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Juin 2003
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14 - Vœu présenté par le groupe "Les Verts" relatif à la sécurité routière sur le boulevard Magenta (10e)

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2003


Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Nous examinons à présent deux v?ux qui ne se rattachent à aucun projet de délibération.
Le v?u référencé n° 1 dans le fascicule est déposé par les membres du groupe "Les Verts".
M. RIOU était inscrit. Mme NENNER va intervenir sur ce v?u, puis je donnerai la parole à Denis BAUPIN pour répondre.
Melle Charlotte NENNER. - Je tiens à préciser tout d'abord que ce v?u a été techniquement présenté par le groupe "Les Verts" en 3e Commission mais c'est parce qu'il a été présenté le soir même de la 3e Commission au Conseil du 10e arrondissement. Je tiens aussi à préciser qu'il a été voté à l'unanimité du Conseil du 10e arrondissement. Donc, c'est en son nom que je le présente.
Le 26 mai dernier, une petite fille de 3 ans a été tuée sur un passage piétons du boulevard de Magenta par un chauffard qui avait grillé un feu rouge, qui était dans une voie de bus et qui était, circonstance aggravante, sous l'emprise de l'alcool.
Ce drame suscite une grande émotion et une colère parmi les habitants et les commerçants et d'ailleurs ceux-ci se mobilisent à travers le conseil de quartier Château-d'Eau/Lancry qui a organisé le rassemblement de ce matin.
La violence routière est une réalité, en particulier dans le 10e arrondissement et sur le boulevard de Magenta. C'est aussi le lourd tribut des années de politique du "tout voiture" dans Paris, politique qui, en créant les axes rouges, avait oublié les piétons et leur fragilité.
Plus de 200 accidents par an, 4 tués et 20 blessés graves depuis 2001, ce drame n'est pas isolé.
Et contre la violence routière, la répression semble être à l'heure actuelle l'une des meilleures manières de faire prendre conscience aux automobilistes à quel point, quand on est au volant, toute attitude incivile peut être dangereuse.
En particulier, les excès de vitesse et les franchissements de feux rouges sont régulièrement constatés sur le boulevard de Magenta au niveau de la place Jacques-Bonsergent, lieu de l'accident.
Cette politique de répression et de prise en compte de la délinquance routière est complémentaire d'actions de prévention visant à réduire la vitesse et la circulation, en particulier sur les grands axes.
C'est pour cela que notre Municipalité s'est engagée dans une politique de reconquête de l'espace urbain en faveur des transports en commun, des piétons et des cyclistes.
Le projet de transformation de l'axe rouge Magenta en espace civilisé est plus que jamais d'actualité et ne saurait subir de retard. L'abandon du 2 x 2 voies et le réaménagement des carrefours - qui ont été souvent évoqués lors de la concertation qui a été menée par la Municipalité du 10e à la fin 2002 - permettront enfin de réduire la dangerosité de cet axe. La réduction de la circulation automobile permettra aussi de lutter contre le bruit routier et la pollution. Je rappelle ainsi que le boulevard Magenta est effectivement dans le palmarès des axes les plus dangereux de Paris mais qu'il est aussi, malheureusement, dans le palmarès des voies les plus bruyantes comme l'a montré la carte du bruit récemment parue.
Donc, je vous propose le v?u suivant :
"Le Conseil de Paris, émet le v?u que le programme de travaux de réaménagement du boulevard de Magenta soit prioritaire et débute à la fin de cette année et que des mesures de police soient rapidement mises en ?uvre pour sécuriser les traversées piétonnes du boulevard de Magenta au niveau de la place Jacques-Bonsergent et pour y contrôler les infractions au code de la route tels qu'excès de vitesse et franchissement de feux rouges".
(Applaudissements sur les bancs des groupes "Les Verts", socialiste et radical de gauche, communiste et du Mouvement républicain et citoyen).
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci beaucoup, Madame NENNER.
Je vais donner successivement la parole à MM. Christophe BAY, Alain LHOSTIS, puis à Denis BAUPIN.
M. LE REPRESENTANT DU PREFET DE POLICE. - Merci, Madame la Maire.
Face à ce drame qui endeuille le 10e arrondissement mais aussi toute la Capitale, je tiens tout de suite à rassurer Mme NENNER et à lui dire que, bien entendu, s'agissant de notre domaine de compétence, nous sommes extrêmement vigilants à ce que les actions de répression routière soient organisées sur l'axe du boulevard Magenta et notamment à proximité immédiate de l'endroit où a eu lieu cet accident.
Je vais vous donner simplement un chiffre. Depuis le 1er juin nous avons, à la suite d'une réunion qui, je crois, s'est tenue d'ailleurs en mairie, sous la présidence de M. DREYFUS et à laquelle le commissaire central participait, nous avons organisé 13 opérations, toutes ciblées sur les excès de vitesse, ce qui a permis de relever plus de 131 infractions sur ce site.
En tout cas, soyez assurée, comme M. le Maire du 10e arrondissement, que les services de police feront le maximum pour éviter que de tels drames ne se reproduisent.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci, Monsieur Christophe BAY.
La parole est M. Alain LHOSTIS.
M. Alain LHOSTIS, adjoint. - Charlotte NENNER a rappelé, et M. BAY également à l'instant, cet événement tragique, mais Charlotte NENNER a eu raison de souligner que cela fait des dizaines d'années que le boulevard Magenta est un lieu très difficile, où les enfants des écoles prennent des risques chaque jour. Donc, sous l'impulsion de la Municipalité du 10e arrondissement où Charlotte NENNER est en charge de ces questions, il y a tout un travail mené sur le nouveau boulevard Magenta. Il y a vraiment une exaspération de la population, il faut en tenir compte, comme l'a souligné Charlotte NENNER. Le Conseil du 10e arrondissement a voté ce v?u. C'est donc au nom de l'ensemble de la Municipalité comme M. Tony DREYFUS m'a demandé de le rappeler, que ce v?u est présenté. Nous souhaitons qu'il n'y ait pas de retard et que ce voeu encourage les services et M. BAUPIN pour avancer le plus vite possible dans cette affaire.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - La parole est à M. BAUPIN.
M. Denis BAUPIN, adjoint. - Merci, Madame la Maire.
Je voudrais dire que, moi aussi, je partage l'émotion et la tristesse qui ont été évoquées par Mme NENNER et qui sont partagées par les nombreux parents qui se sont manifestés ce matin sur le boulevard Magenta, suite au décès de cette petite fille. Ils sont, pour une partie d'entre eux, présents ici. J'étais présent dans le 10e arrondissement, le lendemain de l'accident, en compagnie de M. DREYFUS, Melle NENNER et Mme TROSTIANSKY pour une inauguration.
L'émotion était très sensible de la part de la population suite à cet accident. Je recevrai tout à l'heure les parents d'élèves qui ont manifesté ce matin afin que nous discutions ensemble des suites à donner. Je répondrai notamment dans le cadre de ce voeu. Christophe BAY l'a rappelé, il reste beaucoup à entreprendre pour améliorer la sécurité dans la Capitale. Il y a eu des progrès même si les statistiques sont froides parce que chaque accident reste un accident regrettable. Des progrès ont été constatés. L'action de la Préfecture de police y a largement contribué. Cela démontre qu'il y a un travail très significatif à mener pour retrouver un minimum de civisme et de respect des règles de la part de beaucoup d'automobilistes qui dérogent au Code de la route. Là, il s'agissait de quelqu'un sous l'emprise de l'alcool.
Cette criminalité routière doit être forcément réprimée de façon très nette si l'on veut réussir à diminuer le nombre d'accidents dans la Capitale.
Notre travail conjoint avec la Préfecture de police porte sur des aménagements. Je voudrais revenir sur l'aménagement aujourd'hui étudié concernant le boulevard Magenta. Nous y travaillons depuis plusieurs mois en liaison et sous l'impulsion très forte du 10e arrondissement et du travail mené par les conseils de quartier concernés. Le boulevard Magenta est l'un des cinq axes les plus accidentogènes de la Capitale. Chaque année, 50 accidents par kilomètre de voie sont à déplorer. C'est évidemment un constat insupportable.
Le projet sur lequel nous travaillons et qui fait l'objet d'ajustements de la part de la Préfecture de police concerne une réduction très significative du nombre de voies de circulation, avec deux fois une voie sauf en ce qui concerne le tronçon entre les deux gares parisiennes qui est un axe de transit plus important et sur lequel la Préfecture nous a demandé de préserver trois files de circulation. Cela permettrait une requalification très forte, une végétalisation supplémentaire, des couloirs de bus totalement protégés, accessibles aux taxis et aux vélos et donc une organisation différente des livraisons.
D'où l'état d'esprit de la politique des espaces civilisés qui a commencé à se mettre en place sur boulevard de Clichy-Rochechouard, qui va se poursuivre sur l'avenue Jean-Jaurès et qui se déclinera aussi sur le boulevard Magenta.
Evidemment, je suis favorable au voeu proposé par le Conseil du 10e arrondissement, mais je ferai une demande d'amendement. Il nous est demandé que les travaux commencent à la fin de cette année. Du fait des dernières décisions qu'il reste à prendre, cela paraît difficile. Je vous propose d'amender le voeu en indiquant l'échéance du début 2004. Il ne s'agit pas de voter un voeu dont nous savons par avance que nous n'avons pas la capacité de le respecter aujourd'hui.
Les travaux ont toujours été envisagés pour le début 2004. Il nous est impossible d'accélérer car il reste quelques éléments à finaliser sur l'aménagement du boulevard.
M. Christophe CARESCHE, adjoint. - Je voudrais vous dire un mot au sujet des riverains que j'ai reçus ce matin. Je pense qu'il faut absolument confirmer le réaménagement de ce boulevard. M. BAUPIN vient d'ailleurs de le faire. Et peut-être donner des échéances en terme de calendrier. Il y a manifestement des incertitudes ressenties par ces riverains, alors qu'il n'y en a pas en ce qui concerne la Ville. Il faut réaffirmer tout cela.
Il existe - semble-t-il - un certain nombre de dispositions qui, évidemment, ne préfigurent pas le futur aménagement et qui, par ailleurs, ne poseraient pas de difficulté financière. Un certain nombre de dispositions pourraient être prises dès maintenant pour améliorer les choses. Je pense à la synchronisation des feux. Je me demande si, avec la mairie et les élus d'arrondissement, il ne faudrait pas se pencher dès maintenant sur un certain nombre de mesures pour améliorer la situation.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Sur la proposition d'amendement, Madame NENNER.
Melle Charlotte NENNER. - Je suis d'accord mais dans ce cas, il faudrait le dater plus précisément et parler du premier trimestre 2004. C'est la moindre des choses quand on parle de calendrier. C'est une demande forte de précision et de bien déterminer les choses. Il ne faudrait pas que le début 2004 soit en fait le mois de juin 2004 !
Il faut vraiment que ce soit considéré comme une urgence et une priorité.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Nous sommes d'accord sur cette précision.
Monsieur GOUJON, pour une explication de vote.
M. Philippe GOUJON. - Nous sommes tous atterrés et très émus par cette tragédie du boulevard de Magenta. Je voudrais observer que dans le cas évoqué, c'est d'abord le comportement de l'automobiliste qui est en cause. En effet, ce dernier roulait en état d'ébriété dans le couloir de bus. M. BAUPIN en a parlé. Mais il a oublié de signaler qu'il était consommateur de cannabis que "Les Verts" veulent d'ailleurs légaliser et je trouve cela particulièrement incohérent.
(Protestations sur les bancs des groupes "Les Verts", socialiste et radical de gauche, communiste et du Mouvement républicain et citoyen).
J'incite d'ailleurs "Les Verts" à s'interroger sur leur prise de position quant à la légalisation des stupéfiants, même si ça n'enlève rien à la dangerosité de l'alcool.
(Protestations sur les bancs des groupes "Les Verts", socialiste et radical de gauche, communiste et du Mouvement républicain et citoyen).
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - M. GOUJON a la parole. Laissez-le terminer son intervention.
M. Philippe GOUJON. - Je sais que cela gêne beaucoup d'élus dans cette Assemblée. Néanmoins, nous continuerons à nous exprimer avec force pour inciter "Les Verts" à s'interroger sur leur prise de position quant à la légalisation des stupéfiants...
M. Yves CONTASSOT, adjoint. - C'est lamentable.
M. Philippe GOUJON. - Dont les effets, on l'a vu, sur le comportement au volant, sont reconnus.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Avez-vous terminé ?
M. Philippe GOUJON. - Non, je termine. Nous sommes favorables à toutes mesures contre la violence routière et le non respect du Code de la route, particulièrement en termes de contrôle des infractions et celui de la conduite sous l'emprise des stupéfiants, que cela plaise ou non à M. CONTASSOT.
M. Yves CONTASSOT, adjoint. - Et l'alcool ? On ne l'entend plus !
M. Philippe GOUJON. - Le Président de la République en a fait une priorité de son quinquennat. On a constaté que les accidents avaient baissé de plus de 28 % depuis le début de l'année. En ce qui concerne l'urgence à aménager ce carrefour avec des refuges comme le préconise M. LE GOFF, nous y sommes favorables.
Nous voterons ce voeu que, néanmoins, nous aurions souhaité plus consensuel quant à l'exposé des motifs notamment en ce qui concerne les actions.
(Hurlements et vifs mouvements de protestation).
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Monsieur GOUJON, ce voeu renvoie à une situation dramatique puisqu'une famille a perdu une petite fille de trois ans, sur un voeu sur lequel la tenue des débats a été je crois digne et responsable, digne parce que l'émotion qui a été manifestée sur ces bancs...
(Hurlements sur tous les bancs).
J'espère que la famille n'est pas présente parce qu'elle assisterait à un triste spectacle dans cette Assemblée et nous ne pouvons pas en être fiers.
Les débats ont été dignes et responsables et, dans le cadre de notre responsabilité municipale, les élus du 10e arrondissement, les élus du Conseil de Paris, la Préfecture de police ont tiré un certain nombre d'enseignements auxquels je voudrais que nous nous tenions car c'est cela notre responsabilité !
(Hurlements sur les bancs des groupes U.M.P. et Union pour la démocratie française).
Il ne s'agit pas de faire de la politique politicienne à partir d'événements aussi tragiques que celui qui s'est déroulé dans le 10e arrondissement.
(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste et radical de gauche, du Mouvement républicain et citoyen, communiste et "Les Verts").
(Cris et hurlements sur les bancs des groupes U.M.P. et Union pour la démocratie française).
M. RIOU a demandé la parole.
M. Alain RIOU. - Madame la Maire, mes chers collègues, je ne veux pas ajouter à la polémique, je ne vais pas parler comme vous...
M. Philippe GOUJON. - Vous êtes pour la légalisation des stupéfiants !
(Hurlements).
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Laissez à d'autres assemblées ce type de débat, s'il vous plaît ! Nous sommes dans une enceinte municipale, gardez un peu de dignité !
Monsieur RIOU, vous avez la parole.
M. Alain RIOU. - Je répète que je ne vais pas envenimer la polémique car je crois en effet que le débat que nous avons en ce moment est un débat d'émotion et M. GOUJON l'a malheureusement transformé en autre chose que je ne qualifierai pas parce que c'est inutile de continuer les invectives.
(Hurlements).
On fera la différence entre votre ton et le mien.
M. René LE GOFF. - Vous cachez la vérité !
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Vous pouvez sortir de l'hémicycle !
M. Alain RIOU. - Je tenais à rappeler le fond puisque c'est le fond qui vous intéresse à l'U.M.P., je vais vous répondre d'un mot sur le fond.
"Les Verts" sont hostiles à tous les chauffards, considèrent que tuer des gens au volant ou commettre des infractions au volant est inacceptable, comme d'ailleurs beaucoup d'autres infractions dans ce pays.
Evidemment, "Les Verts" sont pour que les gens n'utilisent pas leur volant alors qu'ils ne sont pas dans leur état normal.
Vous citez le cannabis, mais vous devriez vous intéresser aussi à d'autres excitants, comme l'alcool.
"Les Verts" rappellent tranquillement que nous sommes bien évidemment pour que les gens qui prennent leur volant - le moins souvent possible d'ailleurs, vous savez que "Les Verts" le rappellent régulièrement - le fassent en situation de pouvoir le faire sans causer de troubles à l'ordre public, ni de crimes.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci, Monsieur RIOU.
Je donne la parole à Jean VUILLERMOZ.
M. Jean VUILLERMOZ. - Madame la Maire, je voudrais tout simplement mais fortement renouveler à la famille toutes nos condoléances et dire que je partage sa douleur.
Je proteste vraiment contre l'amalgame qui a été fait par M. GOUJON qui semble être partagé par le groupe U.M.P. parce que ces propos n'honorent vraiment pas notre Assemblée.
Je souhaiterais vraiment qu'à un moment donné, on puisse retrouver un peu de sérénité et que M. GOUJON veuille bien retirer ses propos.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci, Monsieur VUILLERMOZ.
Monsieur GALLAND...
(Protestations sur les bancs des groupes U.M.P. et Union pour la démocratie française).
Monsieur GOUJON, cessez de vous exciter sur ce banc et laissez vos collègues répondre !
M. GALLAND a la parole pour une explication de vote.
M. Yves GALLAND. - Madame la Maire, quand un drame de cette nature intervient, il est tout à fait normal qu'on cherche à trouver des solutions pour améliorer et réaménager les axes dangereux. Nous voterons naturellement ce voeu.
Mais nous prendrons une ou deux initiatives, Madame la Maire, parce que nous pensons qu'au-delà de ce que nous faisons ici, l'anticipation peut être la meilleure voie pour nous pour être utiles.
Il nous semble qu'un ou deux aménagements devraient être urgents dans la Ville. Je n'en citerai qu'un à cet égard qui nous paraît dangereux : celui qui, sur le bas des Champs-Elysées, donne accès au souterrain qui va sur les quais. Là, vous avez à la fois des piétons qui traversent et des voitures qui arrivent rapidement. Si nous ne faisons pas une passerelle, je crains que nous ne soyons confrontés un jour à un drame que nous soyons amenés à traiter a posteriori.
Voici, Madame la Maire, l'esprit avec lequel je crois que nous pourrions opérer. Nous voterons naturellement ce v?u au groupe U.D.F.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci, Monsieur GALLAND. Nous partageons bien entendu la proposition que vous venez de faire.
Je voudrais, à l'instar du rappel qui a été fait par mon collègue Président de groupe, associer notre Assemblée, l'ensemble de la Municipalité, à la peine de la famille qui vient de perdre cette petite fille. Je voudrais également associer la Municipalité à ce travail d'anticipation, mais aussi d'action sur du court terme. Des pistes ont été évoquées par Christophe CARESCHE pour qu'un tel drame n'ait plus lieu dans la Capitale.
Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe "Les Verts", amendée et sous-amendée par M. BAUPIN et Mme NENNER.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
La proposition de v?u est adopté. (2003, V. 84).