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Mars 2007
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Conseil Municipal
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2007, DAC 73 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer une convention annuelle d’objectifs avec l’Association pour le développement de l’animation culturelle à Paris (ADAC - Paris Ateliers) située 113, rue Nationale (13e), en vue du versement d’une subvention de fonctionnement. - Montant : 4.410.000 euros.

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2007


 

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Nous passons à l?examen du projet de délibération DAC 73 concernant une autorisation à M. le Maire de Paris de signer une convention annuelle d?objectifs avec l?Association pour le développement de l?animation culturelle à Paris (ADAC - Paris Ateliers) située 113, rue Nationale (13e), en vue du versement d?une subvention de fonctionnement.

Trois intervenantes sont inscrites : Mme BROSSEL, Mme BORVO et Mme MACÉ de LÉPINAY.

Je les appelle à la concision mais c?est quand même une belle somme.

Mme Colombe BROSSEL. - Cela mérite en tout cas intervention. Merci, Monsieur le Maire.

Comme chaque année, nous votons donc cette subvention pour l?A.D.A.C. qui a désormais intégré la dénomination ?Paris Ateliers? qui pourrait d?ailleurs progressivement devenir le seul repère identifiant l?association auprès des Parisiens.

Dès 2004, des progrès importants ont été obtenus par la direction qui s?est donnée les moyens de rationaliser le fonctionnement de cette association en redéfinissant son projet pour que les Parisiens puissent mieux se situer par rapport aux activités proposées.

Je tiens donc à saluer ici les dirigeants à l?origine de cet effort. La saison actuelle 2006/2007 est la première après cette phase d?importantes restructurations.

L?activité de l?association est désormais clairement réorganisée selon des secteurs d?activité et des territoires d?intervention.

Le renouvellement du public a été accéléré, notamment par une modification de la politique tarifaire et d?inscription. L?ouverture à des pratiques amateurs innovantes est également menée.

Ces aménagements ont été conduits dans des conditions pas toujours évidentes ; j?y reviendrai.

Depuis 2001, le groupe socialiste et radical de gauche insiste sur un certain nombre de points qui, nous semble-t-il, restent toujours d?actualité.

Le premier d?entre eux est évidemment l?effort pour accueillir dans la pratique amateur le public jeune. Cela a été fait, notamment dans le cadre de partenariats intéressants avec un certain nombre de musées et théâtres parisiens. Cependant, il serait possible d?aller plus loin et notamment dans les quartiers ?politique de la ville?, par le biais de partenariats à construire avec les structures de proximité, et je pense notamment aux centres d?animation, aux antennes jeunes, aux clubs de prévention, aux associations locales. Ces projets sont parfois difficiles à mettre en ?uvre, prennent du temps, mais sont un point d?appui nécessaire à l?ouverture à tous aux pratiques amateurs.

Pour cela, les mairies d?arrondissement sont évidemment un relais important en termes de connaissance des publics et des structures et pourraient être plus sollicitées qu?elles ne le sont aujourd?hui par l?A.D.A.C.

Deuxième point : nous avons besoin, pour ne pas naviguer à vue, que l?A.D.A.C. soit en mesure de produire un certain nombre de données, notamment statistiques, sur son activité et surtout sur le public accueilli. Ces données sont pour l?instant encore un peu insuffisantes et un peu trop légères pour nous permettre d?avoir une vue réellement globale et nous permettant d?avoir un pilotage plus stratégique des évolutions de cette association.

Enfin, dernier point, une question demeure : l?A.D.A.C. Paris-Ateliers, comme le souligne d?ailleurs le présent projet de délibération, subit encore les déficits des exercices précédents et le coût important de sa restructuration. L?association reste confrontée à des difficultés de trésorerie qui sont à l?origine d?un emprunt auprès des Ateliers beaux-arts de la Ville de Paris, dont l?échéancier de remboursement a pu récemment être renégocié. Cette difficulté, qui freine aujourd?hui les perspectives de développement de l?A.D.A.C., devra être solutionnée et la Ville, principal financeur de l?association, devra être partie prenante de l?élaboration de cette solution. Ne pas répondre à ce problème reviendrait à laisser une épée de Damoclès sur la tête de l?A.D.A.C.

Nous sommes donc désireux, comme vous, Monsieur le Maire, que cette question se règle dans des délais raisonnables. Je vous remercie.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Madame BROSSEL.

Madame Nicole BORVO, vous avez la parole, pour le groupe communiste.

Mme Nicole BORVO. - Merci, Monsieur le Maire.

Vous le savez, notre groupe a régulièrement motivé son abstention sur ce dossier pour des raisons que nous avons expliquées, explicitées chaque fois : l?importance du montant de la subvention, effectivement énorme et qui nous semblait disproportionnée, alors même que sa politique ne contribuait pas à favoriser l?accès du plus grand nombre à ses activités, l?implantation géographique de ses ateliers, les tarifs pratiqués, les horaires d?accès et, enfin, le nombre de personnes touchées.

Depuis 2004, je partage ce que vient de dire ma collègue, la nouvelle Direction s?est engagée dans une refonte globale de l?association, en travaillant à recentrer son activité sur son c?ur de cible, la pratique amateur. Par ailleurs, André LARQUIÉ s?est investi en 2004 pour mettre l?association en conformité avec ses obligations sociales, afin que les salariés recouvrent leurs droits, dont ils étaient privés jusqu?alors. Il est vrai que nous avons salué, nous aussi, l?évolution en cours depuis.

On constate aujourd?hui que l?année 2007-2008 témoigne de nouvelles évolutions, conformes aux souhaits exprimés par mon groupe, qui tendent à placer l?A.D.A.C. dans un véritable travail de partenariat avec de nombreux acteurs associatifs et publics parisiens. Des actions ont été mises en oeuvre en direction des enfants, en lien avec les différents dispositifs de la Politique de la Ville, ainsi que des partenariats innovants avec trois musées municipaux. Ces actions sont importantes, puisqu?elles proposent aux enfants et adolescents de véritables parcours de découverte des ateliers de l?A.D.A.C.

Enfin, le Pavillon des Ateliers dans le 13e arrondissement est un lieu ouvert sur l?arrondissement et au-delà, puisqu?il accueille des animations culturelles, ainsi que des performances de jeunes artistes contemporains.

Je tiens d?ailleurs à saluer l?accueil chaleureux que la Direction de l?A.D.A.C. a réservé aux Amis de Tolbiac quand le cinéma Barbizon a été muré.

Au regard de ces évolutions, nous allons, pour la première fois depuis le début de cette mandature, voter favorablement la subvention qui nous est soumise aujourd?hui.

Néanmoins, je voudrais formuler deux demandes, Monsieur le Maire adjoint.

La première est que les conditions techniques soient réunies pour que l?A.D.A.C. nous fournisse, le plus rapidement possible, un bilan très détaillé des publics qui fréquentent l?A.D.A.C. mais aussi les bénéficiaires des tarifications sociales, et surtout les actions mises en ?uvre pour faire connaître largement la tarification sociale mise en place.

Deuxième demande : au vu des premiers éléments qui nous ont été fournis lors du conseil d?administration de décembre 2006, il apparaît évident que les tarifs sociaux proposés ne sont pas encore en mesure de favoriser un accès plus important des publics concernés, puisque, à ce jour, ce sont moins de 10 % des usagers de l?A.D.A.C. Une réflexion devrait être engagée pour examiner la grille tarifaire, si nous voulons donner une véritable impulsion en faveur de l?accès du plus grand nombre dorénavant aux Ateliers parisiens.

M. Christian SAUTTER. - Merci, Madame BORVO.

Dernière oratrice, Madame Hélène MACÉ de LÉPINAY, vous avez la parole, pour le groupe U.M.P.

Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY. - Merci, Monsieur le Maire.

Mes deux collègues, les deux orateurs précédents, ont dit beaucoup de choses. Je ne vais pas les redire, compte tenu de l?heure tardive.

Je veux simplement, à la suite de Mme BROSSEL, souligner le déficit considérable de cette association.

Vous avez fait remarquer que c?était une grosse subvention, Monsieur le Maire, mais compte tenu de tous les efforts fournis par cette association, compte tenu du développement de ses activités et de la rationalisation qu?elle a mise en ?uvre, je trouverais vraiment très encourageant pour ses dirigeants que la Ville puisse faire un véritable effort afin de diminuer la dette considérable de l?association. Je trouve qu?on ne peut pas les féliciter toute la journée et les laisser vivre dans l?angoisse que représente ce déficit considérable.

A la suite de Mme BROSSEL, je voudrais que la Ville prenne sa part à la remise à flot définitive de l?association. Merci beaucoup.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Madame MACÉ de LÉPINAY.

Je donne la parole à M. Christophe GIRARD, qui va répondre aux questions précises qui lui ont été posées.

M. Christophe GIRARD, adjoint, au nom de la 9e Commission. - Je suis très content d?avoir été déterminé et entêté sur ce sujet, puisque, aujourd?hui, finalement, les uns et les autres, quelle que soit leur appartenance politique, ont, me semble-t-il, évolué dans un sens favorable à l?association.

Sur le montant de la subvention proposée pour 2007, il est proposé d?attribuer une subvention de 4,410 millions d?euros à l?association soit une reconduction du financement consenti depuis 2004, hors subvention exceptionnelle.

La nouvelle Direction a recentré son activité au profit de la pratique amateur et a engagé un plan de restructuration visant à équilibrer ses comptes.

Les comptes de l?association à la clôture de l?exercice 2006 feront évidemment l?objet d?un examen très attentif. Je sais que je suis sous la surveillance de M. SAUTTER !

Pour le prêt de l?A.D.A.C. auprès des Ateliers beaux-arts, l?A.D.A.C. - à ne pas confondre avec la D.A.C., Direction des Affaires culturelles -, que nous appelons dorénavant Paris-Ateliers, a contracté le 7 février 2005, donc voici deux années passées, un emprunt auprès de l?Association des beaux-arts, d?un montant de 600.000 euros. Les conditions de ce prêt ont été renégociées par avenant du 11 septembre dernier qui prévoit un échelonnement des remboursements de 2006 à 2010, ce qui me paraît une bonne méthode comptable de saine gestion et de respect des engagements.

Un premier remboursement de 35.000 euros a été effectué en septembre dernier.

Il convient de préciser que les réserves de l?Association des Ateliers beaux-arts n?ont pu être acquises que grâce à la prise en charge par la Ville de Paris de la quasi-totalité des coûts de l?activité de l?Association : rémunération des professeurs, entretien des locaux, par exemple. En conséquence, les fonds perçus par l?association au titre des droits d?inscription, de même que le prêt consenti à l?association A.D.A.C. Paris-Ateliers, ont acquis la qualité de deniers publics.

Dès lors, il a été demandé aux Ateliers des beaux-arts de remettre à la Ville de Paris la trésorerie constatée dans ses comptes au 31 décembre 2006, date à laquelle l?ensemble des frais relatifs aux Ateliers ont été intégralement pris en charge par la Ville.

Quant aux implantations des Ateliers de l?A.D.A.C. sur le territoire parisien et leur fréquentation, j?aimerais faire le commentaire suivant : l?Association Paris-Ateliers a réalisé pour ses supports d?information une cartographie des emplacements de ses 160 ateliers sur le territoire parisien.

Celle-ci est organisée par secteur : Nord, Sud, Est, Ouest et Centre. Le périmètre d?intervention est le suivant : métier d?art, arts plastiques et art du récit, donc une reconcentration des missions.

La territorialisation des 37 sites de l?association reproduite par ce plan montre une répartition assez ample des pratiques amateurs proposées aux Parisiens. Cette cartographie a été pensée dès 2004 en complémentarité avec celle des centres d?animation de la Ville de Paris.

Son évolution se poursuivra, d?une part en fonction du recensement à venir des pratiques amateurs, et d?autre part du regroupement éventuel des disciplines pour former des pôles thématiques.

Pour la fréquentation, 5.608 personnes dont 4.765 Parisiens ont bénéficié de l?offre des ateliers ?Paris ateliers? au cours de la saison 2005-2006.

Pour ce qui est de la question posée sur les tarifs et sur la notion sociale d?accès et des tarifs à ces ateliers, une nouvelle grille a déjà été mise en place. Mais je crois qu?en effet, si vous souhaitez, si nous souhaitons permettre à cette association d?accueillir un plus grand nombre sur une base de tarifs plus bas et plus populaires, je crois qu?une nouvelle grille sera en effet envisageable mais cela dans une deuxième étape, et à condition évidemment que nous dégagions des moyens nouveaux. Mais je sais que jusqu?à maintenant, vous étiez les uns et les autres plus réticents à ce que des moyens nouveaux soient dégagés. Je suis prêt évidemment à en discuter avec vous si cela peut aller dans le sens de votre souhait d?une plus grande fréquentation, plus populaire, mais à condition que les moyens y soient mis et si vous le vouliez bien.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Monsieur GIRARD.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 73.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2007, DAC 73).