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Juin 2003
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142 - 2003, DAC 181 - Autorisation à M. le Maire de Paris de souscrire un avenant n° 2 à la convention d'objectifs signée avec l'association "Arts et éducation pour l'action culturelle" (1er) en vue de l'attribution d'une subvention de fonctionnement. - Montant : 520.000 euros

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2003


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DAC 181 concernant une autorisation à M. le Maire de Paris de souscrire un avenant n° 2 à la convention d'objectifs signée avec l'association "Arts - Education" dans le 1er arrondissement.
La parole est à Mme MACÉ de LÉPINAY.
Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY. - Là, c'est beaucoup plus clair et beaucoup plus satisfaisant ! Ce projet consiste en fait en un faire-part de mort d'une association culturelle.
Depuis votre arrivée, d'autres sont mortes plus discrètement. Cette fois-ci vous le dites clairement : la Ville "ne souhaite pas renouveler son soutien aux activités proposés par "Arts et Education", au terme de la convention qui la lie à la collectivité".
Je ne veux pas laisser passer ce projet de délibération cependant sans saluer l'action originale et vraiment utile qu'a eue cette association. En effet, depuis le début, outre le canal du savoir qui réunit une somme de connaissances dans tous les domaines exposés par les plus grands esprits de notre temps, l'association s'est attachée à offrir aux jeunes Parisiens des activités culturelles de grande qualité.
Travaillant toujours en liaison avec l'Education nationale, de nombreux proviseurs, principaux et directeurs avec plusieurs directions de la Ville et avec ses institutions culturelles, l'association a créé des concepts originaux et riches.
Je veux les rappeler :
"Allumer les feux" a permis à des adolescents, collégiens ou lycéens, d'aller au théâtre avec leurs professeurs pour une somme modique, c'était 20 F.
Les Parcours parisiens ont mis au point des visites des sites et des monuments parisiens. Ces visites organisées autour de thèmes historiques ou scientifiques ont rencontré un grand succès, permettant aux enfants d'établir des passerelles entre différentes disciplines.
Enfin "100.000 enfants sur Seine" a permis aux élèves du cours moyen de découvrir, dans le cadre scolaire, l'histoire de leur ville et de son fleuve. Une malette pédagogique permettait aux instituteurs de préparer la promenade sur la Seine et prolonger la visite en classe.
Je veux ici rendre hommage à cette association qui a été inventive et dynamique, à ceux qui lui ont consacré leur énergie, leur imagination. Je veux parler d'Anne-Michèle ULRICH et de son équipe.
Je ne vois pas que les actions de cette association, contrairement à ce qui est dit dans l'exposé des motifs, soient reprises par les services municipaux. Elle a pendant des années permis aux petits Parisiens d'aborder de manière intelligente et globale la connaissance de leur Ville et de notre culture et je veux dire que je regrette sa disparition.
Merci beaucoup, Monsieur le Maire.
(Applaudissements sur les bancs du groupe U.M.P.).
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur GIRARD, vous avez la parole.
M. Christophe GIRARD, adjoint, au nom de la 9e Commission. - Après l'asphyxie, donc l'assassinat ! Que les mots sont excessifs.
La Ville de Paris a décidé de ne pas poursuivre son soutien à l'association "Arts et Education", au terme de la convention triennale d'objectifs pour les raisons suivantes :
La Ville de Paris est l'unique partenaire public de l'association ce qui représente évidemment un risque de qualification d'association transparente.
Les activités développées par "Arts et Education" pour le développement culturel ont pour objet de sensibiliser le jeune public à la vie et au patrimoine culturel de la Capitale, celles-ci ont été développées au travers des milieux scolaires, principalement les lycéens dans le cadre des parcours parisiens ; d'autre part la Ville de Paris a pu constater le coût excessif par élève des activités développées par l'association jusqu'à 25 euros en fonction de l'activité. 25 euros, tout le monde comprend ? Parce que j'ai entendu parler de francs tout à l'heure...
Les missions d'"Arts et Education", pertinentes, il y a quelques années, tout à fait pertinentes, je rends tout à fait hommage au travail qui a été fait il y a dix ans qui était un travail remarquable, qui correspondait à une époque mais les choses ont évolué, depuis, me semble-t-il. Donc les missions d'"Arts et Education" pertinentes il y a quelques dizaines d'années, ont été prises en charge par différents services et établissements culturels liés par convention avec la Ville de Paris, quand vous étiez là également il y a eu un transfert qui s'est fait, comme en témoignent les actions culturelles menées en direction du milieu scolaire par le Châtelet, et c'était avant moi, on ne peut pas m'accuser de quoi que ce soit, la mission cinéma, c'est plus récent, et les services éducatifs des musées, c'était déjà avant moi.
Par ailleurs, le développement des activités dans le cadre périscolaire et extra-scolaire, la recherche de partenariats de terrain avec pour objectif, l'élargissement, la diversification des publics concernés souhaités par la Ville de Paris n'ont pas été recherchés par l'association, je le regrette vivement ce qui motive l'arrêt qui se fera à partir de septembre 2003.
L'association a été informée de l'arrêt de la subvention afin qu'elle puisse en tirer toutes les conséquences pour son fonctionnement, c'est une décision, c'est un choix culturel. Je l'assume.
(Applaudissements sur les bancs des groupes "Les Verts" et socialiste et radical de gauche).
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 181.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, DAC 181).