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Juin 2003
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40 - Vœu déposé par Mme GÉGOUT, au nom du groupe communiste, relatif au devenir de l'association "Les Petits Pierrots"

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2003


M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Nous passons donc à l'examen du v?u référencé n° 11 dans le fascicule, déposé par les élus du groupe communiste, ainsi qu'à l'amendement n° 11 bis déposé par l'Exécutif, qui ne se rattachent à aucun projet de délibération.
Je donne la parole à Mme Catherine GÉGOUT.
Mme Catherine GÉGOUT. - Je vais aller vite, c'est un v?u qui concerne une association qui s'occupe d'enfants dans le 20e. C'est à la fois de la prévention, de l'animation et de la convivialité. Cette association est inclassable. Sauf que depuis 15 ans, elle gère un terrain d'aventure, un petit local occupationnel et des vacances pour les enfants. Il est vrai - je le dis d'emblée parce que ça expliquera la suite - que cette association n'est pas franchement dans les clous. Elle utilise des méthodes à l'ancienne, c'est vrai, à la fois dans les aspects positifs qui sont un très grand intérêt des enfants, des rapports absolument excellents, un équilibre des enfants qui sont en grande difficulté dans un quartier difficile. L'envers du décor est que cette association fonctionne de façon assez autonome, les normes ne sont pas franchement respectées. C'est vrai, je ne vais pas le cacher. Personne ne réalise ce travail dans ce quartier. La P.M.I. du quartier et les associations d'insertion qui l'entourent apprécient beaucoup le travail effectué. Mais cette association a besoin d'accompagnement pour tenir les engagements sur les questions de sécurité, d'hygiène, etc.
Il y a toujours eu plus ou moins des difficultés. Depuis l'arrivée de la nouvelle Municipalité, il y a eu un effort important de financement pour cette association qui est soutenue par la mairie du 20e, qui connaît très, très bien sa situation. Cette année, il y a du nouveau. Pour l'instant, ils n'ont reçu aucune subvention. Ils n'ont pas eu un refus, mais ils n'ont toujours pas d'accord sur leurs subventions.
Des conditions sont mises pour continuer l'activité. Comme tout cela prend du temps, ils se retrouvent dans une situation quasiment de cessation de paiement. Ils ont 200.000 F de dette, ils ne savent pas comment payer les salaires à la fin du mois. Il y a urgence tout simplement pour ne pas qu'ils arrêtent leur activité puisque tous ces enfants, qui s'en occupera ? On n'en sait rien.
En même temps, il y a urgence à recadrer les choses afin qu'il puisse y avoir pérennité de l'activité dans des conditions à peu près acceptables pour la collectivité territoriale.
Ma demande était que les financements de la DASES soient rétablis parce qu'elle est un financeur important. Mais demain, se tient une réunion avec les différents financeurs pour tenter de trouver des solutions. Aussi, ma demande est surtout que la Ville pèse de tout son poids pour que des solutions partenariales puisse être trouvées et que cette association continue son activité. Je vous remercie.
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Merci, Madame.
Pour répondre, je donne la parole à Mme STIEVENARD.
Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe. - Mme GÉGOUT a fort bien indiqué les activités de l'association. Nous avions prévu un renforcement sensible en 2002 des subventions et du soutien de la Municipalité à cette association. Je dois mentionner que les services de l'Etat, en particulier la Direction régionale de la jeunesse et des sports avait décidé de suspendre son financement suite à une inspection qui avait démontré, en effet, des faiblesses dans la façon de travailler de cette association. Je ne m'y appesantis pas davantage.
Néanmoins le souhait a été exprimé de conditions d'hygiène et de sécurité assurées pour les enfants, de qualification des personnels encadrants, d'amélioration des mesures éducatives proposées aux enfants et de la nécessité de s'inclure dans un partenariat plus étroit, notamment avec le club de prévention qui couvre ce secteur (le CFPE).
Comme vous l'avez indiqué, des rencontres régulières ont eu lieu avec cette association, les services du Département, de l'Etat et la Mairie du 20e arrondissement. Je vous indique que nous sommes attachés au maintien d'une activité éducative et préventive sur ce quartier. Notre souhait est de poursuivre le soutien à l'association "Les Petits Pierrots" dès que celle-ci sera en mesure d'assurer des conditions satisfaisantes d'hygiène et de sécurité aux enfants qu'elle prend en charge et dès qu'elle respectera les règles de qualification requises pour les personnels animateurs et éducateurs.
Cela signifie que le dialogue se poursuit avec l'association afin d'améliorer le contenu et la qualité des activités proposées aux jeunes de ce quartier. Dans ce sens, je vous propose un amendement au voeu qui a été présenté par Mme GÉGOUT si elle veut bien l'accepter. Il relate ce que je viens de vous expliquer, c'est-à-dire : "que le Conseil de Paris émet le voeu que la Municipalité poursuive son soutien à l'association "Les Petits Pierrots" en contrepartie d'une amélioration sensible des conditions d'hygiène et de sécurité offertes aux enfants ainsi que de la professionnalisation des encadrants. La Ville agira avec ces partenaires pour la mise en place de ces améliorations permettant la pérennisation des activités de l'association".
Je vous remercie.
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Madame GÉGOUT, quelle est votre réaction sur cette proposition ?
Il y a aussi une demande d'explication de vote par M. RIOU.
Mme Catherine GÉGOUT. - Je suis absolument d'accord pour modifier le voeu dans ce sens. Puisque cela correspond à l'objectif que je vous ai indiqué.
M. Alain RIOU. - Monsieur le Maire, chers collègues, bien sûr le groupe des "Verts" votera ce voeu ainsi d'ailleurs que la proposition de voeu émise par l'Exécutif, même si les exigences de cette proposition de voeu sont très fortes. Il faut tenir compte de l'originalité de cette association, qui a été longtemps aidée par la Ville. Elle a connu parfois des hauts et des bas en matière de subventions. La nouvelle Municipalité, en 2001, a fourni des efforts importants. Il faut les maintenir. C'est fondamental, pour ce quartier du sud du 20e arrondissement, de continuer. D'ailleurs demain et comme le rappelait Mme GÉGOUT, l'adjoint à la prévention de Michel CHARZAT, notre collègue Laurent BOUDEREAUX, organisera une réunion avec tous les interlocuteurs. Bien sûr, ils seront au courant qu'un tel voeu a été voté, mais il serait important qu'il puisse y avoir une représentation forte de la Ville de Paris pour dire à quel point il faut aller dans le sens du soutien de la pérennisation de cette association, qui accomplit un travail peut-être baroque par rapport aux traditions de l'encadrement mais qui, d'une certaine manière, a apporté beaucoup à ce quartier.
Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe. - La DASES sera présente à cette réunion. Je crois que vous pourrez faire état de l'esprit de la municipalité parisienne qui va dans le sens du maintien sous réserve de quelques contreparties qui ont été énoncées.
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet d'amendement n° 11 bis déposé par l'Exécutif.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet d'amendement n° 11 bis est adopté.
Je mets donc aux voix, à main levée, la proposition de v?u ainsi amendée, déposée par le groupe communiste.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
La proposition de v?u amendée est adoptée. (2003, V. 90).