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Juin 1998
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34- 1998, DLH 98 - Réalisation par la S.G.I.M. d'un programme de réhabilitation en P.L.I. de 11 logements et de commerces situé 10, rue Burq, 21, rue Durantin (18e). - Modification des modalités de financement de ce programme.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 1998



M. Vincent REINA, adjoint, président. - Nous passons maintenant au projet de délibération DLH 98 concernant la réalisation par la S.G.I.M. d'un programme de réhabilitation en P.L.I. de 11 logements et de commerces situé 10, rue Burq, 21 rue Durantin.
Je donne la parole pour le DLH 98 à M. WLOS.
M. Jean WLOS. - Monsieur le Maire, je vous remercie.
Ce projet de délibération concerne une modification dans le financement d'un programme de réhabilitation d'un hôtel de tourisme de cinq étages, confié à la S.G.I.M. pour sa transformation en logements P.L.I.
Je rappelle que les élus communistes ont voté contre ce projet en février 1997, projet repoussé par le Conseil d'arrondissement du 18e.
La raison en était dictée par le refus opposé par la Ville de Paris dès 1994 à un projet d'hôtel social envisagé à l'époque sur ce lieu par les Restos du Coeur, et soutenu par les élus de gauche La transformation de cet hôtel trois étoiles aurait, dans ces conditions, nécessité un investissement limité.
La Ville a préféré construire 11 logements P.L.I., dont 30 % étaient destinés à être mis à la disposition d'employeurs qui ne fournissaient d'ailleurs que 10 % seulement du financement.
Aujourd'hui ce projet revient devant le Conseil de Paris en raison d'un surcoût de 5 millions de francs, ce qui aboutit à un prix du mètre carré qui s'élève désormais à 17.699,23 F.
Ainsi, ce qui aurait pu être très profitable socialement, à moindre coût, s'annonce ruineux pour 11 logements intermédiaires, et contribue encore à aggraver le déséquilibre parisien de la construction sociale.
Nous sommes pour la mixité des logements à Paris, notamment par la construction de logements P.L.A. dans les arrondissements et quartiers qui en sont dépourvus et pour une meilleure répartition de ces catégories de logements dans tout Paris.
La politique poursuivie à Paris se fait toujours au détriment de véritables logements sociaux pour répondre à l'attente des 60.000 familles parisiennes qui espèrent leur relogement depuis parfois 10 ans, 15 ans ou plus.
Pour élargir mon propos, sur la base des autres délibérations qui nous sont soumises aujourd'hui, je soulignerais que nous ne pouvons accepter le déséquilibre nouveau qu'elles engendrent entre l'offre et la demande de logement social, et ce alors que la construction privée de logements chers domine dans la Capitale.
Onze projets nous sont soumis, 7 concernent 281 logements P.L.I., 2 projets P.L.A. pour 57 logements et 2 projets P.L.A.-T.S. pour 11 logements.
Ces chiffres sont caractéristiques d'une orientation que nous récusons. Ils montrent que l'argutie qui tend à expliquer le manque de construction de logements P.L.A. par l'absence de terrains ne tient pas. Il s'agit bien d'un choix politique délibéré.
Je terminerai, Monsieur le Maire, en vous priant de bien vouloir fournir aux élus les informations suivantes qui nous paraissent nécessaires dans un débat de cette importance pour les Parisiens :
- un récapitulatif des logements sociaux par catégorie construits dans les trois dernières années dans la Capitale ;
- la carte de l'implantation de l'ensemble des logements, par catégorie et par arrondissement ;
- le point sur la baisse des prix des loyers des logements P.L.I. que vous avez promis depuis plusieurs années.
Nous avions souligné que le montant des logements P.L.I. approchait ceux du privé, ne répondait pas aux besoins et aux possibilités des catégories sociales à revenus moyens concernées par ces logements.
Peut-on avoir un bilan précis des logements P.L.I. au prix de 50 F le mètre carré comme promis ?
Enfin nous voudrions connaître le nombre de logements P.L.I. qui sont aujourd'hui vacants dans Paris, faute de candidats.
Je vous remercie, Monsieur le Maire, pour toutes ces précisions que vous voudrez bien nous fournir dans des délais raisonnables.
(Applaudissements sur les bancs du groupe communiste).
M. Vincent REINA, adjoint, président. - Pour répondre à l'intervenant, Monsieur BULTÉ, vous avez la parole.
M. Michel BULTÉ, adjoint, au nom de la 6e Commission. - Merci, Monsieur le Maire.
L'intervenant que je remercie bien entendu de son intervention ne soulève pas une question mais souhaite que je lui réponde sur un programme.
Monsieur WLOS, ce soir, compte tenu de l'heure tardive, je me contenterai de vous répondre sur ce projet de délibération. J'ai pris acte de vos demandes. En ce qui concerne ce projet de délibération, il est tout d'abord rappelé que cette modification, finalement, est nécessitée par un surcoût engendré par des prestations spéciales et par la présence de carrières.
Ces travaux n'avaient pas été envisagés dans un premier temps, au niveau de la réhabilitation. Le Conseil d'arrondissement souhaite une mixité P.L.A.-P.L.I. Il s'agit d'un projet d'assez faible dimension consistant en la réhabilitation d'un ancien hôtel de tourisme, comme vous l'avez rappelé. Le bâtiment est homogène et ne comporte qu'une seule cage d'escalier. L'opération ne se prête pas à un financement mixte.
Ont été financés, en 1997, Monsieur WLOS, sur le 18e arrondissement, 172 P.L.A. classiques, 54 P.L.A.-T.S. contre seulement 20 P.L.I.
C'était donc conforme à l'objectif de mixité sociale, et on a demandé à la S.G.I.M. de faire l'opération " Burq-Durantin " en P.L.I. Voilà ce que je voulais dire !
(Applaudissements).
M. Vincent REINA, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DLH 98.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, les groupes socialiste et apparentés, communiste, du Mouvement des citoyens, Mmes BILLARD, SILHOUETTE et M. BLET ayant voté contre. (1998, DLH 98).