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Decembre 2005
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Vœu déposé par le groupe communiste relatif à la création de 360 places d’accueil pour femmes seules afin de combler le déficit créé par le projet de restructuration du centre “Palais de la Femme”, 94, rue de Charonne (11e).

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2005


 

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons maintenant à l?examen du v?u référencé n° 68 dans le fascicule, déposé par le groupe communiste qui porte sur la création de 360 places d?accueil pour femmes seules afin de combler le déficit créé par le projet de restructuration du centre Palais de la Femme.

Monsieur DAGUENET, vous avez la parole.

M. Jacques DAGUENET. - Je rappelle que, si j?ai bonne mémoire, le mois dernier un projet de délibération est venu au sujet de la réhabilitation. Ce Palais appartient à la Fondation de l?Armée du Salut qui est propriétaire de ce bâtiment. Cette résidence était constituée non pas de 630 chambres comme je l?ai noté, ce que je pensais d?ailleurs au début, mais en fin de compte de 531 chambres. Cette réhabilitation, dont je viens de parler, a été confiée à la société anonyme immobilière les 3F.

Le projet envisagé prévoit la création d?une résidence de 300 logements accueillant un public de femmes seules ou avec des enfants et un centre d?hébergement d?urgence d?une capacité de 70 lits. Ce sont au total ces 370 places qui sont prévues au lieu des 531 soit un déficit de 261 places.

Les élus communistes expriment le v?u que des terrains ou des bâtiments soient trouvés afin de créer les 261 places d?accueil d?urgence afin de compenser celles qui sont supprimées dans le cadre de l?opération de réhabilitation. Je rappelle à ce sujet qu?un engagement, sous forme de v?u également, avait déjà été pris lors d?un Conseil de Paris visant à promouvoir au remplacement des places supprimées.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur MANO, vous avez la parole.

M. Jean-Yves MANO, adjoint. - Monsieur DAGUENET, bien évidemment je n?ai jamais douté pour ma part, comme vous-même d?ailleurs, de la volonté politique que nous avons à Paris de développer le logement d?urgence, ce que nous faisons séance après séance et puisque nous nous sommes engagés, y compris dans la convention avec l?Etat, à réaliser un certain nombre de structures permettant le relogement de l?ensemble des personnes logées dans cet immeuble de la rue de Charonne.

Mais c?est un débat ancien, Monsieur DAGUENET. Cela fait trois ans que nous parlons du Palais de la Femme. Cela fait trois ans que nous votons des v?ux très régulièrement sur le sujet et nous avons voté la délibération la dernière fois. Sans doute avez-vous omis à cette époque de déposer un v?u supplémentaire qui rappellerait une fois de plus les engagements de la Ville.

Je ne comprends donc pas ce besoin répétitif de réaffirmer la politique de la Ville de développement, sur l?ensemble du territoire parisien, des structures d?accueil d?urgence.

Je vous demande de retirer ce v?u car vous êtes en phase avec la politique que nous menons.

Que faites-vous, Monsieur DAGUENET ? Retirez-vous ce v?u compte tenu de l?enthousiasme que vous avez à soutenir la politique de la ville ?

M. Jacques DAGUENET. - C?est pour une explication de vote. Je ne veux pas polémiquer avec Jean-Yves MANO parce que, comme il a fait référence à notre intervention au Conseil de Paris d?avant-hier, nous sommes effectivement pour dire les choses telles qu?elles sont et la Ville, le moins qu?on puisse dire, c?est qu?elle fait un effort.

Cela dit, il avait été pris un engagement lors d?un Conseil de Paris que nous avons tous voté d?ailleurs, c?est l?adjointe Mylène STAMBOULI qui avait fait cette proposition de compenser, je crois, en termes de lisibilité par rapport à la population, par rapport aux résidents, et il est bien de le réaffirmer.

Je crois donc qu?il serait sage qu?on vote ensemble ce v?u.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - La parole est à Mme GUIROUS-MORIN.

Mme Isabelle GUIROUS-MORIN. - Merci, Monsieur le Maire, chers collègues.

 

En effet, ce nouveau v?u du groupe communiste n?apporte rien aux différents v?ux des ?Verts? qui ont déjà été adoptés sur la question. Et contrairement à ce que laisse entendre ce v?u déposé par le groupe communiste, les 261 places supprimées n?étaient pas des places d?urgence. Ces dernières ne peuvent être mises à disposition que 7 jours renouvelables 2 fois au maximum, ce qui amplifie la précarité des occupantes. C?est pourtant ce que demande le v?u.

Pour notre part, nous avons demandé des places dans des résidences étudiantes ou pour jeunes travailleuses. 261 places réservées à des femmes en résidence sociale resteraient néanmoins une solution simple et stable pour les bénéficiaires. Et là-dessus, l?Exécutif fait une proposition très raisonnable. Par conséquent, nous nous abstiendrons sur ce voeu.

Merci.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur MANO, vous êtes bien embarrassé.

M. Jean-Yves MANO, adjoint. - Je ne veux déplaire à personne sur le sujet, mais voilà la démonstration qu?il est parfois inutile de déposer des v?ux qui ne font que rappeler ce que fait la Ville mois après mois. Je sais bien que le positionnement local des uns et des autres exige des actions politiques, mais sur le fond, cela devient un peu compliqué?

Je ne veux pas vexer Jacques DAGUENET avec qui j?entretiens d?excellentes relations et je ne veux pas plus vexer Mme GUIROUS-MORIN, mais voilà la vérité.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Ce n?est pas forcément le sujet mais?

M. Jean-Yves MANO, adjoint. - Monsieur DAGUENET, vous maintenez ?

M. Jacques DAGUENET. - Oui.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Alors, je mets aux voix?

M. Jean-Yves MANO, adjoint. - Ecoutez, on vote pour.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je mets aux voix.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe communiste.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée. (2005, V. 492).

Non, il y a des abstentions. Si, si, Madame GUIROUSMORIN, il est adopté. D?ailleurs, il aurait fallu que vous votiez contre pour qu?il ne soit pas adopté. Ce sont des abstentions.