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Janvier 1997
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Conseil Municipal
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70 - QOC 97-37 Question de Mme Laure SCHNEITER, élue du Mouvement écologiste indépendant, à M. le Maire de Paris sur l'aménagement des immeubles appartenant au groupe " Paribas " (2e).

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 1997



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - La question suivante de Mme SCHNEITER à M. le Maire de Paris concerne l'aménagement des immeubles appartenant au groupe " Paribas " (2e).
En voici le texte :
" Mme Laure SCHNEITER déplore que de nombreux immeubles dans Paris soient " aménagés " de telle sorte que la façade extérieure est préservée, gardant ainsi un semblant d'histoire à Paris, mais l'intérieur vidé de toute sa substance, appauvrissant considérablement le patrimoine architectural.
Mme Laure SCHNEITER s'étonne que l'on aménage encore des bureaux dans le centre de Paris alors qu'il y a tant de mètres carrés de bureaux disponibles et qu'il est nécessaire de conserver au centre de Paris sa fonction d'habitat qui tend à disparaître.
Ainsi, le groupe " Paribas " envisage d'aménager, rue Louis-le-Grand (2e), entre les rues Daunou et Danielle-Casanova, des immeubles lui appartenant. Ces bâtiments du XVIIIe siècle ont leurs façades classées.
Contraint de satisfaire à l'obligation de conservation de ces façades, " Paribas " envisage donc de garder l'aspect extérieur de l'immeuble et de détruire totalement l'intérieur pour aménager des bureaux. De plus, il semble qu'un immeuble " Empire " situé 3, rue Daunou, soit menacé dans le cadre de cette opération.
La Commission du Vieux-Paris a émis un avis défavorable à ce projet.
Mme Laure SCHNEITER demande à M. le Maire de Paris que les Monuments historiques et la Direction de l'Architecture de la Ville de Paris soient consultés pour établir la valeur architecturale et décorative de l'intérieur de ces immeubles, et qu'en fonction de leur avis, une demande soit faite par la Ville de Paris auprès du groupe " Paribas " pour que le maximum soit préservé. "
Je vous donne la réponse au lieu et place de M. Michel BULTÉ, adjoint.
Le Plan d'occupation des sols de Paris limite strictement les possibilités de construire des surfaces supplémentaires de bureaux au gré des opportunités foncières diffuses. Il donne, en effet, une forte priorité aux logements qui bénéficient de C.O.S. nettement supérieurs à ceux des bureaux.
Comme le permet explicitement le Code de l'urbanisme, le P.O.S. de Paris autorise, par ailleurs, la modernisation des logements et des bureaux existants par des travaux pouvant aller de la réhabilitation jusqu'à la démolition-reconstruction, si l'état du bâtiment le nécessite, en passant par toutes les situations intermédiaires combinant réhabilitation et reconstruction partielle. Ces dispositions sont en particulier nécessaires pour permettre le maintien des emplois à Paris. Il convient de rappeler à cet égard que le parc de bureaux de Paris est ancien : c'est ainsi que 15 % seulement du parc ont moins de 25 ans.
Le tissu urbain de Paris est aussi marqué par la présence de bâtiments ou d'espaces hérités de l'histoire, parmi lesquels des témoignages de grand intérêt architectural ou urbain. C'est pourquoi la Ville s'emploie à maintenir, au maximum, l'identité des quartiers, comme cela a été indiqué dans la communication sur l'urbanisme présentée au Conseil de Paris en avril 1996.
Cette préoccupation s'attache en priorité à préserver le paysage urbain visible depuis l'espace public. Elle peut aussi porter dans certains cas sur des éléments intérieurs présentant une réelle valeur patrimoniale.
C'est dans cet esprit que la Ville entend procéder à l'examen du projet de démolition-reconstruction partielle présenté par le groupe " Paribas " sur les immeubles 1 à 11, rue Louis-le-Grand, 18, rue Danielle-Casanova et 3, rue Daunou (2e).
Compte tenu de sa localisation dans un secteur sensible, les demandes de permis de démolir et de construire qui ont été déposées le 6 novembre 1996 par l'établissement bancaire propriétaire, font actuellement l'objet d'une étude particulièrement approfondie, en liaison étroite avec les services de l'Etat chargé du patrimoine architectural. La commission du Vieux Paris devra aussi être associée à la mise au point de ce projet.