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Janvier 1997
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Conseil Municipal
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25 - 1997, DPA 38 - Autorisation à M. le Maire de Paris de déposer des permis de construire en vue, d'une part, de l'extension de la halte-garderie, 2, rue Littré, et, d'autre part, de la restructuration de la crèche collective, 14, rue de Fleurus (6e).

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 1997



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DPA 38 : autorisation à M. le Maire de déposer des permis de construire en vue, d'une part, de l'extension de la halte-garderie, 2, rue Littré et, d'autre part, de la restructuration de la crèche collective, 14, rue de Fleurus.
Madame SCHNEITER, vous avez la parole.
Mme Laure SCHNEITER. - Concernant la halte-garderie du 2, rue Littré, il a beau s'agir d'un équipement utile, je m'inquiète du projet d'extension qui risque de se faire au détriment du petit espace vert existant sur ce terrain et sur les bandes plantées d'arbre à l'angle des rues Littré et Vaugirard, qui aèrent un peu l'endroit.
Je vous rappellerai pour la petite histoire que cet équipement a été construit sur un terrain qui en 1978 avec les règlements du P.O.S. de l'époque, aurait dû être classé en espace vert intérieur protégé.
Ce ne fut pas le cas parce que les terrains appartenant aux collectivités échappaient alors à la réglementation de zones.
La densification excessive prévue sur ce terrain en 1976 par la Ville avait provoqué une levée de boucliers d'associations, de riverains et notamment de toutes les associations à vocation sociale du 6e arrondissement, à l'époque.
J'avais été plus ou moins le porte-parole de ces associations car ces équipements pouvaient être installés à d'autres endroits dans le 6e arrondissement où l'abattage d'arbres n'était pas en jeu.
Nous avions obtenu un allégement significatif de ce programme et la conservation de 5 magnifiques arbres qui devaient disparaître pour des raisons d'alignement.
Voilà pourquoi il serait regrettable maintenant de densifier un terrain qui de toutes façons n'aurait pas dû l'être du tout.
Concernant la rue de Fleurus, on nous parle de restructuration. S'agit-il de réaménagements intérieurs ou bien de travaux plus importants ?
J'ai remarqué que la crèche rue de Fleurus bute du côté de la rue Jean-Bart sur un petit commissariat de police d'un étage, lui-même adossé à un mur pignon. Quelle aubaine pour des architectes pensant à un agrandissement !
J'aimerais par conséquent connaître vos intentions concernant les restructurations du 14, rue de Fleurus.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je donne la parole à Mme Marie-Thérèse HERMANGE pour répondre à Mme SCHNEITER.
Mme Marie-Thérèse HERMANGE, adjoint, au nom de la 5e Commission. - Merci de votre intervention.
(M. Jean TIBÉRI, Maire de Paris, reprend place au fauteuil de la présidence).
Je m'étonne toujours en vous entendant parler d'espaces verts, que vous puissiez mettre en relation les problèmes de garde d'enfants avec un espace vert.
Je sais bien que c'est important, mais vous savez qu'il n'y a qu'un arbre. Cet arbre sera préservé. En plus, nous en planterons un deuxième. Donc, vous n'avez aucune inquiétude à vous faire en ce qui concerne la halte-garderie de la rue Littré.
(Applaudissements sur les bancs des groupes " Rassemblement pour Paris " et " Paris-Libertés ").
En ce qui concerne la crèche de la rue de Fleurus, je voulais vous dire que le programme de cette restructuration vise à prendre en compte le nouveau programme des crèches, en raison du réaménagement des sections et de la différenciation des espaces de sommeil - c'est une nouvelle réglementation. Il est également prévu d'une part, de mettre cet équipement en conformité avec les règles de sécurité et, d'autre part, bien sûr d'assurer l'accessibilité aux personnes handicapées puisque nous avons décidé d'accepter, dans chacune de nos crèches, des enfants handicapés. La capacité de la crèche sera maintenue : 56 berceaux et je tiens à dire à cette occasion, Monsieur le Maire, qu'il sera tout à fait souhaitable que, désormais, les crèches aient un taux d'occupation à 100 % ce qui n'est pas toujours le cas.
Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs des groupes " Rassemblement pour Paris " et " Paris-Libertés ").
M. LE MAIRE DE PARIS. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPA 38.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, Mme SCHNEITER s'étant abstenue. (1997, DPA 38).