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Decembre 2005
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Conseil Municipal
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2005, DAC 520 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer une convention annuelle relative à l’attribution d’une subvention de fonctionnement à l’association de la Régie Théâtrale, située à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris, 24, rue Pavée (4e). Montant : 20.000 euros.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2005


 

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous reprenons nos travaux par l?examen du projet de délibération DAC 520 concernant une convention annuelle relative à l?attribution d?une subvention de fonctionnement à l?Association de la Régie théâtrale.

Madame MACÉ de LÉPINAY, vous avez la parole.

Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY. - Merci, Monsieur le Maire.

Je veux souligner le travail remarquable mené par l?Association de la Régie théâtrale depuis 1924.

Depuis 1969, cette association est liée à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris et depuis cette date la BHVP est donc devenue un conservatoire exceptionnel de la mémoire du théâtre parisien, en particulier du théâtre privé.

 

Par la collecte d?ouvrages, de maquettes, de décors, de documents en tous genres, par des enregistrements vidéo, elle mène un travail absolument remarquable que je voulais donc saluer. Tout comme l?action de Danielle MATHIEU-BOUILLON, son animatrice dont nous connaissons le dynamisme et l?énergie.

Monsieur le Maire, je veux vous dire toute notre satisfaction que cette association continue à être soutenue.

Sur le plan du patrimoine en général, je voulais dire quelques mots puisque dans la discussion budgétaire l?heure était à l?euphorie : nous venons d?admirer en effet le Petit Palais presque entièrement restauré et vous nous rappelez à juste titre que le musée Cernuschi a rouvert en 2005 et que le Musée d?Art Moderne est sur le point d?accueillir à nouveau du public.

Mais tout cela, Monsieur le Maire, a été financé dans les années antérieures. Pourquoi nous en avoir parlé dans la présentation du budget 2006 ? En réalité, c?est pour mieux cacher votre désengagement dans ce secteur des musées.

Vous allez cette année fermer deux salles d?exposition situées pour l?une, le Pavillon des Arts, à la plus grande porte d?entrée dans Paris, pour l?autre, le Couvent des Cordeliers, dans un lieu magnifique au c?ur du quartier étudiant.

Vous n?engagez pas non plus évidemment l?autorisation de programme de la deuxième tranche du Musée d?Art Moderne demandée pourtant par la Préfecture de police pour la sécurité des visiteurs. Vous ne lancez bien sûr aucune étude sur l?agrandissement de la Maison de Balzac.

Les économies dont vous vous vantez sont purement mécaniques du fait de l?achèvement des opérations citées, les créations de postes très insuffisantes et l?externalisation des PC de sécurité, une innovation bien hasardeuse dans des lieux aussi sensibles que les musées.

Enfin, les crédits affectés aux acquisitions sont insuffisants et ceux destinés aux expositions en régression.

Pour ce qui concerne les édifices cultuels, vous avez l?aplomb de nous parler d?une opération entièrement - je dis bien entièrement - financée par le mécénat. Il s?agit de la Chapelle du Calvaire de Saint-Roch.

Et puis pourquoi justifier votre retard pour engager les travaux de la Tour Saint-Jacques et de la Tour nord de Saint-Sulpice en invoquant la déficience de l?Etat alors même que celui-ci apportera un financement supérieur grâce au règlement de la dette des ponts.

Je voudrais rendre hommage à Moïra GUILMART qui se bat pour son secteur et qui a permis que les économies réalisées lors des appels d?offres des deux grands chantiers soient réaffectées aux églises. Mais la situation de ces édifices est catastrophique, vous le savez, et les fidèles du Temple de Pentemont passeront l?hiver sans chauffage.

Bien sûr, rien n?est prévu pour les orgues, patrimoine totalement laissé à l?abandon.

En réalité, le secteur du patrimoine est sinistré dans votre budget qui est parfaitement en trompe-l??il. Les retards que vous prenez ne feront que peser sur les années à venir avec le risque qu?une partie de notre mémoire et de la richesse patrimoniale à laquelle les Parisiens et les touristes du monde entier sont si attachés ne disparaisse.

Merci, Monsieur le Maire.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je vous informe que le budget vient d?être voté, Madame la Conseillère.

Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY. - Oui. On a le droit de commenter les votes.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Madame GUILMART, vous avez la parole.

Mme Moïra GUILMART, adjointe, au nom de la 9e Commission. - Effectivement. Et ce qui ne me permettrait pas de répondre sur tout. Puisque vous avez évoqué un trompe-l??il, Madame MACÉ de LÉPINAY, je voudrais vous dire que le supplément concernant les édifices cultuels de 6 millions d?euros qui a été décidé à l?arbitrage budgétaire vient en plus des économies qui sont réalisées par ailleurs. Ce n?est donc pas un glissement de l?un sur l?autre, ce n?est pas un trompe-l??il. Il y a un véritable plus.

Je ne peux pas reprendre point par point tout ce que vous avez évoqué parce que c?est le tour global de mon périmètre de responsabilité, mais je pense que la façon dont vous l?avez envisagé - et c?est pour cela que je reparle du trompe-l??il - est un petit peu biaisée cependant.

Je crois que le Maire de Paris, en ce qui concerne le Petit Palais, a su au moment de l?inauguration, puisque j?y étais et je l?ai entendu, rendre à M. TIBERI ce qui devait lui être rendu. Il n?empêche que les travaux ont été menés à bien et c?est une ?uvre collective ; ce sont ses propos et je pense que nous nous en réjouissons tous.

En revanche, concernant la Maison de Balzac, nous suivons de près et nous préparons ses projets futurs. De même que pour le Pavillon des Arts où nous avons assuré la pérennité du travail pédagogique tout à fait remarquable qui s?est fait.

Il y a aussi d?autres projets que je ne peux pas évoquer là pour l?instant parce qu?ils sont encore dans les limbes, mais nous nous efforçons de n?oublier personne.

En tous les cas pour ce qui est des musées, il est vrai que l?on peut dire que les choses se font en trois temps. Vous m?excuserez, Monsieur le Maire, d?être un peu longue pour répondre mais je ne peux pas faire autrement. Il y a eu la première décision de la municipalité de faire la gratuité de l?ensemble des musées de la Ville. Je crois que c?est? et je suis même sûre que cela n?est pas rien. En tout cas, cela a conquis le c?ur des Parisiens si on en juge par la fréquentation.

Le deuxième temps, c?est la rénovation des musées.

Le troisième temps, effectivement c?est la mise à plat de l?organisation des musées et ce sont leurs activités, les possibilités de mécénats. Et si j?ai parlé effectivement de l?église Saint-Roch, c?était simplement - j?ai bien mentionné qu?il s?agissait de mécénat - pour rééquilibrer les choses et tout dire.

Maintenant, en ce qui concerne l?A.R.T. dont vous vantez les mérites, nous y avons été sensibles puisque nous avons accordé une subvention de 20.000 euros cette année. Je dois dire que j?ai visité tout récemment la BHVP et j?ai pu voir effectivement dans ses locaux toute la part qui avait été faite à la préservation et à la conservation de ce que cette association a su réunir.

 

Pour être tout à fait complète, je voudrais simplement dire ce qui va être fait concernant cette association. Nous allons continuer à la suivre de près. Mais il est vrai que cette subvention est venue un peu tardivement parce que je savais qu?il y avait un problème concernant la pertinence juridique de cette subvention, c?est pourquoi j?ai demandé à la Direction des Affaires culturelles que soit réalisée dans les prochaines semaines une remise à plat des relations entre la Ville et cette association afin de clarifier et de sécuriser sur le plan juridique et de déterminer les modalités de soutien de cette association. Ce sera fait dans les premiers mois de 2006 et je ne doute pas que nous pourrons continuer à travailler de bonne façon avec l?A.R.T.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 520.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2005, DAC 520).