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Juin 2003
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77 - QOC 2003-456 Question de M. Jean-Pierre LECOQ et des membres du groupe U.M.P. à M. le Maire de Paris relative au nombre et au coût des manifestations organisées sur la place de l'Hôtel-de-Ville depuis janvier 2002

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2003


M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Nous passons maintenant à la question de M. Jean-Pierre LECOQ à M. le Maire de Paris relative au nombre et au coût des manifestations organisées sur la place de l'Hôtel-de-Ville depuis janvier 2002.
La parole est à M. LECOQ.
M. Jean-Pierre LECOQ, maire du 6e arrondissement. - Monsieur le Maire, je vais rappeler rapidement les termes de la question que j'ai posée, qui porte sur le nombre et le coût des manifestations organisées en 2002 et au cours du premier semestre 2003 sur la place de l'Hôtel-de-Ville.
Lorsque M. le Maire siégeait dans l'opposition, nous l'avons entendu à plusieurs reprises dénoncer l'utilisation de la place de l'Hôtel-de-Ville pour des manifestations municipales. Or, nous avons le sentiment que depuis son élection ce phénomène s'est amplifié et que la place de l'Hôtel-de-Ville, magnifique lieu de promenade et point de vue incomparable sur les quais de la Seine - vous en conviendrez et chacun en est persuadé dans cette Assemblée - est de plus en plus utilisée par les services de la Mairie, par le cabinet, comme lieu d'exposition permanent. D'ailleurs j'ai cru voir en revenant du dîner qu'une scène gigantesque était en cours de montage.
Alors, à ce titre, Monsieur le Maire, pouvez-vous nous indiquer pour 2002 et pour le premier semestre 2003 le nombre, l'identité, les jours d'occupation et le coût des différentes manifestations municipales, ou ayant reçu l'agrément de la Municipalité, qui se sont déroulées sur la place de l'Hôtel-de-Ville ?
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Merci, Monsieur LECOQ.
Monsieur CARESCHE, vous avez la parole.
M. Christophe CARESCHE, adjoint. - Monsieur le Maire, je ne vois pas très bien à quelle déclaration M. LECOQ fait référence, quand il évoque M. DELANOË lorsqu'il était dans l'opposition.
Il me semble que le parvis de l'Hôtel-de-Ville a toujours été un lieu d'expositions, de manifestations et nous ne l'avons pas contesté.
En 2002, il y a eu sur le parvis environ 25 manifestations pendant 183 jours, dont 80 jours pour la patinoire, point extrêmement important.
Une quinzaine d'événements sur 86 jours au cours du premier semestre 2003, s'y dérouleront.
Pour la plus grande partie des manifestations, le financement est assuré par les organisateurs. Quant aux opérations municipales, le financement relève de la Direction concernée, Jeunesse et Sport pour les patinoires, Affaires scolaires pour le concert Berlioz du 21 juin 2003, qui se déroulera sur le parvis où une chorale de 600 collégiens accompagnera l'orchestre symphonique du Conservatoire supérieur de Paris, Bureau des Temps pour la Journée internationale de la femme. Ces manifestations sur le parvis ne représentant par ailleurs qu'un pan d'une action plus vaste.
Mais je pense surtout que le problème que M. LECOQ veut soulever vise en réalité à s'interroger sur la pertinence de ces nombreuses manifestations qui se tiendraient au détriment de l'esthétique du site.
L'examen précis démontrera le plein intérêt de ces occupations temporaires, et la réelle difficulté de trouver des sites de substitution en raison de leur rareté, dans le tissu urbain dense de la Capitale.
Je vais citer un certain nombre de manifestations. Il s'agit d'informer et de sensibiliser les Parisiens sur les grandes causes, telles la Journée nationale de l'autisme, la Journée mondiale de l'eau, la Journée internationale de la femme, la Journée mondiale sans tabac. D'informer et d'associer les Parisiens sur les actions du service public : Etats généraux de la vie étudiante, Forum des associations, campagne pour le tri sélectif, semaine des transports publics. D'autres opérations sont liées à la jeunesse, dans un souci pédagogique : la Fête du pain, la Fête de l'Internet ou dans un but ludique ou sportif : la patinoire et les manèges de Noël etc., etc.
Voulez-vous, Monsieur LECOQ, que nous supprimions ces manifestations ?
Qui pourrait réellement contester le bien-fondé de ces opérations ?
Ne faut-il pas donner de la visibilité une fois par an à l'Etablissement français du sang pour lui permettre d'élargir la liste des donneurs, sachant qu'il y a pénurie à Paris ?
Ne doit-on pas aussi donner l'occasion aux Parisiens de découvrir, en empruntant un parcours sensoriel, les difficultés quotidiennes rencontrées par les personnes handicapées ? Je témoigne que c'était effectivement une excellente initiative.
Bref, toutes ces opérations sont utiles. En tous cas, les organisateurs et les personnes qui viennent voir ces manifestations en sont satisfaits. Monsieur LECOQ, nous continuerons - je vous le confirme - à organiser les manifestations sur le parvis de l'Hôtel-de-Ville.
(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste et radical de gauche, du Mouvement républicain et citoyen, communiste et "Les Verts").
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Monsieur LECOQ, êtes-vous d'accord avec la Fête de la musique ?
M. Jean-Pierre LECOQ, maire du 6e arrondissement. - Oui, oui, absolument. Je voulais remercier M. CARESCHE de sa réponse. A la fin de la réponse, il était plus affirmatif. Mais au début, je ne l'ai pas senti persuadé par la qualité des arguments qu'il employait.
M. Christophe CARESCHE, adjoint. - Il fallait que je me chauffe !
M. Jean-Pierre LECOQ, maire du 6e arrondissement. - Les énoncés des manifestations parlent d'eux-mêmes. Vous pourriez encore faire davantage. Vous utilisez le parvis 180 jours par an, soit quasiment un jour sur deux. Vous pouvez faire davantage, comme vous l'avez dit à la fin de votre intervention. Je vous incite à l'utiliser 365 jours par an, peut-être monter une structure permanente éclairante qui vous permettrait de faire des manifestations la nuit.
Tout est possible.
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Donc 80 jours de patinoire, êtes-vous pour, Monsieur LECOQ ?
M. Christophe CARESCHE, adjoint. - Monsieur LECOQ, vous organisez tous les ans la Foire Saint-Germain, place Saint-Sulpice qui en est à sa 26e édition, manifestation tout à fait intéressante. Mais on ne peut considérer qu'elle contribue à l'esthétique de la place Saint-Sulpice. Vous n'envisagez pas pour autant, j'imagine, de la supprimer ?
M. Jean-Pierre LECOQ, maire du 6e arrondissement. - Cher, Monsieur CARESCHE...
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Ce n'est pas une partie de ping-pong. Vous pourrez continuer cet échange.