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Juin 2003
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67 - QOC 2003-446 Question de Mme Claire de CLERMONT-TONNERRE à M. le Maire de Paris sur la malpropreté des espaces de voirie recouverts de "stabilisé"

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2003


M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Nous passons à la question de Mme de CLERMONT-TONNERRE à M. le Maire de Paris relative à la malpropreté des espaces de voirie recouverts de "stabilisé".
Vous avez la parole, Madame de CLERMONT-TONNERRE.
Mme Claire de CLERMONT-TONNERRE. - Merci, Monsieur le Maire.
Depuis plusieurs mois, et en particulier depuis la quasi disparition des caninettes, les bandes sablées situées en bordure des mails ainsi que les entourages d'arbres plantés sur la voie publique ne bénéficient plus d'un entretien régulier.
Ce problème, qui est général à tous les arrondissements est perçu dans le 15e de façon aiguë, en particulier autour de la Place du Commerce, sur le mail du square Nicole-de-Hauteclocque, autour du jardin Blanc, sur le quai André-Citroën, rue Linois et rue de l'Amiral Roussin.
Ces espaces sablés qui ne peuvent être nettoyés au jet font office de sani-canins naturels pour les chiens et favorisent une concentration de mégots de cigarettes et de divers petits déchets.
Outre l'aspect de malpropreté que ces surfaces offrent au regard des riverains et des passants, elles posent un problème d'hygiène, en particulier vis-à-vis des jeunes enfants qui à pied ou en poussette sont particulièrement touchés par ces nuisances qui deviennent insupportables en période de forte chaleur.
Je vous demande donc, Monsieur le Maire, de bien vouloir me répondre sur quatre points :
- Avec quels moyens et à quelle fréquence le nettoyage de ces surfaces sablées est-il réellement assuré ?
- Quelles initiatives entendez-vous prendre pour améliorer la propreté de ces espaces recouverts de "stabilisé" ?
- Où en sont les réflexions de la Ville sur l'aménagement des tours d'arbres, la DPE qui en assure l'entretien est-elle associée à cette réflexion ?
- Enfin, je souhaiterais que vous nous indiquiez dans combien de temps vous envisagez d'affecter les moyens humains et techniques suffisants pour permettre un entretien convenable du 15e arrondissement. Je vous rappelle que nous n'avons actuellement plus un seul girolaveur et seulement une moto-crotte et demie... pour un arrondissement de 850 hectares dans lequel vivent 225.000 habitants.
Merci.
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Merci, Madame.
Monsieur Yves CONTASSOT, vous avez la parole.
M. Yves CONTASSOT, adjoint. - Vous vous inquiétez du nettoiement du sol de voirie dit "stabilisé". L'entretien de ces espaces est assuré quotidiennement par l'agent municipal qui les nettoie au même titre que les autres surfaces de trottoirs dont il a la charge.
Toutefois, le matériau de type stabilisé ne permet pas la réalisation d'opérations de lavage exécutées quant à elles au minimum une fois par semaine sur l'ensemble du linéaire de voirie parisienne.
Ces surfaces de voirie en stabilisé posent à Paris où elles sont extrêmement sollicitées des difficultés accrues d'entretien.
C'est pourquoi, deux séries d'expérimentations sont actuellement en cours, la première déjà évoquée devant vous, est l'utilisation de nouveaux engins de jets de trottoirs qui, contrairement aux motos, offrent une réponse globale de nettoiement. Ces engins nettoient toutes les souillures et pas seulement les déjections canines.
La seconde expérimentation consiste à confier l'entretien de ces espaces à la Direction des Parcs et Jardins qui a une expérience ancienne de ces revêtements semi-naturels. Par ailleurs, je vous rappelle que la verbalisation des propriétaires indélicats de chiens s'est aujourd'hui accentuée et doit se traduire par une amélioration sensible de la situation. En effet, au cours des quatre premiers mois de l'année, 2.361 personnes ont été verbalisées, ce qui représente 54 % du chiffre global atteint l'an dernier.
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Merci, Monsieur CONTASSOT.
Vous voulez reprendre la parole, Madame de CLERMONT-TONNERRE ?
Mme Claire de CLERMONT-TONNERRE. - Monsieur le Maire, je ne crois pas avoir votre réponse concernant les motos-crottes. Pourquoi le 15e ne dispose-t-il que d'une moto-crotte et demie pour 225.000 habitants et 850 hectares ?
(Rires sur les bancs des groupes U.M.P. et U.D.F.).
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Je vois que les problèmes de déjections font rire vos collègues.
Ca va ? C'est bon ?
M. CONTASSOT estime vous avoir répondu, Madame.