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Decembre 2005
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Vœu déposé par le groupe U.M.P. concernant M. Couve de Murville.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2005


 

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. Nous passons à l?examen du v?u référencé n° 59 dans le fascicule, qui a été déposé par M. LELLOUCHE et qui concerne M. Couve de Murville. Est-il défendu ?

Monsieur LEGARET, défendez-vous Couve de Murville ?

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Mme de CLERMONT-TONNERRE est en train de me dissiper.

Je m?exprimerais au nom de Pierre LELLOUCHE et des élus du groupe U.M.P. en rappelant qu?à l?occasion du 35e anniversaire de la mort du Général de Gaulle, le Président de la République a présidé le 9 novembre à l?Hôtel des Invalides la première présentation publique de l?historial Charles de Gaulle. Cet historial qui a pour objectif de devenir le lieu de la transmission de la connaissance sur le Général de Gaulle et son siècle rend également hommage à tous ceux qui ont partagé sa vision de la France.

L?un de ces hommes, Maurice Couve de Murville, après avoir servi la France à ses côtés, s?est consacré durant 22 ans à Paris et à ses habitants. Il a en effet été élu député de Paris à partir de 1973, sénateur à partir de 1986, mandat qu?il a exercé jusqu?en 1995.

L?année 2005 est donc le 10e anniversaire du retrait de la vie politique française de ce grand serviteur de l?Etat et de notre Ville.

Docteur en droit, diplômé de l?Ecole libre des Sciences politiques, Maurice Couve de Murville a été inspecteur des Finances en 1932. Durant la Deuxième Guerre mondiale, il a été révoqué de ses fonctions par le régime de Vichy et il a rejoint la France libre à Alger en 1943 en devenant secrétaire général du comité de guerre puis membre du Comité français de la libération nationale.

Intime du Général de Gaulle, il a entamé à la libération une carrière diplomatique, fut nommé ambassadeur successivement à Rome en 1945, au Caire en 1950, à Washington en 1955, puis à Bonn en 1956.

En juin 1958, le Général de Gaulle le nomme Ministre des Affaires étrangères, fonction qu?il quittera en 1968 pour le portefeuille des Finances. Ses responsabilités lui donnent l?occasion d??uvrer activement à la construction de l?Europe dans les années suivantes, scellant au préalable la réconciliation franco-allemande par le traité du 22 janvier 1963.

En juillet 1968, le Général de Gaulle le nomme Premier Ministre, fonction qu?il occupera jusqu?au 28 avril 1969 lorsque le Général de Gaulle quitte le pouvoir.

Je crois que c?est un parcours exemplaire au service de la France et au service de Paris. C?est la raison pour laquelle avec Pierre LELLOUCHE, tous les élus de notre groupe émettent le voeu que la dénomination d?un lieu parisien soit dédiée à la mémoire de M. Maurice Couve de Murville.

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P. et Union pour la démocratie française).

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - M. CAFFET va répondre.

M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.

Je ne peux pas m?exprimer au nom de M. LEBEL, qui est absent ce matin, mais il m?a fait part hier de sa désapprobation totale sur ce v?u, voire même de son courroux vis-à-vis de l?initiative de M. LELLOUCHE.

Alors, pourquoi ceci ? Tout simplement parce que c?est le Conseil du 8e arrondissement qui avait, d?ores et déjà, adopté un voeu pour honorer la mémoire de M. Couve de Murville, que cette idée a fait son chemin, qu?un lieu a d?ores et déjà été choisi, que je peux d?ailleurs vous indiquer : il s?agit du terre-plein situé au carrefour du boulevard Haussmann, de l?avenue de Friedland et des rues du Faubourg Saint-Honoré, de Monceau et de Washington?

(Mouvements divers dans l?hémicycle).

M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint. - Monsieur LHOSTIS, ne m?interrompez pas.

? à condition que cette localisation ne modifie pas les adresses des riverains qui se situent autour. Il est prévu que cette dénomination soit examinée à la prochaine commission ad hoc. Et M. LEBEL m?a fait part de son grand étonnement de l?initiative de M. LELLOUCHE qui déborde d?activité peut-être en ce moment, mais en tout cas, qu?il a totalement désapprouvée.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Et les activités le débordent aussi.

M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint. - Donc, je suivrai M. LEBEL en donnant un avis négatif à ce voeu.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur LEGARET, on s?amuse un peu.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Si c?était drôle ! Je trouve quand même que M. CAFFET ne donne pas dans l?élégance ce matin.

(Mouvements divers dans l?hémicycle).

M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint. - Je me fais le porte-parole de M. LEBEL.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Oui, oui, d?accord. Oui, des propos dans les couloirs. Que le Conseil du 8e arrondissement ait voté un v?u, c?est très bien, mais le Conseil de Paris a-t-il délibéré ? Les dénominations sont, sauf erreur de ma part, du ressort du Conseil de Paris et pas du Conseil d?arrondissement. Voilà. Si M. CAFFET est d?accord avec M. LEBEL, il est aussi d?accord avec M. LELLOUCHE et il appartient au Conseil de Paris de se prononcer.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Ce que dit M. CAFFET? Excusez-moi, ce que j?ai cru comprendre, c?est que cette dénomination serait acceptée par la prochaine commission.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Soyons très clairs.

 

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - C?est la commission qui décide. Le Conseil fait des v?ux mais la commission décide.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Les dénominations sont du ressort du Conseil de Paris. Il s?agit d?un v?u du Conseil de Paris. Si vous dites que vous êtes d?accord avec la proposition de M. LEBEL et que vous donnez votre assentiment au lieu qui a déjà été prédestiné à la suite d?un v?u du Conseil de Paris, vous ne pouvez pas vous opposer au v?u qui est présenté ce matin.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je pense que M. LEBEL aurait sans doute souhaité s?associer, c?est ce que j?ai cru comprendre.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - M. LEBEL n?est pas là.

Je m?exprime au nom du groupe U.M.P., c?est-à-dire de tous les élus U.M.P. je m?exprime au nom de M. LELLOUCHE et de M. LEBEL et de tous les élus de l?U.M.P., que les choses soient parfaitement claires.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - C?est très bien. Vous êtes un homme de rassemblement.

Nous allons mettre aux voix?

M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint. - Monsieur le Maire, dans ces circonstances, j?aurais tendance à m?en remettre à la sagesse de notre Conseil.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe U.M.P.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée. (2005, V. 491).

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Merci.