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Juin 2003
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17 - 2003, PJEV 27 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer 2 marchés sur appel d'offres pour la restauration de l'aqueduc de Marie de Médicis dans le jardin de la Z.A.C. "Alésia-Montsouris" (14e) et la rénovation de la haie, côté est de l'avenue René-Coty (14e)

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2003


Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Nous passons au projet de délibération PJEV 27 concernant une autorisation à M. le Maire de Paris de signer deux marchés sur appel d'offres pour la restauration de l'aqueduc de Marie de Médicis, dans le jardin de la Z.A.C. "Alésia-Montsouris" dans le 14e et la rénovation de la haie côté avenue René-Coty dans le 14e.
La parole est à René DUTREY.
M. René DUTREY. - Merci, Madame la Maire.
Ce projet de délibération est certainement plus consensuel que nos différents sujets d'études de ce matin.
La restauration de la chambre de l'aqueduc est en bonne voie. En fait, il y a deux aqueducs gallo-romains, qui à l'époque, alimentaient Lutèce : l'aqueduc Médicis allait chercher l'eau au-dessus de Paris du côté de Wissous pour l'apporter aux portes de Paris, afin d'alimenter le Palais du Val-de-Grâce. Ils sont inscrits à l'inventaire des monuments historiques, avant le périphérique et après le périphériques, ils entraient dans une zone de non droit ce qui fait qu'aucune protection n'était valable.
C'était le malheur de ces deux aqueducs qui traversaient la Z.A.C. "Alésia-Montsouris".
En 1996, lors du lancement de l'opération, ces aqueducs avaient été oubliés du diagnostic préalable et de toutes les études qui figurent dans tous les plans historiques de Paris, et ce qui a suivi a été un véritable massacre historique de deux tronçons de 300 mètres. Il n'en reste aujourd'hui qu'à peu près 80 mètres de morceaux épars. Ce sont des aqueducs qui traversent les jardins de la Z.A.C. "Alésia". Dans ces jardins, on peut trouver la chambre de l'aqueduc. En effet, un aqueduc a besoin d'aération et sur son parcours et depuis Wissous, pour atteindre le centre de Paris, il existe une trentaine de regards.
Un regard est une chambre en souterrain, un bassin avec une petite voûte, avec un escalier d'accès et un édicule en surface.
L'édicule le plus connu étant celui se trouvant sous la gare R.E.R. Denfert-Rochereau.
Cette chambre était prévue sous l'ancienne mandature, et il était donc prévu de détruire la chambre, de la déposer entièrement pour la reconstruire à l'identique avec un procédé très peu respectueux du patrimoine.
L'action de la nouvelle majorité et l'action que j'ai menée était de demander de faire réinscrire ce tronçon d'aqueduc à l'inventaire des monuments historiques.
Notre Assemblée avait d'ailleurs voté un voeu dans ce sens, v?u qui a été rejeté par le Ministère de la culture.
Ces aqueducs ne seront donc pas inscrits à l'inventaire et c'est pourquoi nous avons voulu initier une démarche très originale et que je voudrais saluer.
Nous nous sommes donnés les moyens de traiter les aqueducs comme s'ils avaient été inscrits à l'inventaire des monuments historiques.
Les services départementaux ont fait appel à M. BATISSE, architecte en chef des bâtiments historiques pour élaborer un cahier des charges qui nous est soumis aujourd'hui.
Ce cahier des charges est effectivement très précis et va véritablement entraîner une restauration parfaite de la chambre de l'aqueduc, le maintien de tous les graphiques qui existent à l'intérieur de l'aqueduc et même un projet de mise en valeur avec l'éclairage interne pour qu'on puisse enfin comprendre à quoi cela servait.
Je voudrais intervenir sur la délibération. Le travail réalisé par la Direction des espaces verts est un travail qui n'était pas du tout initialement de leur compétence et pourtant il a été réalisé avec beaucoup de professionnalisme.
Je voudrais finir mon intervention en saluant M. DUCHAIZE, M. DENIN, et Mme VIGOUROUX qui ont porté le projet avec une excellence que je voulais souligner aujourd'hui.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Monsieur CONTASSOT, vous avez la parole.
M. Yves CONTASSOT, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Je me félicite également du niveau de la concertation et de la qualité du projet. Je ne souhaite qu'une chose maintenant, c'est que les travaux avancent le plus rapidement possible pour que tout le monde puisse en profiter à très court terme.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci, Monsieur CONTASSOT.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération PJEV 27.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, PJEV 27).