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Juin 2003
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82 - QOC 2003-462 Question de MM. Pierre-Christian TAITTINGER, Claude GOASGUEN, Gérard LEBAN, Christian CABROL, Daniel-Georges COURTOIS, Mmes Véronique BALDINI, Laurence DREYFUSS, Danièle GIAZZI et Laëtitia LOUIS à M. le Maire de Paris concernant les autorisations de tournage, conduisant à la neutralisation du stationnement, accordées pour le secteur du parc des Princes (16e)

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2003


M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Nous passons à la question orale posée par MM. TAITTINGER, GOASGUEN, LEBAN, CABROL, COURTOIS et Mmes BALDINI, DREYFUSS, GIAZZI et LOUIS relative aux autorisations de tournage, conduisant à la neutralisation du stationnement, accordées pour le secteur du Parc-des-Princes (16e).
Je donne la parole à Mme BALDINI.
Mme Véronique BALDINI. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, les riverains du stade du Parc-des-Princes sont régulièrement pénalisés par les restrictions de circulation dans leur quartier en raison des manifestations sportives ou non qui s'y déroulent.
En effet, outre les matches du P.S.G., les concerts de tout poil ou les manifestations privées qui ont lieu dans l'enceinte du stade, il faut maintenant compter sur la multiplication des tournages de films qui neutralisent le stationnement.
Les riverains, tout comme les élus que nous sommes, sont exaspérés par les difficultés que toutes ces manifestations génèrent sans aucune prise en compte de la situation sur le terrain.
Il y a plusieurs années, avait été instauré un système de laissez-passer, encore en vigueur à Boulogne, qui permettait aux habitants du secteur d'accéder à leur parking. De plus, ce système avait l'avantage de leur permettre de recevoir des invités les soirs de match en en communiquant la liste à l'avance au commissariat.
Pour des raisons obscures, la Mairie de Paris refuse de remettre en vigueur ce système malgré l'insistance des riverains notamment dans les différentes réunions de concertation du stade du Parc-des-Princes.
Par ailleurs, nous souhaiterions qu'une meilleure coordination des services de la Ville évite des télescopages d'événements générateurs de troubles de la tranquillité publique.
Il est en effet incompréhensible qu'un tournage ait été autorisé pendant plusieurs jours, contrairement à l'avis formulé par la mairie du 16e, alors que, le soir même, avait lieu le jubilé d'un ancien joueur du P.S.G.
Monsieur le Maire, quelles sont les mesures que vous comptez mettre en ?uvre afin de limiter les restrictions auxquelles sont soumis en permanence les riverains du quartier dans le cadre d'autorisation de tournage ou d'événements au stade du Parc-des-Princes ?
Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs du groupe U.M.P.).
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Merci, Madame.
La parole est à M. GIRARD.
M. Christophe GIRARD, adjoint. - En raison de manifestations, notamment sportives, qui sont organisées au Parc-des-Princes et des difficultés qu'elles entraînent en matière de stationnement et de circulation, ce quartier est rarement choisi comme lieu de tournage par les sociétés de production.
Selon les statistiques établies par le Bureau parisien des tournages de la Mission cinéma, le tournage du 27 mai 2003, "Les enquêtes d'Eloïse Rome" est le seul qui s'y soit déroulé depuis plus d'un an.
Dans ce cas précis, il s'agissait de prises de vue en intérieur et le Maire de Paris n'a pas le pouvoir d'empêcher une société de production de choisir son décor, ni d'interdire aux propriétaires privés de louer leurs locaux.
Par ailleurs, le stationnement des véhicules techniques à proximité du tournage est autorisé ou refusé par les commissariats de quartier. M. BAY, ici présent, peut confirmer mes dires.
Il est clair par ailleurs que le rôle du Bureau parisien des tournages de la Mission cinéma est de s'employer à limiter le nombre d'autorisations dans les sites trop souvent sollicités, d'en réduire les conséquences négatives en étroite collaboration avec les sociétés de production, tout en laissant travailler les équipes autorisées par les services de police.
J'ajouterai : ne décourageons pas l'initiative privée et l'industrie cinématographique qui ne jouit pas toujours des meilleures conditions d'expression.
M. Christian SAUTTER, adjoint. - Quel beau traveling !
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Madame BALDINI, une réaction ?
Mme Véronique BALDINI. - La réponse est partielle parce qu'elle ne répond pas au problème que j'ai soulevé de la vignette.
Hier soir, des riverains n'ont pas pu rentrer chez eux avant 1 heure 30 du matin ! C'est tout de même un peu gênant. C'est exceptionnel, mais l'exceptionnel peut être désagréable.
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Je ne crois pas que les vignettes soient de la compétence de M. GIRARD. C'est l'inconvénient de poser plusieurs questions en une. La question concrète était celle que vous avez posée sur le tournage ; vous avez eu une réponse. Pour le reste, il faudra certainement en poser une autre pour qu'il y ait une réponse circonstanciée.