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Juin 2003
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150 - Vœu déposé par M. RIOU et les élus du groupe "Les Verts" visant à mettre en place des programmes d'échanges entre élus locaux des pays en voie de développement et élus locaux parisiens

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2003


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous examinons maintenant le v?u référencé n° 32 dans le fascicule déposé par le groupe "Les Verts".
Monsieur GAREL, vous avez la parole.
M. Sylvain GAREL. - Ce v?u n° 32, je vais aller vite vu l'heure tardive, c'est un v?u qui propose tout simplement que, pour renforcer la politique internationale et la politique de co-développement de la Ville de Paris, soient organisés des échanges entre des élus locaux de la Ville de Paris et des élus locaux venus des pays en développement.
Nous pensons effectivement que nous avons une connaissance, les uns et les autres, assez superficielle des difficultés que peuvent rencontrer les pays en développement et qu'il serait bon qu'un certain nombre d'élus de la Ville puissent aller se rendre compte sur place des difficultés réelles que rencontrent ces pays pour pouvoir mettre en place une administration capable de gérer des grandes villes.
On sait très bien que dans le Sud les villes sont de plus en plus grandes et importantes.
D'autre part, des élus des pays du Sud pourraient venir en France voir comment une ville comme Paris peut être administrée mais aussi suivre un certain nombre de formations qui pourraient permettre à un certain nombre d'élus de pouvoir travailler dans de meilleures conditions lors de leur retour dans leur pays.
Je sais déjà qu'il se fait des actions de cette sorte au niveau de la Ville, également par le biais de l'A.I.M.F. Mais nous voulons renforcer cette forme de coopération par des échanges entre les élus parisiens et les élus des pays en voie de développement.
Je vous remercie.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Monsieur SCHAPIRA, vous avez la parole.
M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Qui veut voyager loin, ménage sa monture et ménage le budget de la Ville !
Je vais vous répondre, cher collègue.
Comme je l'ai rappelé lors des assises du co-développement qui se sont tenues en avril dernier à l'Hôtel-de-Ville, je souhaite que Paris soit une ville exemplaire en matière de coopération et de solidarité. Pour illustrer cette volonté et atteindre cet objectif, une pratique régulière du partage des expériences, notamment avec les pays du Sud, s'impose afin de favoriser la circulation des bonnes pratiques entre pays, de tirer profit des expériences réussies et de tenter de les mutualiser.
C'est dans cet esprit - je remercie les élus du groupe "Les Verts" de me permettre de me rappeler - que nous avons considérablement amplifié les actions de formation dispensées par les cadres et les techniciens de la Ville.
Par l'Association internationale des maires francophones d'abord qui est un des leviers de notre coopération dans les pays du Sud (109 villes dont plus de 70 d'entre elles appartiennent à l'Afrique), nos efforts visent à accueillir toujours plus d'équipes municipales de ces villes afin de leur montrer notre savoir-faire dans tous les domaines de la gestion urbaine.
Les directeurs des services de la Ville de Paris sont régulièrement sollicités pour consacrer de leur temps et de celui de leurs équipes à cette action de formation. Je tiens ici à les remercier très sincèrement et j'ajoute que les projets réalisés dans ces villes du Sud - un centre de santé ici, la réhabilitation du réseau d'eau potable là, la construction d'un centre multimédia ailleurs - s'accompagnent toujours, bien entendu, d'un volet de formation soit à Paris, soit sur place afin de mettre les gestionnaires de ces équipements en mesure de les faire fonctionner.
De même, dans les relations bilatérales que notre Ville entretient avec une quarantaine d'autres villes du monde (à l'Est de l'Europe, mais aussi du Maghreb, en Amérique latine et en Asie), nous accueillons très fréquemment des demandes de formation, sous la forme de visites de délégations techniques souhaitant mieux connaître nos solutions en matière de circulation, de gestion des déchets, de logements.
C'est dans ce contexte qu'il ne se passe guère de semaines sans que nous ayons à répondre à ces demandes. Par exemple, le vice-gouverneur de Vientiane, de même que le vice-gouverneur de Phnom-Penh étaient à Paris la semaine dernière à la tête de délégations techniques, la première pour des informations dans le domaine de l'aménagement urbain, la seconde dans celui de l'eau. Dans quelques jours, nous recevrons des fonctionnaires municipaux des quatre capitales latino-américaines désireuses de se familiariser aux techniques de gestion du personnel de la Ville de Paris. A l'automne prochain, trois urbanistes d'Istanbul seront accueillis à la Direction de l'Urbanisme pour s'enrichir de l'expérience de leurs homologues parisiens. Et j'ajoute que, par delà ces contacts, au niveau des administrations, les élus, en particulier les adjoints au Maire de Paris, sont souvent mobilisés pour accueillir leurs homologues d'autres capitales de grandes villes du monde.
Au total, je ne peux qu'être d'accord avec le v?u qui nous est aujourd'hui présenté. J'accepte donc bien volontiers la proposition du groupe "Les Verts" d'impliquer encore plus systématiquement et plus régulièrement les élus de la Ville de Paris concernés par notre coopération internationale dans ces rencontres avec ces élus des pays en voie de développement. A cet égard, je réitère mon souhait d'être tenu informé des demandes qui vous seraient adressées directement.
Je préconise un vote favorable.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci, Monsieur SCHAPIRA.
Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe "Les Verts".
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
La proposition de v?u est adoptée. (2003, V. 99).