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Juin 2003
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Conseil Municipal
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104 - QOC 2003-500 Question de Mme Brigitte KUSTER et des membres du groupe U.M.P. à M. le Maire de Paris sur la politique municipale en faveur du vélo

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2003


M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Nous passons à la question de Mme Brigitte KUSTER à M. le Maire de Paris relative à la politique municipale en faveur du vélo.
La parole est à Mme Brigitte KUSTER.
Mme Brigitte KUSTER. - Monsieur le Maire, apparemment, l'adjoint à qui je pose la question n'étant pas dans l'hémicycle...
M. Yves CONTASSOT, adjoint. - Ne vous inquiétez pas, je vais vous répondre.
Mme Brigitte KUSTER. - Monsieur le Maire, nous aimerions vous interroger sur votre politique en faveur du vélo. Alors que la mandature précédente avait réalisé 54 kilomètres de pistes cyclables, le mouvement de défense de la bicyclette n'en a comptabilisé qu'un seul depuis votre arrivée, les couloirs de bus élargis n'étant pas reconnus comme aménagement spécifique pour les vélos.
La presse s'est par ailleurs fait l'écho du fiasco de votre politique.
Je citerai deux exemples, le "Journal du Dimanche" nous cite l'inquiétude des cyclistes à Paris : "Associations et amateurs se désolent de la lenteur et de la qualité des aménagements".
Autre exemple médiatique, et pourtant un journal qui vous est très proche, le "Nouvel Observateur" à Paris : "Il faut bien constater que, malgré sept ans de réhabilitation, le vélo ne représente qu'1 % des déplacements à Paris. Une misère ! Avant de se lancer dans des équipements en tous sens, ne faudrait-il pas s'assurer d'abord de ce que les usagers potentiels souhaitent ? Un usage récréatif ? Pour aller au travail ? Personne ne sait". Fin de citation.
Alors, Monsieur le Maire, nous souhaiterions connaître avec précision vos projets et les financements que vous avez proposés pour encourager les parisiens à utiliser le vélo comme mode de transport car, au-delà des pistes cyclables qui, apparemment, sont au ralenti, où en sommes-nous de vos promesses électorales : parkings pour vélos, itinéraires réservés aux piétons, rollers et vélos ?
Tout cela donne beaucoup de promesses mais, concrètement, où en sommes-nous ?
Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs du groupe U.M.P.).
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Avant de donner la parole à M. CONTASSOT, je rappelle quand même une règle du jeu parce que c'est la deuxième fois qu'elle a été transgressée.
La question que vous posez est sensiblement différente de celle que vous avez transmise, Madame KUSTER, et Madame de CLERMONT-TONNERRE, tout à l'heure, c'était la même chose. Alors c'est très difficile, notamment quand un adjoint se fait remplacer, de pouvoir improviser sur des questions.
Je vous le dis, la question que vous venez de lire est sensiblement différente de celle qui a été transmise.
M. Laurent DOMINATI. - Et le Maire n'est pas le Maire.
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Si vous le voulez, alors vous n'établissez pas de règles.
La règle, c'est qu'on transmette les questions par écrit. Si la question est différente, la règle du jeu est changée.
M. CONTASSOT va répondre mais je crois que j'ai été clair. Vous verrez cela ensuite dans l'organisation des séances mais ce n'est pas ce qui a été admis par tous les présidents de groupe, c'est tout.
M. Yves CONTASSOT, adjoint. - La situation actuelle en matière d'infrastructures réalisées pour les cyclistes est la suivante :
- pistes cyclables au sens du Code de la route : 85,5 kilomètres ;
- bandes cyclables : 45,5 kilomètres ;
- couloirs de bus, et j'y reviendrai : 53 kilomètres ;
- contresens : 1,3 kilomètres ;
- contre-allées : 11,9 kilomètres ;
- soit un total de 197,2 kilomètres.
Les couloirs de bus élargis, je dis bien élargis, sont considérés comme de vrais aménagements cyclables. Ils le sont dans maintes autres villes européennes. Pour de nombreux cyclistes parisiens, ils constituent des itinéraires directs sur des axes structurants à Paris. C'est incontestablement une amélioration par rapport à la situation antérieure.
Au-delà, le kilométrage évoqué ne traduit pas la notion d'itinéraires nécessaires au développement des déplacements des cyclistes. En effet, le réseau actuel présente de nombreux points noirs, places accidentogènes, carrefours dangereux propres à décourager tout cycliste potentiel.
Aussi est-il nécessaire d'élaborer une politique globale, s'appuyant sur un schéma directeur à l'échelle de Paris. Celui-ci sera présenté aux maires d'arrondissement prochainement pour recueillir leurs observations et définir sur les bases de ce schéma, les actions à entreprendre et les échéances de leur réalisation.
Enfin, il convient de développer, en parallèle, des actions aussi importantes que l'extension des infrastructures.
Le mobilier d'accrochage : un appel d'offres pour la fourniture de ce type de mobilier a été lancé. Son attribution prochaine permettra des réalisations à l'automne.
L'introduction d'un article relatif au stationnement des vélos dans le projet P.L.U. pour les constructions nouvelles.
Une campagne de sensibilisation des syndics d'immeuble pour autoriser le stationnement des vélos dans les immeubles ou cours d'immeubles existants.
La création de "Maisons roue libre" pour développer la location des vélos et le gardiennage. Cette délibération a été votée, je vous le rappelle, par le Conseil de Paris du 24 septembre 2002.
Enfin, le développement d'espaces vélo dans le cadre du renouvellement de concessions de délégation de service public de parcs de stationnement en ouvrage.
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Merci, Monsieur CONTASSOT.
Madame KUSTER, vous avez la parole.
Mme Brigitte KUSTER. - Monsieur ASSOULINE, je suis absolument désolée, vous reprendrez le texte que j'ai rédigé et vous verrez qu'en effet M. CONTASSOT a répondu à la question qui était posée. Je l'ai simplement illustrée d'articles de presse qui me paraissaient, en effet, montrer l'incohérence de la politique vélo et l'affichage médiatique qui en est fait par la Municipalité.
J'ai bien noté ce qu'a dit M. CONTASSOT. Je crois - s'il avait bien voulu articuler davantage, je le saurais - qu'à un moment il a parlé de 197 kilomètres de pistes cyclables. J'ai du mal comprendre.
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Que dites-vous ?
Mme Brigitte KUSTER. - Je n'ai pas compris. J'aimerais qu'il répète le nombre de kilomètres de pistes cyclables qu'il a chiffrés sur Paris.
M. Yves CONTASSOT, adjoint. - Je peux vous répondre mais je vous ferai passer le document où l'on détaille, par nature, les pistes cyclables. Effectivement, et j'ai bien articulé, vous avez peut-être des problèmes d'audition, c'est bien 197 kilomètres.
Mme Brigitte KUSTER. - Mais ce n'est pas à mettre, j'imagine, à votre crédit ?
M. Yves CONTASSOT, adjoint. - Non, c'est sans doute uniquement au crédit de M. TIBERI.
M. Brigitte KUSTER. - Il y a un moment où il faut comprendre entre ce que vous faites et ce que vous affichez.
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Vous avez réagi après la question, Madame KUSTER...
Mme Brigitte KUSTER. - Et je n'ai pas fini de réagir, donc je continue. Je disais que les amateurs de vélo...
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Madame KUSTER...
Mme Brigitte KUSTER. - Je peux terminer ma phrase, Monsieur ASSOULINE ?
Les amateurs de vélo apprécieront la réponse de M. CONTASSOT.
J'ai terminé.
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Vous parlez sur un autre ton au Président de séance !
M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - On parle sur le ton qu'on veut !
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Monsieur LEGARET, vous n'avez pas la parole.
Si vous la voulez, je vous la donne.