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Decembre 2005
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Conseil Municipal
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Vœu déposé par le groupe socialiste et radical de gauche relatif à la situation de l’ensemble des universités parisiennes.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2005


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons à l?examen du v?u référencé n° 41 dans le fascicule, déposé par le groupe socialiste et radical de gauche relatif à la situation de l?ensemble des universités parisiennes.

Monsieur BLOCHE, vous avez la parole.

M. Patrick BLOCHE. - Merci, Monsieur le Maire.

Je laisse la parole à Mme COHEN-SOLAL qui en est la génitrice. Rendons à César ce qui appartient à César et à Lyne COHEN-SOLAL ce qui appartient à Lyne COHEN-SOLAL et le soin de présenter cet excellent v?u.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe. - Merci, Monsieur le Président.

J?en suis juste l?auteur, je crois. Je voulais rappeler que les universités parisiennes souffrent actuellement d?un besoin de rénovation que l?Etat leur avait promis dans le cadre du contrat de plan Etat-Région 2000-2006.

On le sait parce que les présidents d?université l?ont fait savoir fortement et depuis à la Mairie de Paris. Ce plan est très loin d?être fini comme il devrait l?être, d?après le nom qu?il porte.

Actuellement, le programme de reconstruction, par exemple, de Paris III Censier, Sorbonne Nouvelle doté de 23 millions d?euros qui devait débuter en début 2002 est resté lettre morte. Aucun crédit n?a été versé. Pourtant, on connaît la délicate situation actuelle de Paris III Censier.

Ce v?u demande au Maire de Paris d?intervenir auprès de l?Etat pour que l?on débloque des crédits d?urgence parce que les universités souffrent et qu?il est de la responsabilité de l?Etat de faire avancer ces chantiers de toute urgence.

 

Merci, Monsieur le Maire.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.

Madame POURTAUD, vous avez la parole.

Mme Danièle POURTAUD, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire.

Je voudrais remercier ma collègue Lyne COHEN-SOLAL et le groupe socialiste d?attirer l?attention du Conseil sur le problème des universités parisiennes et particulièrement sur les problèmes de mise en sécurité.

Comme vous le savez, fait exceptionnel, Mme COHENSOLAL y faisait allusion à l?instant, les huit présidents des universités parisiennes, toutes tendances confondues, sont venus à leur demande à l?Hôtel-de-Ville pour lancer un cri d?alarme face à l?abandon de ce Gouvernement. Tous connaissent de très graves problèmes de sécurité dans leur université et deux d?entre eux sont d?ores et déjà mis en examen dans l?affaire de l?amiante à Jussieu.

Face à cette situation, le Gouvernement continue à retarder les chantiers, bloquer les crédits, sans jamais associer la Ville à ses décisions alors que, vous le savez, nous avons investi plusieurs centaines de millions d?euros depuis quatre ans.

Aujourd?hui encore, alors que le Gouvernement examine un énième rapport commandé cette fois au Recteur de Paris, après deux missions interministérielles sur les mêmes questions en 2005, des rumeurs inquiétantes circulent quant au devenir du centre Censier, c?ur historique de Paris III Sorbonne Nouvelle.

Je rappelle que dans la convention-cadre signée il y a 5 ans, l?Etat s?était engagé à rénover le centre Censier, amianté et dégradé, c?est un Pailleron, et surtout à construire 20.000 mètres carrés supplémentaires pour cette université sur l?îlot Poliveau dans le 5e arrondissement. A ce jour, rien n?a encore été entrepris par l?Etat pour lancer ce grand projet vital pour l?université Paris III.

Je voudrais en profiter pour lancer un appel - même si je suis sans illusion - à l?opposition municipale qui ne m?écoute pas, mais si je lui donne quelques minutes, peut-être m?entendra-t-elle. On aurait pu imaginer, s?agissant de la sécurité des étudiants et enseignants parisiens et de l?avenir des universités parisiennes, que les parlementaires de droite qui siègent dans ce Conseil relaient ces préoccupations auprès du Gouvernement.

Je m?étonne que M. TIBERI, qui ne perd pas une occasion de rappeler qu?il a fait voter la convention ?U3M? par ce Conseil en octobre 2000, ait voté contre ce v?u au Conseil du 5e arrondissement. Des paroles aux actes, mes chers collègues, il faudra essayer de vous mettre en conformité. Je suis également choquée que les sénateurs de droite, y compris ceux qui siègent dans cet hémicycle, aient proposé d?amputer gravement le budget des universités.

J?espère que les députés U.M.P. parisiens et en particulier les quatre candidats à la candidature, je suis sûre, chers collègues, que vous saurez leur transmettre, sauront convaincre l?Assemblée nationale de revenir en arrière.

En attendant cette hypothétique solidarité, je tiens à vous redire, Madame la Conseillère, chers collègues, que la Ville de Paris tient à toutes ses universités, à toute sa communauté scientifique et étudiante et n?acceptera pas que soit sacrifié, de quelque manière que ce soit, un de ces prestigieux établissements, en particulier Paris III Sorbonne Nouvelle à Censier.

Vous l?aurez donc compris, j?émets un avis favorable à ce v?u. Je suggérerais à ses auteurs, s?ils en sont d?accord, de préciser la fin du 2e item qui porte sur le déblocage en urgence de crédits nécessaires pour pallier les problèmes les plus criants de sécurité dans les universités et, notamment, pour Paris III qui doit continuer à disposer du centre Censier rénové et mis en sécurité.

Je proposerai que le v?u soit adopté avec cette modification.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe. - Avec M. Patrick BLOCHE, nous serons d?accord.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u ainsi amendée déposée par le groupe socialiste et radical de gauche.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée. (2005, V. 487).