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Juin 2003
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22 - I - Question d'actualité présentée par Mme Catherine GÉGOUT à M. le Maire de Paris concernant la solidarité avec l'Afrique dans la lutte contre le Sida

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2003


M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous commençons par l'examen de la question d'actualité du groupe communiste et je vais donner la parole à Mme GÉGOUT.
Mme Catherine GÉGOUT. - Merci, Monsieur le Maire.
Il s'agit d'une question concernant les suites du v?u que nous avons adopté en Conseil de Paris sur la solidarité avec l'Afrique dans la lutte contre le Sida.
Le sommet du G8 qui vient de se tenir à Evian devait discuter d'un "Plan d'action sur la santé" rédigé par la France qui comprenait un certain nombre de mesures qui auraient permis de contribuer à un approvisionnement pérenne de médicaments à prix abordables et de mettre en place un système de financement durable pour le Fonds global contre le Sida, la tuberculose et le paludisme.
Mais la résolution finale ne comprend aucune de ces mesures et ceci est particulièrement grave : le nombre de jeunes de moins de 15 ans infectés par le HIV-Sida a plus que triplé ces trois dernières années ; le nombre d'enfants décédés du paludisme en Afrique a été multiplié par cinq sur la même période.
Les membres du G8 doivent respecter les engagements pris lors des précédents sommets. 5 millions de personnes vivent aujourd'hui avec le Sida en Afrique du Sud. La déclaration faite par la France de tripler sa contribution au Fonds global de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme est, certes, une bonne chose, mais cela ne suffira pas à endiguer cette catastrophe humanitaire. Le Fonds global aujourd'hui ne dispose toujours pas des sommes nécessaires pour financer les projets qui lui ont été soumis : il manque toujours 1,4 milliard de dollars pour 2003 et fin 2004 ce sont 4,7 milliards de dollars qui seront nécessaires.
Dans ce contexte, l'apport de 1 million d'euros adopté par le v?u du Conseil de Paris en décembre dernier pour monter des projets de coopération avec les pays d'Afrique en matière de lutte contre le Sida revêt une importance toute particulière. C'est un message très fort que nous avons envers ce continent.
Depuis le vote de ce v?u, Pierre SCHAPIRA a réuni les différents groupes, un travail préparatoire a été effectué, des projets avancent. L'un d'entre eux est même abouti puisque la délibération correspondante a été établie déjà depuis deux mois, c'était la convention avec l'association URACA pour une action au Bénin et au Niger.
Ce que nous aimerions, Monsieur le Maire, c'est que vous nous indiquiez quand cette délibération passera au Conseil de Paris et surtout le calendrier envisagé pour la suite donnée à ce v?u.
Je vous remercie.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup.
La parole est à M. SCHAPIRA.
M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Je remercie d'abord le groupe communiste de me permettre de faire le point sur le travail que nous avons engagé en matière de lutte contre le Sida dans les pays du Sud et, évidemment, en Afrique.
Vous le rappeliez, le Conseil de Paris a décidé lors du vote du budget primitif pour 2003 de consentir un effort exceptionnel de 1 million d'euros pour soutenir les projets de lutte contre le Sida en Afrique et nous avons estimé qu'il était de notre responsabilité, au même titre que les Etats, les organismes multilatéraux et les autres collectivités, d'augmenter substantiellement les moyens que nous accordons à la lutte contre ce fléau qui, effectivement, menace jusqu'à la survie du continent africain en particulier.
Depuis le début de l'année, avec mon collègue Alain LHOSTIS, nous avons commencé à étudier les projets proposés que nous avions sollicités auprès de diverses organisations non gouvernementales (la Croix-Rouge, Médecins du Monde) et des associations.
Ce travail préparatoire a fait l'objet d'une première réunion, comme vous le disiez tout à l'heure, destinée à recueillir les premiers projets. Nous sommes convenus de nous revoir une fois que nous aurions de plus nombreux projets de manière à les sélectionner ; nous les soumettrons évidemment au Conseil de Paris.
Cette méthode de travail nous a en effet paru indispensable pour retenir les meilleurs projets dans le cadre d'une enveloppe budgétaire, certes, substantielle, mais qui reste néanmoins limitée au regard des besoins de la lutte contre le Sida.
Vous parliez de l'association URACA que l'on connaît très bien, dont le siège est dans le 18e arrondissement, avec laquelle nous travaillons. Elle a participé activement aux assises du codéveloppement, elle développe des actions notamment au Bénin et au Niger, et évidemment elle aura toute sa place dans la liste des partenaires que nous retiendrons.
Ceci me donne l'occasion d'informer le Conseil que cet intéressant projet sera ainsi l'un des premiers à être soumis lors de notre session du mois de septembre, compte tenu des problèmes budgétaires que nous devrons régler. Néanmoins, je souhaite que nous puissions exposer tous les projets retenus dès le mois de septembre.
Au total, je suis convaincu que le travail préparatoire que nous avons accompli au cours de ces derniers mois, avec notamment Alain LHOSTIS ainsi qu'avec les services, nous aura permis de sélectionner les projets les plus pertinents et les plus efficaces.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci bien.
La parole est à Mme Catherine GÉGOUT.
Mme Catherine GÉGOUT. - Je voulais simplement remercier Pierre SCHAPIRA de sa réponse. Est-ce que je peux prendre acte, étant donné que la délibération est prête, que cela va passer au mois de juillet ?
M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Je n'ai pas dit juillet.
Mme Catherine GÉGOUT. - Parce qu'en fait, comme ces choses-là mettent toujours du temps à se mettre en place, je pense qu'il faut donner un signe par un premier projet, et comme celui-là est prêt, ne faudrait-il pas le passer dès juillet ?
M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Si c'est possible, oui, mais en tout cas j'ai dit tout à l'heure septembre.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Donc au plus tard septembre. C'est cela ?
M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Voilà.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Cela veut dire que ce peut être avant. Cela n'est pas sûr.
M. Alain LHOSTIS, adjoint. - Au mois d'août !
M. LE MAIRE DE PARIS. - Au mois d'août, alors, c'est Alain LHOSTIS qui présentera le projet de délibération.
M. Jean VUILLERMOZ. - Le million existe bien encore ?
M. LE MAIRE DE PARIS. - Le million, en tout cas, moi qui travaille sur le budget modificatif, je peux vous dire que je ne l'ai pas pris pour alimenter le Fonds de solidarité logement, auquel on va rajouter 2 millions d'euros !
M. Jean VUILLERMOZ. - Ni le Forum social européen.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Non, ni le Forum social européen dont j'espère qu'il se passera dans un climat démocratique et serein, sans aucune agitation inutile.
Mais ce n'était pas la question.