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Juin 2003
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112 - QOC 2003-508 Question de Mme Dominique BAUD et des membres du groupe U.M.P. à M. le Maire de Paris au sujet du nombre d'écoles destinées à accueillir des centres aérés à l'été 2003

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2003


M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Nous passons à la question de Mme Dominique BAUD à M. le Maire de Paris relative au nombre d'écoles destinées à accueillir des centres aérés à l'été 2003.
Madame BAUD, vous avez la parole.
Mme Dominique BAUD. - Monsieur le Maire, chers collègues, la Ville de Paris ne peut avoir oublié les difficultés rencontrées sur les 15 premiers jours de juillet et les 15 derniers jours d'août, s'agissant de l'accueil des enfants des centres aérés du quartier Boucicaut.
Un centre trop plein puisqu'il y a 150 enfants qui sont accueillis le matin, et même si ce sont les normes, cela semble beaucoup trop. Et puis il y a un centre vide avec moins de 40 enfants parce que plus excentré vers la place Balard.
Aucune mise en cause des animateurs ou de la qualité de l'encadrement des enfants, mais un déséquilibre total quand au nombre des enfants accueillis sur les différents centres ouverts.
Des pré-inscriptions sont, semble-t-il, organisées cette année mais elles ne sont ni obligatoires, ni sanctionnées.
C'est pourquoi je vous remercie de bien vouloir, pour cette année, veiller contrairement au contenu des affiches prévoyant l'ouverture d'un nombre réduits d'écoles pour les centres aérés de cet été à ce qu'ils soient en nombre suffisant afin d'accueillir les enfants dans des conditions de qualité et de sécurité.
Et d'autre part, de prendre des mesures responsables qui s'imposent de ce fait, pour une répartition des enfants entre les différents centres du quartier et non pas se cacher derrière une norme de sécurité établie à 150 enfants par centre. Je vous remercie.
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Merci, Madame.
Monsieur FERRAND, vous avez la parole.
M. Eric FERRAND, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.
Je vais rassurer Mme BAUD.
Il y aura, cette année, plus de centres de loisirs et non pas de centres aérés, c'est-à-dire des lieux où les enfants sont accueillis intra-muros dans Paris, où 60 % de l'effectif traditionnellement par an, part en centres aérés ou en séjours de découvertes.
Il y aura d'ailleurs plus de centres de loisirs ouverts dans le 15e arrondissement cette année que l'année dernière. Je rappelle que ces centres ne sont pas sectorisés.
Il n'est pas indispensable d'habiter le quartier pour que les enfants puissent fréquenter les centres. Vous pouvez a priori critiquer la pré-inscription, on n'en connaît pas encore les effets, c'est nouveau et cela n'a jamais été mis en place.
C'est une procédure qui est attendue depuis plus de 15 ans. D'ailleurs, les animateurs l'ont appelée de leurs v?ux.
Cette procédure n'est pas obligatoire parce qu'il faut se mettre un peu en jambes, il faut que chacun puisse comprendre les nécessités et s'habituer au dispositif. La question d'ailleurs ne se pose pas tant au niveau des effectifs, que sur la régulation des effectifs et l'assurance d'une bonne qualité d'accueil des enfants, et une bonne qualité de service.
Un petit exemple : si nous ne savons pas exactement combien d'enfants vont fréquenter un centre de loisirs, il est bien difficile d'établir un nombre de repas suffisants pour tout le monde.
S'agissant des sorties, il convient de prévoir le nombre de cars, en tout cas le nombre de places indispensables. La pré-inscription est une mesure d'économie sociale qui profitera à tout le monde.
C'est la première fois cette année. Nous expérimentons le dispositif puisque bientôt tous les centres de loisirs seront informatisés et les animateurs pourront eux-mêmes prévoir le nombre d'enfants, les effectifs accueillis dans les écoles. Ils pourront ainsi prévoir le nombre d'animateurs pour encadrer lesdits enfants.
M. David ASSOULINE, adjoint, président. - Merci, Monsieur FERRAND.
Madame BAUD, vous avez la parole.
Mme Dominique BAUD. - Pour prévoir un meilleur accueil, une moyenne par centre est quand même préférable à un centre qui était très plein, même trop plein, et un centre qui ne l'est quasiment pas.
D'autre part, je n'ai pas critiqué le système de la pré-inscription. Je pense, au contraire, c'est que c'est un bon moyen de pouvoir prévoir. Par contre, à partir du moment où il est recommandé aux parents de s'inscrire, même s'ils sont presque sûrs que leurs enfants ne seront pas là, par sécurité, on va prévoir un petit peu trop à la hausse et ce n'est peut-être pas automatiquement un bon calcul en termes de coûts. Merci.