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Juin 2003
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121 - QOC 2003-493 Question de M. Georges SARRE, Mme Liliane CAPELLE et des membres du groupe du Mouvement républicain et citoyen à M. le Maire de Paris sur la mise en place de permanences dans les sections du C.A.S. au-delà des heures d'ouverture

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2003


M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Nous passons à la question de M. Georges SARRE et de Mme Liliane CAPELLE à M. le Maire de Paris relative à la mise en place de permanences dans les sections du C.A.S. au-delà des heures d'ouverture.
La parole est à vous, Madame CAPELLE.
Mme Liliane CAPELLE. - Merci, Monsieur le Maire.
Lors de la séance du Conseil de Paris du 26 mai 2003, au nom du groupe du Mouvement républicain et citoyen, j'avais posé une question d'actualité concernant la mise en place de permanences dans les sections du C.A.S. lorsque les services sont fermés.
La réponse qui a été fournie ne m'a pas satisfaite puisque les moyens n'existent pas à l'heure actuelle de venir en aide à celles et ceux qui, pour des raisons diverses et variées, sont dans une extrême difficulté et rien n'est prévu pour aller ce sens.
Après 17 heures, aucun accueil n'est possible et aucune aide financière ne peut être débloquées pour faire face à une urgence, je pense aux élus qui tiennent une permanence le soir de 17 à 19 heures, vous ouvrez la porte, vous avez une dame avec deux enfants dans les bras, vous ne savez pas quoi en faire. Ou quand quelquefois, des familles se trouvent une proposition d'hôtel ou autre, il n'y a pas de moyens du tout de leur venir en aide financièrement.
La question est extrêmement simple, la réponse est peut-être compliquée, mais la question est simple : peut-on organiser, au niveau des sections locales, une permanence qui permettrait de diriger ces personnes beaucoup mieux que ce que l'on fait à l'heure actuelle, puisqu'à l'heure actuelle, ce qu'on leur dit, c'est "revenez demain matin". C'est un peu compliqué quand on est dans une extrême difficulté.
D'autre part, est- il prévu autre chose que Baudricourt parce que très sincèrement, quand vous vous retrouvez sur un sinistre et que vous proposez aux familles de les reloger à Baudricourt, on peut comprendre que certaines refusent. Merci.
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Merci, Madame CAPELLE.
Madame STIEVENARD, vous avez la parole.
Mme Gisèle STIEVENARD, adjointe. - Mme CAPELLE est persévérante.
Je voudrais quand même indiquer qu'il est inexact de dire qu'aucune aide ne peut être mise en ?uvre pour les Parisiens qui se trouvent dans une difficulté extrême et imprévue. Pour faire face aux situations d'urgence caractérisées, qui nécessitent une prise en charge en temps réel, les sections d'arrondissement mettent déjà en ?uvre immédiatement les actions exigées par les circonstances, notamment en cas de sinistre, quel que soit le moment auquel la situation survient, notamment en ce qui concerne l'hébergement.
Dans les cas d'urgence, les élus peuvent joindre les responsables locaux, en particulier les directeurs de section, et je peux vous indiquer que cela arrive hélas fréquemment.
Pour autant, il me paraît difficile d'envisager l'ouverture d'une permanence quotidienne dans chaque arrondissement après la fermeture des bureaux au public, c'est difficile à organiser et cela mobiliseraient des moyens humains surdimensionnés. Je vous rappelle la difficulté que nous avons à recruter des travailleurs sociaux pour assurer déjà le service permanent dans la journée.
Toutefois, pour tenir compte de cette interpellation et regarder si nous pouvons améliorer ce dispositif, en tout cas harmoniser les pratiques dans les différents arrondissements, j'ai demandé au Secrétariat général, en lien avec les maires d'arrondissement et le C.A.S.-V.P., un recensement et une évaluation de ces situations et du traitement qu'elles ont reçu depuis le début de l'année.
Sur la base de cette évaluation rapide, une réflexion concertée sera engagée pour définir des pistes d'amélioration du dispositif, mais évidemment, tout cela ne peut pas se faire en trois semaines malgré tout.
Donc, je demanderai à Mme CAPELLE un peu de patience et je suis prête à ce que l'on regarde ensemble les résultats de cette étude.
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Merci, Madame STIEVENARD.
Mme Liliane CAPELLE. - Juste un mot pour dire que je serai patiente, mais si vous m'aviez fait cette réponse-là il y a trois semaines, je ne serais pas revenue à la charge. Merci.
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Les choses sont claires maintenant.