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Juin 2003
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102 - QOC 2003-498 Question de Mme Brigitte KUSTER et des membres du groupe U.M.P. à M. le Maire de Paris relative au recours à l'endettement

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2003


Libellé de la question :
"Mme Brigitte KUSTER et les membres du groupe U.M.P. s'interrogent sur les propos tenus par l'Adjoint aux Finances parus dans une interview d'un hebdomadaire et concernant l'endettement de Paris. Après avoir reconnu le bon état des finances de la Ville trouvé en arrivant au pouvoir, on apprend que pour financer les investissements, il est envisagé de recourir à l'endettement. "On peut largement doubler l'endettement par habitant, en restant en deçà des autres grandes villes françaises".
M. le Maire de Paris partage-t-il cet avis et qu'en est-il exactement pour le budget 2004 ?"
Réponse (M. Christian SAUTTER, adjoint) :
"Les auteurs de la question s'interrogent sur les perspectives d'endettement de la Ville de Paris.
Comme le Maire de Paris l'a indiqué à de nombreuses reprises, il est effectivement envisagé de recourir à l'emprunt afin de financer une partie des investissements nécessaires à l'amélioration de la vie quotidienne des Parisiens. Il est en effet socialement légitime et économiquement pertinent d'emprunter pour investir afin de conserver à Paris des jeunes actifs et des familles.
Ce recours à l'emprunt doit se faire de façon mesurée afin de ne pas dépasser le niveau moyen d'endettement des grandes villes françaises. La Ville de Paris dispose ainsi d'une certaine marge d'endettement, son ratio d'encours de dette/recettes réelles de fonctionnement n'étant que de 25,5 % contre 149 % à Marseille et 90 % environ à Lyon et Bordeaux.
En 2002, deux nouveaux emprunts ont été contractés pour un montant total de 230 millions d'euros permettant de financer une partie des 736 millions d'euros de dépenses d'investissement. Dans le même temps 141 millions d'euros de dettes ont été remboursés, soit une augmentation nette de l'encours de la dette de 89 millions d'euros. Ce dernier atteignait ainsi 1.177 millions d'euros au 31 décembre 2002 (contre 1.395 millions d'euros au 31 décembre 2000 et 1.089 millions d'euros au 31 décembre 2001)."