Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Juin 2003
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

45 - Vœu n° 13 déposé par M. Georges SARRE et les membres du groupe du Mouvement républicain et citoyen relatif à la création à Paris d'une allocation municipale étudiante

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2003


M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Mes chers collègues, nous passons à l'examen du v?u n° 13 déposé par les élus du groupe du Mouvement républicain et citoyen et qui ne se rattache à aucun projet de délibération.
Je donne la parole à Mme TAÏEB.
Mme Karen TAÏEB. - Monsieur le Maire, ce v?u fait suite à une proposition que j'avais formulée lors de la communication en faveur de la jeunesse.
Je reviens donc sur la proposition de création d'une allocation municipale étudiante, allocation qui serait destinée aux étudiants parisiens les plus modestes et les plus méritants. Ce n'est pas un scoop. Il y a des jeunes étudiants parisiens qui, en raison de difficultés sociales et financières, souffrent de ne pouvoir poursuivre leurs études et ce malgré leur bon niveau et/ou leur volonté de réussir leurs études.
Cette allocation va dans le sens de l'égalité des chances, qui nous est chère. Ce dispositif existe dans de nombreuses villes de France et notamment à Chenôve, banlieue industrielle de Dijon, ville pionnière en la matière, qui a vu, sous l'impulsion de son maire, Roland Carraz, aujourd'hui disparu, de nombreux étudiants obtenir des doctorats et même un concours Lépine, des étudiants qui, sans cette aide, se seraient vus emprunter une voie différente de celle qu'ils s'étaient choisie, voire une impasse sans issue.
La Ville de Paris pourrait ainsi fournir une passerelle pour l'avenir et proposer à ces jeunes diplômés de consacrer leurs premières années d'activité à son service. Voilà pourquoi nous demandons à M. le Maire de Paris de faire étudier par la Direction des Affaires économiques le coût financier et la faisabilité d'un tel projet à Paris.
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Madame TAÏEB, je crois que vous posez un problème qui mérite d'être examiné, mais avant qu'il soit examiné par la Direction des Affaires financières, il faudrait qu'on puisse dire à cette Direction de quoi il s'agit exactement. Elle ne peut chiffrer sur une proposition floue.
Or, étant donné la façon dont est rédigé pour l'instant le v?u, ou bien il reste général ou bien il peut prêter à confusion. Je vous demande donc un délai de travail concret pour pouvoir arriver à présenter un projet de v?u qui soit plus précis.
Je dis cela pour trois raisons.
La première, c'est qu'il y a déjà des bourses municipales de la Ville de Paris pour les boursiers à taux zéro c'est-à-dire pour les étudiants qui sont juste en dessous des seuils et qui sont exonérés de Sécurité sociale et de droits d'inscription. On les aide en priorité. 2.500 bourses, c'est un gros budget.
Ensuite, l'originalité de la mesure de Chenôve, qui a été suivie par quelques municipalités, réside dans le fait que cela touche quelques étudiants, parce que Chenôve n'est pas Paris.
Ensuite Chenôve, comme beaucoup de petites villes de province, a besoin de garder ses étudiants au service de la Ville, sinon ils vont ailleurs. Or, à Paris, nous n'avons absolument pas ce problème. C'est même presque l'inverse. Je vous signale que l'Ecole des ingénieurs de la Ville de Paris, dont la Ville de Paris est propriétaire, ne garantit pas ensuite que les ingénieurs formés travaillent pour la Ville de Paris. Vous pensez bien que ce n'est pas avec une bourse qu'on va les maintenir !
Le troisième problème qui est soulevé est que, pour accéder aux emplois de la Ville de Paris, il faut passer des concours et pas seulement avoir une bourse municipale. Il faut donc qu'on puisse préciser, pour que la Direction des Affaires financières planche sur quelque chose d'assez précis.
En tout cas, l'objectif de favoriser les études des enfants les plus modestes et les plus méritants est tout à fait louable.
On se donne donc ce petit délai, si vous le voulez bien. Je vous demande en conséquence de retirer ce v?u jusqu'à ce qu'il soit examiné sous une autre forme.
Mme Karen TAÏEB. - Nous sommes tout à fait d'accord pour laisser à la Direction des Affaires économiques le temps nécessaire pour plancher sur ce dossier, comme vous dites.
Nous le retirons donc pour aujourd'hui mais nous le représenterons au moment opportun.
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Très bien.
Le v?u est retiré.
Mme Karen TAÏEB. - Retiré mais reporté.
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Il est retiré de cette séance.
Mme Liliane CAPELLE. - Oui, mais reporté.
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - On peut très bien mettre à l'ordre du jour les v?ux que l'on veut.
Vous annoncez qu'il sera représenté, je l'ai dit aussi, et nous allons faire en sorte d'en présenter un ensemble à la prochaine séance.