dans le domaine des relations pollution-santé. Ainsi, l'étude des risques de la pollution urbaine pour la santé (E.R.P.U.R.S.) a pu déboucher sur la publication, en septembre 1994, des premiers chiffrages des rapports entre risques sanitaires et niveaux de polluants.
La stratégie adoptée a reçu un avis favorable de la Commission indépendante de la qualité de l'air, présidée par M. AIGRAIN, qui a même proposé que l'outil de surveillance soit complété par des études portant sur une meilleure connaissance de l'exposition du citadin, grâce à une surveillance sanitaire parallèle et des outils de modélisation et de prévision.
La Ville de Paris est intervenue au sein du Conseil d'administration d'AIRPARIF pour soutenir les orientations préconisées par la Commission indépendante. C'est, en effet, sur la base conjointe de la surveillance exercée par AIRPARIF et des nouveaux outils de prévision, que pourra être réellement testée l'efficacité des actions menées pour une meilleure qualité d'air.
En outre, il convient de rappeler que toutes les données d'AIRPARIF (stratégie de surveillance, localisation des stations, normes et réglementations, niveaux de pollution, etc.) sont publiques et accessibles à tous, par le Minitel 3614 - AIRPARIF.