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Juin 1998
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Conseil Municipal
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20- III - Question d'actualité de M. Tony DREYFUS, au nom du groupe socialiste et apparentés, à M. le Maire de Paris sur la lutte contre la toxicomanie.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 1998



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons à la question d'actualité présentée par M. DREYFUS au nom du groupe socialiste, sur la lutte contre la toxicomanie.
Monsieur DREYFUS, vous avez la parole.
M. Tony DREYFUS, maire du 10e arrondissement. - Je vous remercie, Monsieur le Maire.
Je sais que nous sommes en formation de Conseil municipal, je sais aussi que les efforts déployés par la Municipalité de Paris dans le domaine de la toxicomanie relèvent aussi bien de la compétence du Département de Paris. Je m'adresse donc à la Municipalité, au Conseil général, et plus précisément au Maire de Paris.
Chacun de nos arrondissements est touché par la toxicomanie, nous le savons, certains plus que d'autres. Je pense à certains arrondissements de l'est parisien, en particulier au 10e. C'est le quartier des gares. C'est aussi une des conséquences de la fermeture de la place de Stalingrad et la concentration de toxicomanes qui était place de Stalingrad s'est reportée dans le 10e, dans le 18e et dans le 19e.
Nous savons tous qu'un travail de répression des dealers est en cours, et en ce qui me concerne je suis intervenu à plusieurs reprises auprès du Ministre de l'Intérieur, auprès de M. le Préfet de police, pour que cette répression soit effective.
Mais nous savons tous aussi qu'un travail de prévention, qu'un travail curatif est nécessaire. Monsieur le Maire, si M. DESTREM m'y autorise...
M. Alain DESTREM, adjoint. - Arrête !
M. Tony DREYFUS, maire du 10e arrondissement. - Je n'arrêterai pas parce que je ne veux pas présenter cette question sur un plan polémique ni militant, car c'est un problème qui nous concerne tous. Je serais curieux de savoir s'il y a une famille ou le représentant d'une famille qui ici n'a pas parmi ses proches ou ses moins proches des gens concernés par ces problèmes ! Je sollicite donc votre attention, et pour peu de temps.
A cette politique de prévention, la Ville de Paris a commencé à participer. Le Gouvernement, et quelles que soient les tendances du Gouvernement, les gouvernements successifs ont participé.
C'est une politique qui a un nom : c'est la politique de réduction des risques. Mme Simone VEIL, Ministre de M. BALLADUR, avait mis en place un centre rue Philippe de Girard, inauguré par M. BALLADUR. De la même manière, une convention a été passée entre le Ministre de la Santé de M. JUPPÉ en 1996 et la Mairie de Paris, prévoyant que certains crédits seraient affectés à cette politique de réduction des risques.
C'est dans ces conditions, ayant consulté le Professeur GRISCELLI, qu'il a été envisagé de faire profiter, je dis bien profiter, le 10e arrondissement de ces crédits et de ces initiatives nécessaires.
C'est dans ces conditions qu'un centre a été ouvert rue Beaurepère, dont la gestion a été confiée par le Ministère de la Santé, et ce avant 1997, à une association spécialisée Charonne. Je ne suis pas un spécialiste, ni un bon connaisseur des associations spécialisées, mais en général elles sont bien choisies par le Ministère de la Santé.
A l'évidence, les riverains, l'environnement ont manifesté des réticences. Qu'elles soient justifiées, pas justifiées, qu'elles soient passionnelles, pas passionnelles, ces réticences sont réelles.
C'est la raison pour laquelle j'ai sollicité du Ministère de la Santé, de M. KOUCHNER, la désignation d'un médiateur, ce qui a été fait à l'occasion d'une question d'actualité posée dans le cadre de l'Assemblée nationale.
Le Professeur PISSARO, spécialiste de santé publique, a été désigné pour une mission de médiation.
Alors, j'interroge le Maire de Paris pour savoir s'il manifeste son accord pour participer à cette mission de médiation. Je voudrais que personne ne sursaute, il est évident qu'un médiateur a été nommé, mais il est aussi évident qu'il est tentant d'exploiter ou de faire exploiter par d'autres le malaise de riverains qui sont concernés par cette lutte contre la toxicomanie.
La toxicomanie nous concerne tous. La politique de réduction des risques nous concerne tous. Une amélioration des vocations de tel ou tel centre peut être envisagée certainement, mais je crois que le Maire de Paris ne peut certainement pas se laver les mains et se désengager de ce qui se fait. Ce serait une forme de démission et, qui plus est, tout ce qui a été écrit, dit sur une lutte effective contre la toxicomanie implique cette politique de prévention, implique cette politique de réduction des risques. Il ne faut pas se contenter de voter des crédits mais encore faut-il les affecter.
Ma question, posée au Maire de Paris, Président du Conseil général, est celle-ci : accepte-t-il de poursuivre la politique initialement engagée par lui-même du temps du Ministère JUPPÉ ou bien pense-t-il que cette politique de réduction des risques n'a aucun sens ?
Je remercie le Maire de Paris ou son adjoint de leur réponse.
(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste, du Mouvement des citoyens et communiste).
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je donne la parole à M. GRISCELLI pour répondre à M. DREYFUS.
M. Claude GRISCELLI, adjoint. - Monsieur DREYFUS, nous avons souvent discuté de cette question ensemble. Elle est délicate et autant la traiter de cette manière-là. D'ailleurs, je vous remercie de la manière dont vous la traitez, sous forme de question.
Comme vous le savez, les problèmes de toxicomanie relèvent de la compétence de l'Etat. Première chose à rappeler.
Par conséquent, la Direction des Affaires sociales doit prendre en charge cette question-là.
Il n'en demeure pas moins vrai que dans le cadre de la convention qui unit la Ville et l'Etat, nous avons montré que nous étions loin d'être indifférents, bien au contraire, que nous étions même actifs dans le domaine de la toxicomanie.
Deux adjoints, voire trois puisqu'il s'agit de Philippe GOUJON, Marie-Thérèse HERMANGE et moi-même, réfléchissons régulièrement à ces questions. Nous avons mis en oeuvre toute une série de mesures pour répondre aux problèmes liés à la toxicomanie dans son ensemble.
Nous sommes particulièrement attachés à la prévention globale de la toxicomanie et au soutien des familles confrontées à ce problème. Vous avez bien fait de rappeler la fréquence de ces cas chez les jeunes, qui touchent de nombreuses familles parisiennes.
Nous sommes concernés par l'accompagnement des toxicomanes et nous soutenons les actions de prévention et l'accompagnement psychologique orienté vers le sevrage.
Nous sommes concernés par les risques d'un usage partagé de seringues qui, nous le savons, risquent d'augmenter encore un chiffre déjà important de séropositifs chez les jeunes toxicomanes.
Et quand on a un vivier de toxicomanes séropositifs, on ne peut que craindre un effet boule de neige dans la contamination de personnes encore séronégatives.
Par conséquent, nous suivons très attentivement toutes ces questions.
Le problème est le suivant, si j'ai bien compris. La D.D.A.S.S., qui nous a effectivement fait part du souhait de mettre en place des " boutiques ", pour accompagner, par un contact humain, le dispositif des distributeurs de seringues, la D.D.A.S.S. a donc pris la décision de placer cette " boutique " rue Beaurepaire dans le 10e arrondissement, qui est le vôtre.
Nous ne sommes pas intervenus initialement dans le choix de cet emplacement. On pourrait très bien dire que ce n'est pas notre affaire.
Mais, comme je l'ai déjà dit, nous sommes, malgré tout, concernés par la prévention. Par conséquent, je dois vous rappeler, mais vous le savez bien, comme tous ici, je suppose, que les affaires d'implantation de distributeurs, de bus de méthadone, de boutiques, etc... sont extrêmement délicates et nécessitent qu'il y ait une véritable étude de terrain, ce qui a été fait jusqu'à présent en étroite collaboration entre la D.A.S.E.S. pour ce qui concerne la Municipalité et " Médecins du Monde ", avec le docteur LHOMME, qui a une excellente technique, bien élaborée.
Aujourd'hui, il y a un lieu d'implantation qui a été fixé par la D.D.A.S.S. Des associations de riverains s'y sont opposées, nous le savons. Nous savons aussi que, dès lors qu'il n'y a pas eu d'accord entre les demandeurs, c'est-à-dire la D.D.A.S.S. et les associations de riverains, laisser les choses en l'état serait dommageable à deux points de vue :
- le premier est celui de la santé publique et vous avez très bien expliqué le déplacement des toxicomanes vers le 10e, d'autres arrondissements comme le 18e, le 19e et aussi le 20e.
- le second, est que si les choses restent en l'état, les conflits sont encore possibles entre les riverains et la mairie d'arrondissement dont vous avez la responsabilité.
Je pense qu'il faut trouver une solution. Il y en a sûrement plusieurs. L'une d'entre elles serait de changer de lieu. L'autre serait de garder ce lieu mais en l'orientant vers d'autres activités que celles prévues initialement.
Moi, en tant qu'adjoint chargé de la santé, je suis ouvert à ces questions, à condition que, dans le cadre de la convention qui nous lie avec l'Etat, nous le fassions de façon concertée, et que l'on ne perde pas de vue que c'est une prérogative de l'Etat.
Je suis persuadé que le médiateur, le professeur PISSARO, qui est un très bon spécialiste de la santé publique, cherchera à trouver une solution acceptable.
En tout cas, c'est l'occasion de vous rappeler que la Municipalité parisienne est fortement intéressée à une participation dans la réflexion sur toutes les questions de toxicomanie. Là, il s'agit d'un élément ponctuel dans le cadre général de l'action que nous menons. En tout état de cause, une solution sera trouvée, j'en suis persuadé, et l'aide du professeur PISSARO est la bienvenue.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je donne la parole à Mme Marie-Thérèse HERMANGE.
Mme Marie-Thérèse HERMANGE, adjoint. - L'article L 630 du Code de la Santé n'interdit pas effectivement qu'on parle de toxicomanie. Il faut donc qu'il y ait un débat.
Je pense pour ma part, Monsieur DREYFUS, que l'institution qui devrait en principe s'ouvrir là ne le devrait pas dans la mesure où elle est située à 250 mètres d'une école. Je trouve cela tout à fait dommageable.
Mme Olga TROSTIANSKY. - Il y a des enfants partout.
Mme Marie-Thérèse HERMANGE, adjoint. - Oui, il y a des enfants partout ! A tel point qu'hier, il y a eu une manifestation sur la drogue et qu'aujourd'hui, dans un journal du matin, il y a une photo de quelqu'un avec, sur ses épaules, un enfant qui avait entre 5 et 10 ans, qui n'est pas plus âgé que cela et qui avait été amené dans cette manifestation. Alors, je trouve cela proprement scandaleux.
Oui, il y a des enfants partout.
Mme Olga TROSTIANSKY. - Hors sujet.
Mme Malvina PIN. - Vous avez initié les premières rencontres.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Non, non, Madame PIN.
La parole est à Mme HERMANGE.
Mme Marie-Thérèse HERMANGE, adjoint. - Deuxièmement, je pense effectivement qu'aujourd'hui il est indispensable d'avoir une politique de réduction des risques, et je rappellerai que lorsque cette politique de réduction des risques a été initiée, c'était pour lutter contre le S.I.D.A. et sa propagation dans les milieux toxicomanes, étant donné que les produits de substitution ne s'injectent pas.
Mais ce qu'il faut dire aujourd'hui (parce qu'on ne peut se borner à tenir un discours sur la dépénalisation et la réduction des risques), c'est que la substitution n'est pas un traitement, parce qu'elle fait intervenir une molécule qui est cousine germaine de l'héroïne, et en réalité on fait, avec cette politique, d'une drogue sauvage une drogue domestiquée.
C'est la raison pour laquelle, s'il faut qu'il y ait des centres de réduction des risques, il faut en même temps offrir toute une palette d'actions avec, notamment, des centres de postcure. Et il serait bon que l'Etat se penche sur cette ouverture de centres de postcure, car aujourd'hui, que se passe-t-il concrètement ? Même la Suède est revenue sur sa politique et aujourd'hui nous sommes obligés d'envoyer des enfants en Suède, aux Etats-Unis, en Italie ; parce que par exemple en Italie vous avez 5.000 places de postcure, alors qu'en France il y en a 400 ou 500.
Donc, ce qu'il est important aujourd'hui de défendre, au-delà de votre centre, Monsieur DREYFUS, qui vous concerne, c'est toute une palette à offrir à toute une population et il ne faut pas tenir un seul discours que nous entendons depuis une dizaine d'années basé uniquement sur la réduction des risques.
(Applaudissements sur les bancs des groupes " Rassemblement pour Paris " et " Paris-Libertés ").
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Mes chers collègues, je dois vous rappeler les dispositions de l'article 31 de notre règlement.
Concernant les questions d'actualité, la durée de l'énoncé de la question et celle de la réponse qui lui est donnée ne peuvent dépasser cinq minutes. Aucune intervention ni réplique ne sont admises. C'est notre règlement...
M. Pierre SCHAPIRA. - Pourquoi a-t-elle parlé, alors ?
M. Alain DESTREM, adjoint. - Monsieur le Maire, pour une fois que c'est un dossier intéressant, franchement !
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Mes chers collègues, est-ce que j'outrage les membres de cette Assemblée en rappelant que nous avons un règlement et en donnant lecture de ses dispositions ?
M. Alain DESTREM, adjoint. - Monsieur DREYFUS soulève un dossier passionnant, qu'il continue !
M. Henri MALBERG. - Monsieur GOUJON a parlé treize minutes, pourquoi ne lui avez-vous rien dit ?
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Monsieur Jean-Pierre PIERRE-BLOCH demande à intervenir, ensuite M. ROUSSIN.
M. Jean-Pierre PIERRE-BLOCH, adjoint. - Je vais être très rapide et répondre à M. DREYFUS qui a parlé de l'expérience de la rue Philippe-de-Girard, dans le 18e arrondissement.
Je dirai à M. DREYFUS que l'organisation de la rue Philippe-de-Girard est un fiasco. Dans ce quartier qui était un quartier tranquille, comme le rappelait Mme HERMANGE, un centre d'accueil de drogués a été installé entre deux écoles, et c'est un fiasco total. Ce quartier est devenu un repaire de drogués, les gens ne peuvent plus y vivre tranquillement, c'est une réalité, que cela vous plaise ou que cela ne vous plaise pas !
J'ai demandé plusieurs fois (et je redemande publiquement) au Préfet de police la fermeture de ce centre, qui est inacceptable dans une rue de Paris qui était une rue tranquille et qui est devenue une rue à haut risque aujourd'hui.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Monsieur ROUSSIN, vous avez la parole.
M. Michel ROUSSIN, adjoint. - J'ai pris beaucoup d'intérêt à entendre l'intervention de M. DREYFUS et beaucoup d'intérêt à entendre la réponse qui a été faite par notre ami, le Professeur GRISCELLI.
Il est vrai que le sujet valait la peine que l'on aille un peu au-delà des contraintes qui nous sont opposées par un règlement que nous respectons tous...
La prévention, il est vrai, est essentielle et nous avons tous le devoir de nous y associer, d'être imaginatifs et de trouver des solutions.
Ce que je souhaiterais dire, et mon intervention s'arrêtera là, c'est qu'elle ne peut pas être désolidarisée de la répression, même si ce langage choque. Je crois que la Préfecture de police fait le maximum dans ce sens et que nous ne pourrons venir à bout de ce problème qu'en étant cohérents avec la politique définie par les Gouvernements qui ont été cités successivement par M. DREYFUS.
On ne peut pas gagner ce combat en ne faisant que de la prévention et en ne parlant que de prévention, on ne peut le gagner qu'en étant aussi les soutiens de ceux qui sont amenés à conduire une répression bien légitime. Autrement, nous n'obtiendrons aucun résultat.
(Applaudissements sur les bancs des groupes " Rassemblement pour Paris " et " Paris-Libertés ").
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Monsieur MARCUS demande la parole.
M. Claude-Gérard MARCUS. - Je ne comptais pas parler parce que le règlement ne prévoit pas de débat, mais puisque débat il y a, j'interviendrai en tant qu'élu du 10e.
Je veux d'abord dire que l'analyse concernant la toxicomanie dans le 10e doit être examinée de très près et je ne partage pas celle de M. DREYFUS.
Le 10e est un arrondissement où l'on constate une toxicomanie de passage. Est-il nécessaire de stabiliser sur place des gens qui passent ? C'est une véritable question, parce que les drogués qui se piquent dans les escaliers ne sont pas des gens du quartier. Nous sommes confrontés non à un problème local mais, en quelque sorte, à un phénomène de transhumance.
Deuxièmement, est-ce qu'il faut contaminer des quartiers qui sont relativement tranquilles, comme cela a été le cas rue Philippe-de-Girard, dans le 18e arrondissement ?
Uns installation hâtive et semi-clandestine a entraîné la réaction d'une grande partie de la population, qui s'émeut et proteste avec d'autant plus de vigueur qu'il n'y a eu aucune concertation préalable.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - La parole est à M. DREYFUS, à titre exceptionnel.
M. Tony DREYFUS, maire du 10e arrondissement. - Je vous remercie de cette exception.
Un mot simplement pour remercier le Professeur GRISCELLI et M. ROUSSIN d'avoir compris que mon propos n'était en aucun cas polémique.
Il ne s'agit pas aujourd'hui d'être passionné et je crois que la réaction de Mme HERMANGE était très passionnelle. Je n'ai pas parlé de politique de dépénalisation ou d'autre chose, j'ai simplement indiqué qu'à côté de la répression du commerce, qui était nécessaire, il y avait une politique de réduction des risques. J'ai simplement indiqué que cette politique de réduction des risques avait été suivie par tous les gouvernements successifs qui ne sont pas nécessairement animés par des provocateurs et que, jusqu'à ce jour, la Ville de Paris s'était engagée à y participer. Cela a été le cas lors de la convention passée en 1996 entre la Ville de Paris et M. GAYMARD.
J'ai donc demandé la participation de la Ville à la médiation, c'est-à-dire que la Ville fournisse toutes informations requises à la médiation du Professeur PISSARO.
Je trouve, en ce qui me concerne, la réponse du Professeur GRISCELLI parfaitement recevable, acceptable, humaine, et non passionnelle. Je l'en remercie.
(Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste).