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Juin 1998
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102- QOC 98-217 Question de M. Jean-Pierre REVEAU, élu du Front national, à M. le Préfet de police sur l'ouverture d'un centre de soins pour toxicomanes, rue Beaurepaire (10e).

Débat/ Conseil municipal/ Juin 1998



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - La question suivante de M. Jean-Pierre REVEAU à M. le Préfet de police est relative à l'ouverture d'un centre de soins pour toxicomanes, rue Beaurepaire
Elle est ainsi libellée :
" L'ouverture d'un centre dit de soins pour toxicomanes errants, rue Beaurepaire (10e), a provoqué la colère légitime des riverains. En effet, ce centre, qui n'a fait l'objet d'aucune concertation, ni d'étude d'impacts, a été installé à proximité d'établissements scolaires et sur le passage de nombreux enfants.
Ce type d'établissement, qui va recevoir des marginaux pouvant se révéler dangereux, va également attirer une faune particulière, comme les dealers. C'est malheureusement le cas de la rue Philippe-de-Girard (18e), après l'ouverture d'un centre semblable.
De nombreux toxicomanes n'hésitent pas, après avoir procédé à l'échange de seringues auprès du centre, à se piquer dans la rue ou dans les parties communes des immeubles.
Malgré les protestations et les actions légitimes des riverains, aucune mesure destinée à réprimer ces délits et à assurer la sécurité des enfants n'a été prise.
M. Jean-Pierre REVEAU demande à M. le Préfet de police de lui indiquer les mesures qu'il compte prendre pour faire respecter la loi et assurer la sécurité dans le quartier de la rue Beaurepaire. "
La parole est à M. le Représentant du Préfet de police.
M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - Le Centre d'accueil, d'orientation et de soins pour les personnes toxicomanes, ouvert depuis le 20 avril dernier au 9, rue Beaurepaire, s'inscrit dans le cadre d'une politique de prévention, de réduction des risques et d'accès aux soins, déployée par l'association Charonne, qui en est le principal animateur.
Un dispositif de surveillance adapté a été mis en place par la Préfecture de police dès l'ouverture de ce centre.
C'est ainsi que ce secteur bénéficie d'un îlotage spécifique assuré par 2 fonctionnaires de police en tenue, auquel s'ajoutent des patrouilles de fonctionnaires en civil et de véhicules.
Par ailleurs, les fonctionnaires de Police judiciaire ont reçu des consignes de vigilance particulière afin de réprimer tout trafic éventuel de produits stupéfiants aux abords, en laissant naturellement la possibilité aux toxicomanes d'accéder au centre.
Enfin, le Chef du 3e district de Sécurité publique et le Chef de la 3e division de Police judiciaire participent au Comité de suivi du centre, mis en place par M. le Maire du 10e arrondissement, ce qui leur permet d'entretenir le dialogue avec l'ensemble des parties concernées et d'être à l'écoute de leurs préoccupations.